I. Enfant et noirveaii-né
La caractéristique de la muqueuse à cette période est le faible développement, la simplicité de structure des divers éléments, « l'infantilisme » en somme de cette tunique encore à l'état repos. Aussi la muqueuse a-t-elle une faible épaisseur, un demi à 1 millimètre.
Déjà la distinction de la muqueuse du col et de celle du corps s'impose.
Sur le col, l'arbre de vie est plus accusé qu'à toute autre période ; on voit l'épithélium pavimenteux de la portion vaginale pénétrer plus ou moins dans la cavité du col, tapissée au delà par un épithélium cylindrique sans cils vibratils, à noyau très bas situé, avec çà et là quelques cellules caliciformes. On y rencontre aussi quelques glandes de forme utriculaire et acineuse.
Sur le corps, on voit l'épithélium formé de cellules cylindriques sans cils, pousser vers la profondeur de la muqueuse des glandes tubuleuses simples ou ramifiées. Le chorion est formé de tissu conjonctif embryonnaire.
Le système vasculaire est relativement incomplet et peu développé. A cette époque on doit considérer la muqueuse utérine comuie incomplètement développée ; la muqueuse utérine normale, celle qui doit être prise comme type de description est la muqueuse utérine de la fille pubère examinée entre deux périodes menstruelles. Les autres états de la muqueuse ne sont que des modifications physiologiques en rapport avec le rôle que doit jouer cette membrane.