‹ Recueil des documents authentiques relatifs au droit public extérieur de la GrecChapitre 54 sur 196 · RÉPONSF DU PRÉSIDENT À LA COMMUNICATION CI-DESSUS · texte numérisé non relu

RÉPONSF DU PRÉSIDENT À LA COMMUNICATION CI-DESSUS

Monseigneur, Nauplie, le 14/26 Juillet, 1830. Les documens qui accompagnaient la lettre dont Votre Altesse Royale a bien voulu m'honorer, en date du { Juin, étaient déjà parvenues à la connaissance de la Grèce par la voie des journaux. Si, comme je l'espère, Votre Altess: Royale a reçu les dépêches que j'ai pris la liberté de Lui écrire dans le courant du mois de Mai, Elle aura jugé des motifs qui me portaient à solliciter, avee la plus grande in- Stance, Votre Altesse Royale de hâter Son arrivée en Grèce.

Ma lettre du 30 Mai (11 Juin) Vous donnait, Monseigneur, les informations les plus détaillées sur l'état intérieur du pays. Elle Vous rendait compte des mesures que j'avais prises pour éclairer les provinces sûr d'odieuses intrigues. J'avais mis sous les yeux de Votre Al-

224 MEPOZ ΠΡΩΤΟΝ.

. Έτοιμος ἦμην νὰ διαπέµψω εἰς τὴν Te Β. . τὴν παράστασιν αὐτῶν τῶν αἰσθημάτων καὶ τῶν εὐχῶν, ἀλλὰ À δηµοσίευσις τῶν κατὰ τὴν 15 χαὶ 21 Μαΐου ἐπισήμων ἐγγράφων, ἐπιφανεῖσα, χατέπληξε καὶ κατελύπησε τοῦς ἕλληνας,

Τὸ ἐπαναλέγω, Κύριέ µου, À Κυθέρνησις ἤθελε νοµίσει, ὅτι δὲν ἐκτελεῖ δεόντως τὸ διπλούν αὐτὸ καθῆκόν της, ἂν παβεσιωποῦσε καὶ ἄφινεν ἀγνώστους εἰς τοὺς Σεθαστοὺς θεμελιωτὰς τοῦ νέου Κράτους καὶ εἰς τὴν Υ. Β.Υ. τὰς παρατηρήσεις της, τόσον ἐπάνω εἰς μερικὰς ἀπὸ τὰς διαθέσεις, τὰς | διαλαμβανοµένας εἰς τὸ Πρωτόχολλον τῆς 3 Φεέρουαρίου, ὅσον καὶ περὶ τοῦ τρόπου, καθ᾽ ὃν εἶχε πρὸς αὐτὴν γνωστοποιηθῇ. ἀλλ’ ἀφ ἑτέρου µέpous, τόσον διετιμοῦσεν ἡ Κυθέρνησις τὴν ἔκτασιν τῶν ὑπαγρεώσεων, τὰς ὁποίας ἐπέβαλεν εἰς τὴν Ελλάδα à πρᾶξις αὕτη, ἐξασφαλίζονσα εἰς τὸ Ἑλληνικὸν ἔθνος τὴν µεγίστην τῶν εὐιργεσιῶν, τὴν ἐντελῆ ἀνεξαρτησίαν, ὥστε ἀφέθη νὰ ὁδηγηβῇ ἀπὸ µόνον τῆς εὐγνωμοσύνης τὸ ἐλατήριον, ὅταν μεν we ἀπεκρίθη πρὸς τοὺς ἀντιπρέσέεις τῶν τριῶν συμμάχων Αὐλῶν.

