ditto . . . 1,000 ......... i^Q^ooo
200 ditto . . - 5oo ..... ... 100,000
3co ditto . . . 200 60,000
5co ditto ... 100 5o,ooo
y 00 ditto ... y5 52,5oo
Total . . .. 4975^00 b st.
ll^ne nalîon^ si elle le veut, peut relctiir 4 pour cent sur tous les emplois , ce qui fera vingt mille livres sterling, et réserver cette somme pour le chef du pouvoir exécutif, qu’elle appellera roi, majesté, ou tout comme il plaira.
Cependant eu considérant la somme de quinze cent mille livres sterling comme surabondante pour les dépenses du gouvernement, quelle forme qu’il puisse avoir, il resteroit encore en Angleterre six millions et demi sterllngs , sur les impôts qu’on perçoit, indépendamment des neuf millions d’intérêts de la dette nationale. Pai expliqué dans la seconde partie àe& Droits de r homme , mon idée sur la meilleure manière d’employer cet excédent ; et je continue ici, car je vais parler à présent des dépenses et des économies , non des systèmes de gouvernement.
J’ai estimé la taxe pour les pauvres à deux millions sterlings , et démontré que la meilleure cliose à faire d’abord, seroit d’abolir cette taxe ; ce qui soulageroit d’autant tous ceux qui ont des maisons. Ensuite il faudroit consacrer aux pauvres quatre millions sterlings du surplus des taxes , les *
quels quatre millions leur seroient payés en argent et distribués suivant' le nombre d’enfans ou d’impotens qu’il y auioit dans chaque famille.
J’estime qu’il y a en Angleterre environ mille personnes des deux s§.xes , âgées de 5o ans et au-dessus ; et je compte au rang des pauvres le tiers de ce nombre , c’est à«dire, 140 mille personnes.
Pour épargner les longs calculs , j’en mets 70 mille entre cinquante et soixante ans , et les autres au-dessus de soixante , puis j’alloue six livres sterlings par an , à la première classe , et dix livres à la seconde ; et cette dépense sera, savoir:
70 mille à 6 liv. ster 4^05^00 1. st.
yO mille à 10 liv. ster. 700,000
Total . . . 1,120,000
Il reste sur les quatre millions sterlings destinés aux pauvres, ^,880,000 livres sterlings. J’ai indiqué deux manières d’employer cette somme. La première c’est delà distribuer dans les familles à proportion du nombre d’enfans , et à raison de trois ou quatre livres sterlings par chaque enfant. I/autre
d'en proportionner la répartition à la clierté de la vie dans les différens comtés. Mais dans Tun ou l'autre de ces cas , même avec ce qu’on doimeroit aux vieillards, toutes les taxes d’un tiers des familles d^Aiigleterro seroient supprimées , et le reste de la nation n’auroit point à payer ce qu’on appelle la taxe des pauvres.
Le nombre des familles en Angleterre , en comptant cinq personnes par famille , est de quatorze cent raille. J’estime qu’il y en a un tiers ^ c’est-à-dire 466,666 de pauvres , qui paient maintenant quatre millions sterlings d’impôts , et dans les cantons les plus pauvres , elles paient cliacmie au moins quatre guinées par an. Les autres treize millions de revenu sont payés par les familles riches ou non pauvres.
Le plan que j’ai présenté dans mon livre est 1®. de remettre, ou plutôt de repayer les 4 millions sterlings de taxes aux pauvres famiUes ; car il est impossible de les séparer des autres, d’après la manière dont on lève actuellement les impôts en Angleterre, c’està-dire, les taxes qui portent sur les articles de consommation.