COMMUNICATION ADRESSÉE AU PRÉSIDENT DE LA GRÈCE
PAR LE PRINCE LEOPOLD AU SUJET DE SON ABDICATION. Monsieur le Gornte, Londres, le 1 Juin, 1830. Je Vous communique, annexées à la présente lettre, les deux dernièses notes des 15 (LIV.) et 21 (LVI), adressées aux Plénipotentiaires des trois Cours alliées. Ces notes Vous expliqueront amplement les raisons qui m'ont porté à renoncer à la souveraineté de la Grèce. Je Vous prie de les communiquer au Sénat, et de lui expliquer en même temps combien il m'est douloureux que des circonstances imprévues aient rompu les liens qui m'attachaient pour peu de tems à la Grèce.
Il me reste la consolation d'avoir fidèlement et consciencieusement défendu les intérêts de la Grèce, de lui avoir obtenu par le Protocele du 20 Février, des avantages réels et importans que celui du 3 ne lui avoit point accordés, et de n'avair eu d'autre objet en vue pendant le cours de ces discussions assez pénibles, que la véritable indépendance et la vraie prospérité de ce pays. J'étais prêt à les acheter par les plus grands sacrifices personnels. L'ensemble des papiers qui ont rapport aux négociations, et que je Vous communique également, Vous le prouvera jusqu'à l'évidence. Quoique sans connaissance des lieux, j'ai toujours été frappé des immenses difficultés que devaient offrir les délimitations proposées par le Protocole du 3 Février, tant pour l'indépendance du pays, que pour le maintien de la paix, qui cependant est l'objet ostensible du Traité du 6 Juillet, et des Protocoles qui l'ont suivi. Ma lettre du 28 Février Vous a exprimé toute ma répugnance d'accéder aux conditions du Protocole du 3, et j'ai depuis bien sincèrement regretté d'avoir cédé aux instantes sollicitations qui me furent faites, en me représentant que la conclusion précipitée de l'affaire seraient avantageuse pour la Grèce. Mes craintes se sont trouvées fondées, car le Mémoire du Sénat, et Vos différentes dépéches, peignent les suites funestes qu'auraient probablement les délimitations, sous un aspect bien plus allarmant que je n'ai dù le prévoir, Le contenu de ces dépêches a fait une impression d'autant plus grande sur moi, qu'il était d'accord avee les communications particulières qui me sont parvenues à la même époque de différentes parts, C'est notamment le Général Church qui exprime les mêmes craintes que Vous, et cela dans des termes bien autrement forts que les Vôtres, Du moment donc que Vous m'aviez officiellement donné connaissance
λιστα ἐχφῥάζει ὑκοψίας τὰς αὐτὰς μὲν μὲ τὰς τῆς ξοχότητός Σας, ἀλλὰ μὲ λέξεις πολλὰ Théo ἐντονωτέρας. Αψ᾿ ἧς ἄρα στιγμῆς ἐπισήμως μὲ ἐγνωστοποιήσατε τὴν δυσαρέότησιν τῆς Γερουσίας καὶ. τοῦ ἑλληνικοῦ ἔθνους εἰς τὸ νὰ ἐπικυρώόουν +hv πρᾶξιν τῆς 3 Φεβρουαρίου, ἐπικύρωσις, τὴν ὁποίαν ἡ Γερουσία ὀνομάζει αὐτὴ ἡ ἰδία αἰωνίου δουλείας νομιμοπρίησιν, διεύθυνα κατὰ τὴν 15 Μαΐου πρὸς τοὺς Πληρεξουσίους ἔγγραφον ἐπίση: μον, διὰ τοῦ ὁποίου ἐπιμόνως τοὺς παρακαλοῦσα νὰ σχεφθῶσιν, ἐὰν κατὰ τὴν διάληψιν τῶν ἐπιστολῶν Σας τὰ ληφθέντα µέτρα εἶναι ἀκόμη ἱκανὰ, μὴ γενοµένων εἰς αὐτὰ μεγάλων μετα2ολῶν, νὰ ἐκπληρώσουν τοὺς σκο’ ποὺς τῶν συμμάχων Δυνάμεων χκἀὶ τὴν προσδοχίαν τῆς ἑλλάδος. Συγγρόvus τοὺς προπαρεσκεύασα εἰς τὸ νὰ μὲ ἴδωσι παραιτούµενον,
ἐὰν fee γενῆ συγκατάθεσις εἰς αὐτοῦ τοῦ ἐγγράφου τὰ περιέχόµενα, aka δυνιθῇ ἴσως μὲ διαπραγματεύσεις νὰ ἐπιτύχω ὠφελιμώτερού ἀποτέλεσμα' ἀλλ’ ἐπειδὴ δὲν ἔγεινε παραδεκτὴ ἡ πρότασίς µου, τὸ µόνὀν ἀποχείµενον εἰς ἐμὲ µέσον τοῦ νὰ ἐλευθερώτω τὴν ;λλάδα ἀπὸ τὰς ὅσας ὁ παpov συμθιθασμὸς ἐπέραλεν εἰς Αὐτὴν ὑποχρεώσεις, ἦτο τὸ νὰ παῤῥησιάσω τὴν παραίτησίν µου. Αὐτὴ μόνη κατασταίνει ἀκόμη δυνατὴν µίαν ὠφέλιμον µεταβολὴν τῶν συνόρων, καὶ εὔχομαι εἰλικρινέστάτα νὰ πραγµατιωθῇ ἡ ἐλπὶς αὕτη. ἄμποτε ὠριμιωτέρα τις ἐπεξεργασία τῶν ὁροθεσιῶν νὰ προτρέψῃ τὰς τρεῖς συμμάχους Αὐλὰς εἰς τὸ νὰ μὴν ἐμμένωσιν εἰς τὰς διὰ τοῦ Πρωτοχόλλου τῆς ἃ Φεβρουαρίου ἀποφασισθείσας ὁροθεσίας. Παρακαλῶ τὴν Y. E. va παραστήσετε ἐν ὀνόματί µου τόσον εἰς τὴν Γερουσίανι ὅσον καὶ εἰς τὸ ἑλληνικὸν ἔθνος, τὴν ὅσην συναισθάνοµαι λύπην, ἀναγκασµένος νὰ παραιτηθῶῷ ἀπὸ τὸ νὰ συνεισφέρω εἰς τὸ ἔνδοξον ἔργον τῆς ἀναγεννήσεως τῆς Ελλάδος, τῆς Ελλάδος. ἥτις ἧτον εἰς ἐμὸ θελκτικωτάτη, χαὶ μ.ηδὲ θέλω παύσει ποτὲ εὐχόμενος dar pus ὑπὲρ τῆς εὐημερίας της καὶ ὑπὲρ τῆς τελειοποιήσεως τῆς ἀληθινῆς της ἀνεξαρτησίας.
