‹ Recueil de questions d'internatChapitre 700 sur 713 · III. Période menstruelle · texte numérisé non relu

III. Période menstruelle

A. C'est surtout au niveau du corps que s'accusent les modifications de la muqueuse provoquées par la menstruation.

a) Caractères généraux. Son épaisseur s'accroît : 3 millimètres (Sappey). Sa couleur devient rouge sombre ou bleuâtre. Sou développement en surface devienl tel qu'elle s<; trouve à l'étroit dans l'utérus et y forme des plis adossés l'un à l'autre et ressemblant aux circonvolutions cérébrales. Ces modilica-

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tions sont d'autant plus accusées qu'on approche davantage du fond du corps et du bord latéral.

b) Les glandes s'hypertrophient et sécrètent abondamment.

c) Le réseau capillaire sous-épithélial devient très apparent, les mailles de ce réseau entourent les orifices manifestement agrandis des glandes utérines.

d) Pour la muqueuse proprement dite, soit le revêtement épithélial et le chorion, l'accord est loin d'exister entre les auteurs.

a. Pour les uns (Williams) toute la muqueuse se renouvelle. 11 y a dégénérescence graisseuse de toute l'épaisseur de la muqueuse et exfoliation complète cellule par cellule. Le travail de réparation marcherait de l'orifice vers le fond de l'utérus. Pour cet auteur, la muqueuse nouvelle se formerait aux dépens de la tunique musculaire, ce qui est absurde au premier abord, ce qui l'est moins quand on connaît l'existence des culs-de-sac glandulaires intermusculaires.

p. Pour les autres (Wyde, Kindrat etEngelmann, Léopold, Tarnier) seule la partie superficielle de la muqueuse se renouvelle. Cette chute et ce renouvellement étant provoqués par la dégénérescence granulo-graisseuse pour Kindrat et Engelmann, par l'écoulement cataménial lui-même pour Léopold. Que La chute épithéliale, entraine avec le chorion ou seulement l'épithéiium, il n'en est pas moins vrai qu'elle laisse à nu les riches réseaux artériels érecliles du chorion et de la couche musculaire. Ceux-ci sous l'influence d'une dégénérescence granulo-graisseuse, ou, bien plutôt de la turgescence générale des organes à ce moment, se rompent et donnent naissance à rhémorrhugie de la menstruation.

*[. Knlin, pour de Sinèty il n'y a jamais à cette époque de chute épithéliale, le sang est

du à la rupture de vaisseaux superficiels. Il n'a jamais rencontré de cellules cylindriques dans le sang des règles. Cette théorie est abandonnée. On admet qu'il y a toujours chute épithéliale au moment des règles et d'ailleurs le vagin lui-même participe à ce travail sous la forme d'une desquamation épithéliale d'où résulte un produit liquide, épais et blanchâtre.

B. Sur le col. Les modifications sont moins accentuées. Les vaisseaux plus résistants se dilatent sans se rompre. L'érection du col est moins accusée que celle du corps.

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