V. Pathogénie
Laissant de côté les hémorrhagies de la grossesse dont le mécanisme est évident, on peut reconnaître aux métrorrhagies trois grands groupes de causes :
A. Les lésions traumatiques ou organiques de l'utérus, telles que les métrites, les myomes, le cancer. Dans ces cas l'écoulement sanguin tient, surtout au début, à la congestion énorme de l'utérus dont les vaisseaux se rompent sous l'influence d'une tension exagérée ; plus tardivement, les métrorrhagies provoquées par le processus ulcératif des affections précédentes.
B. La fluxion ou la stase sanguine. C'est par ce mécanisme que se produisent les hémorrhagies symptomatiques des alfections péri-utérines : hématocèle rétro-utérine, phlegmon péri-utérin, kystes de l'ovaire, etc. ; il en est de même des métrorrhagies des cardiopathes.
C. L'altération du sang. Semble la cause prochaine des métrorrhagies qu'on observe dans les fièvres éruptives hémorrhagiques, dans les affections rénales hépatiques, dans le scorbut, le purpura, la chloro-anémie, la tuberculose, la syphilis, etc.