(ὑπογ.) ΛΕΟΠΟΛΔΟΣ, HIPITKHY ΤΟΥ EAZ-KOBOTPT.
GA": | ATANTHZIE ΤΟΥ KTBEPNHTOŸ EI1S ΤΗΝ ΑΝΩΤΕΡΩ ΚΟΙΝΟΠΟΙΗΣΙΝ. Κύριέμου, ἓν Ναυπλίῳ, τῇ 14126 ἰουλίο, 1830.
Εἶχων ἤδη γενῆ γνωστὰ διὰ τῶν ἐφημερίδων εἰς τὴν Ελλάδα τὰ ἐπίσημα ἔγγραφα, τὰ ὁποῖα συνώδευσαν τὴν πρὸς ἐμὲ χατὰ τὴν 1 ἰουνίου ἐπιστολὴν τῆς Y. Β. Y. Εὰν, καθὼς τὸ ἐλπίζω, ἔλαρεν à Υ. B. Τ. τὰς κατὰ τὸν Μάϊον ἐπιστολάς µου, ἔπεται νὰ ἔχρινε περὶ τῶν αἰτιῶν, di ἃς ἐξιτούμην μετὰ µἐγίστης ἐπιμονῆς παρὰ τῆς Ÿ. Β. Υ. τὸ νὰ ἐπιταχύνῃ τὴν ἔλευσίν Της εἰς τὴν inde,
H κατὰ τὴν 30 Μαΐου (11 Ἰδυνίου) ἐιστολή µου Σᾶς ἐἰδόποιοῦσε, Κύριέ µου, κατ᾿ ἔκτασιν λεπτομερεστάτην περὶ τῆς ἐσωτερικῆς καταστάσεως τοῦ τόπου, καὶ Σᾶς ἔδιδε λόγον περὶ τῶν µέτρων, ὅσα εἶχα λάβεί διὰ νὰ Φωράσω τὰς μισητὰς ῥᾳδιουργίας, σκοπὸν ἐχούσας τὴν αποχλάνησιν τῶν ἐπαργιῶν. Εἶχα θέσει dr’ ὄψιν τῆς Υ. Υ. τὴν κατὰ τὴν 24 Μαΐου
de la répugnance du. Sénat et du peuple Grec à ratifier l'acte du 3 Février, ratification que le Sénat appelle lui-même la légalisation d'un esclavage éternel, j'ai adressé le 15 Mai une note aux Plénipotentiaires. Dans cette note je les prie avec instance de prendre en considération, si d'après Vos dépêches, sans y apporter de grands changemens, les mesures prises peuvent encere remplir les vues des Puissances alliées et l'attente de la Grèce: en même tems j'ai préparé les Plévipotentiaires à me voir résiguer.
Si l'on avait déféré au contena de cette note, j'aurais pu, peut être, par la voie des négociations, obtenir un résultat plus favorable ; mais ma proposition n'étant pas acceptée, le seul moyen qui se trouvait en . mon pouvoir pour affranchir les Grees des engagemens que leur imposait le présent arrangement, était celui de présenter ma résignation. Elle seule donne encore la possibilité d'un changement favorable aux limites et je fais les vœux les plus sincères pour que cette espérance se réalise. Puisse un examen plus mûr des délimitations engager les trois Cours alliées à se départir de celles fixées par le Protocole du 3 Février. Je prie Votre Excellence de vouloir exprimer en moa nom au Sénat, ainsi qu'à la nation Grecque, les regrets que j'éprouve d'être obligé de renoncer à contribuer à l'œuvre glorieuse de la régénération de la Grèce, qui avait tant d'attraits pour moi, et que je ne cesserai de former les vœux les plus ardens pour sa prosperité, ainsi que pour J'accomplissement de sa véritable indépendance.
Recevez, Monsieur le Comte, l'expression de mes sentimens les plus distingués.
(Signé) Léopozn, Prince DE Saxe-CoBounrc.