INTRODUCTION AU TOME II IX
anglo-mexicaine de Mexico, de 18()6(l) el la curieuse allai re de la galerie de peinture de Dus-eldorff, entre la Bavière et la Prusse (2) ; dans la troisième : Tallaire des bijoux de la couronne
(1) Au cours des années de troubles et de révolutions qui précédèrent au -Mexique rintervention collective de l'Espagne., de la France et de la Grande-Bretagne, nombre de sujets britanniques avaient été victimes d'actes arbitraires et subi des pertes considérables pour la réparation desquelles leur gouvernement réclaïua une indemnité globale de 100 millions de francs (Livres bleus, Correspondence respecting brilish daims on Mexico, 18G1 ; Despatches relating to brilish daims. on Mexico, 1862). Le règlicment de ces réclamations se faisait toujours attendre, lorsque survinrent les événements qui devaient aboutir à l'empire éphémère de M,aximilicn (18G4-G7). Profitant de ses relations avec le nouveau gouvernement, la Grande-Bretagne obtint, par convention du 2G juin 18G6 (La Fontaine, p. 68), que leur examen fût confié à une Commission mixte de quatre membres, complètement désintéressés dans les affaires litigieuses, et d'un surarbitre, sujet d'un Etat tiers, choisi d'un commun accord par le gouvernement impérial et le ministre britannique à Mexico. La Commission était investie des pouvoirs les plus larges, mais elle devait rejeter toute réclamation qui n'avait eu ou gardé depuis l'origine le caractère britanniqife et ne pouvait admettre la responsabilité du Mexique que sur la base d'une règle généralement admise de droit international. Un délai était fixé pour la présentation des réclamations. La Commission devait tenir au moins huit séances par mois. Le surarbitre n'avait à intervenir qu'en cas de désaccord des commissaires 'et devait, dans chaque cas, statuer dans les quinze jours, à moins que la Commission ne lui allouât un délai plus long. Le compromis fut, ratifié le 19 novembre 1866 et la Commission constituée dès la fin de l'année. Mais, quelques mois plus tard, la fin tragique de Maximilien, la restauration de la République et la rupture diplomatique qui s'ensuivit mirent prématurément fin à ses travaux, lau sujet desquels aucun document n'a été publié.
(2) Fondée au début du xviii^ siècle par le prince Jean-Guillaume, électeur palatin et souverain du duché de Berg, dont Dusseldorff était la capitale, la « galerie électorale » acquit rapidement une grande célébrité. On y trouvait réunies en nombre des toiles de Rubens, de Van Dyck et d'autres maîtres holland'.ais, ainsi que plusieurs chefs-d'œuvre de l'école italienne. Les dépenses d'acquisition, très importantes pour l'époque, avaient été couvertes par fimpôt et l'emprunt. De sorte que la galerie n'était pas la propriété privée du prince, mais un musée public du duché de Berg. A la fin de 18i05, l'électe.ur et bientôt nprès roi de Bavière, Maximilien-Joseph l^^, qui, en 1799, avait hérité du duché de Berg, craignant sur ses provinces du Rhin une invasion prussienne, fit transporter la galerie, malgré les protestations des députés du diiché, dans ses Etats dei l'Est : à part quelques toiles de grande valeur, laissées dans différents châteaux ou données à Napoléon pour le musée du Louvre, le reste fut placé dans le pinacothèque de Munich. Les représentants de Berg ne cessèrent de protester contre cette spoliation. Ils saisirent toutes les occasions de renouveler leur réclamation, tant sous le principal de Joachim Murât (1806-1808) que, depuis 1814, sous la domination prussienne. En 1837, le gouvernement de Berlin en saisit celui de Munich : il soutint que, acquise au moyen des ressources du duché de Berg, la galerie était, sous la-