À ἑλληνικὴ Κυθέρνησις ἐφανέρωσεν εἰς αὐτὸ τὸ Éyypapov, ὅτι ἄθελεν ἐκτελέσει τὰ ἄρθρα τοῦ Πρωτοκόλλου, ὅταν τὴν ἐπροβάλλετο À ἀπαίτηou αὕτη, καὶ ὅτι, ἐπειδὴ ἔμεναν εἰς τὴν Ἑλλάδα καὶ ἄλλα ἀκόμη ἀντικείµενα τῶν εὐχῶν της καὶ τῶν ἐλπίδων της, αὕτη ἤθελε τὰ παραχατα” θέσει εἰς τὴν πατρικὴν κηδεµονίαν τῆς Υ. B. Υ. Τὰς εὐχὰς ταύτας καὶ τὰς ἐλπίδας ἡ Γερουσία τὰς διέλαθεν εἰς τὸ ὑπόμνημά της, ἐγὼ δὲ διὰ τῆς ἰδιαιτέρας µου ἀνταποκρίσεως ἐπεριωρίσθην εἰς τὸ νὰ δώσω εἰς τὴν Υ. T. ὅλας τὰς ἰδέας, ὅσαι Ίθελον εἶναι ἰχαναὶ νὰ τὴν θέσωσιν εἰς στάσιν τοῦ νὰ xplen περ αὐτῶν". αὐτὸ ἄρα τὸ µέρος τῶν διακοινώσεών µον ἧτον ἔξω τῆς σφαίρας τῆς διπλωματίας. ὁ σχοπὸς, διὰ τὸν ὁποῖον ἔκλεξα τὸν ἐμπιστευτικὸν αὐτὸν τρόπον τοῦ γράquy, δὲν ἀπετείγετο εἰμ.) εἰς τὸ νὰ προσφέρω πρὸς τὴν . Β. Y, τὴν εὖ»

lésse la circulaire du 24 Mai (5 Juia) et je Lui avais annoncé en même temps que je ne doutais pas de ses résultats.

Je n'ai pas été déçu dans mon attente. Toutes les provinces ont exprimé, dans des adresses légalement faites, la gratitude dont les pénètrent les bienfaits des Cours alliées, et la confiance sans bornes qu'elles étaient heureuses de placer dans Vos nobles intentions; toutes, d'une voix unanime, suppliaient Votre Altesse Royale de hâter le moment de Son arrivée, car elles reconnaissaient qu'il était désormais réservé au Prince Souverain, investi de la confiance des Cours alliées, d'accomplir les destinées de la Grèce. J'allais transmettre à Votre Altesse Royale l'expression de ces sentimens et de ces vœux, lorsque la publication des notes du 15 et du 21 Mai vint frapper les Hellènes d'é: tonnement et de douleur.

Que Votre Altesse Royale me permette de fixer encore une fois Son attention sur la marche que le Gouvernement a dü suivre pour s'acquitter de ses devoirs envers le pays, et répondre en même tems à la confiance des Cours alliées et à celle de Votre Altesse Royale,

Je le répéterai, Monseigneur, il aurait cru mal remplir cette double tâche, s’il avait laissé ignorer aux Avgustes fondateurs du nouvel État, et à Votre Altesse Royale, ses observations respectueuses, tant sur quelques unes des dispositions du Protocole du 3 Féviier, que sur le mode d'après lequel il lui avait été notifié, Mais d'autre part, il appréciait trop l'étendue des obligations qu'imposait à la Grèce cet Acte, en lui garantissant le plus grand des bienfaits, celui d'une indépendance com-

plète, pour ne pas se laisser guider dans sa réponse ofhcielle aux Ré sidens des trois Cours par l'impulsion seule de la reconnaissance,

Daïgnez, Monseigneur, jeter les yeux sur ce document, et Vous en aurez, j espère, la conviction.

Le Gouvernement Grec y déclarait qu'il exécuterait les clauses dn Protocole lorsqu'il en serait requis, et que, puisqu'il restait encore à la Grèce des vœux à former, des espérances à nourrir, c'était dans le sein de Votre Altesse Royale, qu'elle les déposerait. Ces vœux, et ces espérances, le Sénat les a consignés dans son mémoire, et par ma corresponda nee particulière je me suis borné à donner à Votre Altesse Royale toutes les notions qui pourraient La mettre à même d'en juger. Cette partie de communications n'était donc pas du domaine de la di-

plomatie. En choisissant une forme confidentielle, je n'ai eu pour but 15,

226 MEPOZ ΠΡΩΤΟΝ.

Αλλ᾽ ἀφ ἑτέρου µέροὺς, ὅσον αἱ δυσκολίαι εἶναι µεγάλαι, τόσον τρανωτέρα Rate ἀζίας καὶ ἱκανότητος εἶναι τὸ νὰ τὰς ἀναδεχθῇ τις, χαὶ τόσον πλειότερον Χλέος εἶναι τὸ νὰ τὰς ἐξομαλύνῃ. εἰς τὰς ἀνθρωτείνους ὑποθέσεις τὸ κατ ἀρχὰς Φχινόμενον ἀπίθανον γίνεται συγνάκις δυνατὸν διὰ πόνου μακροῦ καὶ ἐξακολουθημένου μὲ χαλνν πίστιν καὶ μὲ τὸν ἐπιμονὴν, ἡ ὁποία πάντοτε πηγάζει ἀπὸ τοὺς εὐθεῖς καὶ καθαροὺς σκοπούς. ἡ Υ. B. 1. ἐξ αὐτῶν τῶν παρατηρήσεων θέλει Aube, ἐλπίζω, τὸ μέτρον τῆς βαθείας καὶ εἰλικρινεστάτης λύπης µου διά τὴν ἀπόφασίν Της. Tv αὐτὴν λύπην, βεβαία ἔστω À Υ. Y, συγησθάνθησαν κοινῶς καὶ ζωηρῶς ἡ Γερουσία καὶ τὸ [θνος.

