II. Signes de rictère
Contenue dans le sang, la bile en colore le sérum < circulant à travers toute l'économie imprègne la plupart <k tissus qu'elle colore et s'élimine en partie par les urine Il en résulte une série de signes et de symptômes qu'o peut, de façon schématique, diviser en : sympi primordiaux, correspondant surtout à l'ictère cutant'1 urinaire ; symptômes secondaires, correspondant à l'action < la bile du sang sur les divers appareils digestif, card. et pulmonaire en particulier ; symptômes hépatiques enîi qui traduisent plus spécialement l'état de la cellule I tique.
A. Symptômes primordiaux.
a) La bile imprégnant les tissus et en particule la peau, il en résulte une coloration jaunàtl tégument, d'où le nom de jaunisse souvent atti bué à l'ictère. La teinte, suivant les cas, peut ail' du jaune paille le plus clair au jaune vert qua olivâtre.
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Les muqueuses et les diverses glandes sont de même imprégnées de bile d'où la coloration jaunâtre des diverses sécrétions (larmes, salive) de la sclérotique, des muqueuses gingivale et labiale.
La présence de la bile dans le derme et l'épiderme peut être la cause de diverses manifestations : prurit, lichen, urticaire, xanthelasma, etc.
b) Le pigment biliaire est en partie éliminé par les urines, d'où la coloration acajou des urines qui peut apparaître vingt-quatre heures avant la coloration des téguments.
Les urines sont d'ordinaire peu abondantes, denses, de coloration foncée, pouvant passer de l'acajou tendre au brun avec reflets verts. Leur réaction est acide. On décèle la présence du pigment biliaire par le procède de Gmelin. On verse le long du verre à urine de l'acide azotique nitreux, à la zone d'affleurement des deux liquides apparaissent une série d'anneaux colorés présentant de haut en bas les colorations suivantes : vert, bleu, violet, jaune. La teinte caractéristique dominante est le vert émeraude due à la transformation par oxydation de la bilirubine en biiiverdine. A la speclroscopie on eonstate que les urines ictériques éteignent toute la partie droite du spectre.
B. Symptômes secondaires.
a) La présence de la bile dans le sang détermine des hémorragies fréquentes dont la pathogénie est d'ailleurs complexe (altérations du plasma sanguin et des globules, altérations des parois vasculaires conséquences de l'altération de la fonction glycogénique, modifications de la tension vasculaire, etc., l'irritation de la muqueuse gastrique se traduit souvent par le syndrome : hyperchlorhydrie.
b) Les troubles digestifs sont d'ordre divers.
a. Les uns résultent de la présence de la bile dans les tissus et les sécrétions glandu-
laires (amertume prononcée, inappétence, enduit saburral de la langue, vomissements, etc.).
p. Les autres traduisent l'état d'obstruction des voies biliaires (décoloration des matières fécales, argileuses, graisseuses, fétides) dans les ictères par rétention, ou l'état d'hypersécrétion biliaire (coloration brunverdâtre des matières) dans les ictères pléiochromiques.
c) Troubles cardio-pulmonaires .
Ils ont été bien étudiés quant à leurs manifestations cliniques et leur mécanisme intime par Potain, Barié, Fr. Franck, a. On peut constater :
Soit, et c'est le cas le plus constant, du ralentissement du pouls, de la bradycardie.
Soit des souffles extra-cardiaques.
Soit des souffles intra-cardiaques (bruits de galop, souffle tricuspidien, voire asystolie), s'accompagnant le plus souvent de la congestion des bases pulmonaires.
p. Le mécanisme en serait le suivant : irritation de la muqueuse des canalicu'» ss biliaires, point de départ d'un réfli vaso-constricteur qui élève la pres^ dans l'artère pulmonaire d'où accentuation du deuxième bruit pulmonaire a\ consécutivement dilatation du ventricul* droit, insuffisance tricuspidienne, asystoli aiguë.
d) Troubles divers.
a. Oculaires :
Xanthopsie inconstante.
p. Nerveux :
Modifications <his réflexes rotulien
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narcolepsie, asthénie plus ou moins profonde.
Y. Généraux :
Dénutrition, amaigrissement, fatigue musculaire rapide.