‹ Recueil des documents authentiques relatifs au droit public extérieur de la GrecChapitre 50 sur 196 · RÉPONSE DES PLÉNIPOTENTIARES Α LA COMMUNICATION CI-DESSUS · texte numérisé non relu

RÉPONSE DES PLÉNIPOTENTIARES Α LA COMMUNICATION CI-DESSUS

Londres, le 17 Mai, 1830.

Les soussignés Plénipotentiaires des trois Cours alliées, se sont empressés de prendre connaissance de la note de Son Altesse Royale le Prince Léopold, en date d'hier, ainsi que des trois pièces ci-jointes, adressées par le Comte de Capodistrias à Son Altesse Royale, en Sa qualité de Prince Souverain de Ja Grèce.

Les Plénipotentiaires auraient sans doute partagé les sentimens pénibles et les appréhensions qu'ont inspirés à Son Altesse Royale les dépêches du Comte de Capodistrias, si la eause de ces mêmes sentimens et de ces craintes n'avait pas été dissipée par les nouvelles reçues avant hier, portant l'adhésion entière du Gouvernement Provisoire de la Grèce aux Protocoles de Londres. La Conférence s’est hâtée d'en faire immédiatement l’importante communication à Son Altesse Royale. Ἡ esl constant qu'il a existé un heureux accord entre le Président et le Sénat; non seulement le Sénat a pris part à la décision du Président, mais encore une députation de ce Corps a exprimé aux Résidens des trois Cours sa satisfaction des résolutions des Hautes Puissances à l'égard de la Grèce,

L'on annonce qu’une adresse de félicitation au Prince Souverain Lui parviendra incessamment,

Οἱ ὑπογεγραμμέναι χθεωστοῦν πρὸς τούτοις νὰ παρατηρήσουν, ὅτι, καὶ χατ αὐτὰς ἀχόμη τὰς ἐπιστολὰς τοῦ Κόμητος Καποδίστρια, δύο πράγpara ἐπιθυμεῖ ἐνθέρμως ἡ ἑλλάς, ὡς οὐσιωδέστατα εἰς τὴν εὐδαιμονίαν καὶ Ἠσυχίαν της τοὐτέστι τὴν παρουσίαν τοῦ ἡγεμόνος της, καὶ τόσα ρήματα, ὅσα ἀπαιτοῦσιν αἱ ἄμεσοι χρεῖαι τῆς Επικρατείας αὐτῆς. Âc συγχωρηθῇ πρὸς τούτοις εἰς τοὺς ὑπογεγραμμένους à πρὸς τὴν B. A. Ἱ.παρατήρησις, ὅτι εἶναι εἰς τὴν ἐξουσίαν Της νὰ ἐχπληρώσῃ ἀμφοτέρας τὰς χρείας ταύτας. Οἱ Πληρεξούσιοι, ἀνχφερόμενοι εἰς τὸ Ὑχθεσινὸν ἔγγραφόν των, τολμοῦν νὰ ἐπαναλάβουν, ὅτι ἐμπορεῖ ἡ B. A. Υ. ὁπόταν θέλη, νὰ λάθη εἰς τὴν ἐξουσίαν Της ἐντὲς εἰχοσιτεσσάρων ὡρῶν ποσότητα χρημάτων ὑπερεξαρκοῦσαν πρὸς ἀπάντησιν τῶν τωρινῶν χρειῶν τοῦ ἑλληνικοῦ Κράτους, ὅσον ὑψηλαὶ καὶ ἂν ἤθελαν αὐταὶ ὑπολογισθῶσι».

οἱ ὑπογεγραμμένοι ἔχουσι τὸν τιμήν νὰ ἦναι κ. τ.λ. (ὁπ2ή.) ΑΒΕΡΔΗΝΟΣ. MONTMOPENYY-AABAA. AIEBHN.

Après l'adhésion pleine et entière de la Porte et du Gouvernement Grec aux déterminations de la Conférence, par laquelle ils ont l'une et l'autre formellement reconnu le Prince Souverain de la Grèce dans la personne de Son Altesse Royale, il ne peut exister de difliculté sérieuse, ni de dauger réel. On peut, en effet, prévoir des difficultés dans la démarcation des limites, telle qu'elle α été fixée pour le nouvel Etat. Mais il n'est pas à présumer qu'on les eût évitées en substituant toute autre frontière à celle déjà arrêtée. En tout cas, la présence des Commissaires démarcateurs, les facilités que leur donneront leurs instruclions, et l'assistance qu'on leur prêtera dans l'exécution de leurs travaux, écarteront les obstacles qui pourraient s'opposer à la prompte conclusion de cette partie de l'affaire.

Sans doute, la situation de la Grèce, ainsi que Son Altesse Royale le fait observer, est telle qu'elle réclame l'action d'un discernement très éclairé, et l'administration de son Gouvernement doit être nécessairement une tâche aussi diffieile que délicate; mais les soussignés croiraient manquer à leur intime conviction, s'ils hésitaient à déclarer que Son A'tesse Royale trouvera, en prenant possession de la souveraineté, les circonstances infiniment plus favorables, et les ditlicultés beaucoup plus aplanies, qu'il n'eût été permis de le prévoir.

Les sou ssignés feront encore cette observation, qu'il ressort des lettres mêmes du Comte Capodistrias, que les deux objets que la Grèce désire le plus ardemment, ceux qui sont les plus essentiels à son bonheur et à sa tranquillité, sont la présence de son Prince, et les secours pécuniaires qu'exigent les besoins immédiats de l'État, Son Altesse Royale permettra aux soussignés de Lai représenter qu'il ne dépend que d'Elle de satisfaire à l'une et à l’autre nécessité. Les Plénipotentiaires se réfèrent à leur note en date d'hier, et prennent la liberté de répéter à Son Altesse Royale, que si Elle en éprouve le désir, elle peut, en moins de vingt quatre heures, avoir à Sa disposition une somme qui sera plus que suffisante pour faire face aux calculs les plus élevés des besoins actuels de l'État Grec.

Le Comte Capodistrias semble être intimement persuadé de l'importance de la présence immédiate du Prince Souverain en Grèce; et les Plénipotentiaires ne sauraient se dispenser se faire connaître qu'ils partagert entièrement cette persuasion. Ils n'hésitent pas à déclarer très respectueusement, mais de la mauière la plus instante, que Son Altesse Royale doit à son propre caractère, aux Puissances alliées, et à la nation Grecque, de ne pas différer plus longtemps l'accomplissement de la mission si importante et si honorable dont Elle s'est chargée.

Les soussignés ont l'honneur etc.

(Signés) Monrmonexcx-LavaL. ΑΡΕΝΡΓΕΝ. LIEYEN.

ΝΣΤ’. ἨΠΑΛΡΑΙΤΗΣΙΣ ΤΗΣ À. B. Y. TOY ΠΡΙΓΚΗΠΟΣ ΑΕΟΠΦΑΔΟΥ ΑΠΟ ΤΟΝ ΘΡΟΝΟΝ ΤΗΣ ΕΛΛΑΔΟΣ. (*)

PREMIÈRE PARTIF. 205

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