Πεπεισμένη AY. Y, ὡς ἔπεται, περὶ τῆς ἀγάπης καὶ τῆς ἀφοσιώσεως, τῶν ὁποίων δείγµατα Ἴθελε λάβει rad τῶν Ελλήνων, ἃς εὐδοχήτη νὰ διατηρῇ πρὸς αὐτοὺς τὴ» εὐνοϊκὴν διάθεσίν Της, καὶ αὐτοὶ δὲ ἀμοιβαίως θέλουν φυλάξει διὰ παντὸς ἀνεξάλειπτον τὴν εὐγνώμονα μνήμην τῶν ὅσα h Y. Β. Y, ἔπραξεν ὑπὲρ αὐτῶν.

que d'offrir à Votre Altesse Royale l'occasion, et peut-être même les moyens, d'accomplir les intentions généreuses qu'Elle avait manifestées par Sa lettre du 28 Février.

Votre Altess> Royale me rendra. la justice de croire que je ne pouvais, dans aucun cas, avoir la pensée de montrer aux yeux du monde, les Grecs méconnaissant ce qu'ils doiventaux Puissances, et encore moins celle de provoquer des discussions qui auraient pu compromettre gravement les intérêts les plus chers du nouvel Etat.

Si en effet les négociations pouvaient encore offrir quelques chances favorables, il n y avait que Votre Altesse Royale qui fût à même d'en profiter, et de faire accueillir les vœux légitimes de la nouvelle patrie qu’Elle avait adoptée. Mais s'il en était autrement, la carrière que Vous étiez appelé à fournir, jose Fallirmer, Monseigneur, n eut été que plus glorieuse.

Vous l'auriez entreprise, fort des seutimens généreux que Vous inspirait le sort de ce pays. Les Grecs auraient admiré Votre noble courage; la plus juste des causes aurait trismphé de tous les obstacles, et la Providence aurait béni Vos sacr lives et Vuseflorts. Une délimitation plus conforme aux espérances des Grecs, ne leur aurait assurément laissé rien à désirer, et dans celte heureuse position, Votre Altesse Royale aurait vu disparaître beauroup de diflicultés, qui ne sont que trop inhérentes à la nature des arrangemens qu'il s agit maintenant de mettre à exécution.

Mais d'autre part, plus les diflicultés sont grandes, plus il y a du mérite à s'en charger, et de gloire à les aplanir. Un loug travail poursuivi de bonne foi, et avec la persévérance que donnent toujours les intentions droites et pures, rend souvent possible dans les affaires humaines, €e qui, au premier abord, paraît improbable. Votre Altesse Royale aura, j'espère, dans ces observations la mesure de regrets profonds et très-sincères que me fait éprouver la résolution qu'Elle a prise. Ces regrets, Votre Altesse Royale peut en être assurée, sont partagés vivement par le Sénat et par la Nation.

Je vais porter à leur connaissance la lettre de Votre Altesse Royale dis 1" Juin, la présente réponse, ainsi que l'office par lequel j'en donne communication aux Résidens des Cours alliées.

Convaincu, comme Vous devez l'être, Monseigneur, de l'affection et du dévouement dont les Grecs Vous auraient donné des preuves, veuillez leur conserver Votre intérêt bienveillant. A leur tour, ils conserveront à jamais le souvenir reconnaissant des généreuses démarches que Votre Altesse Royale a bien voulu faire en leur faveur.

298 ΜΕΡΟΣ IHPATON.

ὥσον τὸ ἀπὸ µέρους pou, παρακαλῶ Thv Υ. Υ. νὰ μὴν ἀμφιθάλλη, ὅτι à πρὸς ἐμὲ ἀγαθή Της διάθεσις θέλει εἶναι παρ ἐμοὶ ἀείποτε πολυτιμοτάτη. Εὐδοχήσατε va δεγθῆτε κτλ.

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