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ΠΡΩΤΟΚΟΑΛΟΝ ΤΗΣ KATA ΤΗΝ 18/30 ΑΥΓΟΥΣΤΟΥ 1832 ΣΥΝΔΙΙΣΚΕΨΕΩΣ ΤΟΥ ΕΝ ΑΟΝΔΙΝΩΙ ΣΥΝΕΔΡΙΟΥ,
Οἱ Πληρεξούσιοι τῶν τριῶν Αὐλῶν, συνελθόντες εἰς αυνδιάλεξιν͵ ἐξέτασαν μεθ ὡριμοτάτης πρησοχῆς τὸν ἐπισυνατετόμεναν συμθιθασμὸν, (π’.) ἀποφαπισθέντα τὴν 9/21 [ουλίου ἐνεστῶτος ἔτους ἐν Κωνσταντινουπόλει, μεταξὺ τῶν Αντιπροσώπων τῶν τριῶν Αὐλῶν τῆς Γαλλίας, τῆς Μεγάλης Βρεταννίας καὶ τῆς ῥωσσίας ἀφ᾿ ἑνὸς, καὶ τῆς ὀθωμανικῆς Πύλης, CT") ἑτέρου, χάριν τοῦ ὁριστικοῦ κανονισμοῦ τῶν κατὰ ξηρὰν ὁρίων τῆς Ελλάδος.
les élémens d'une administration éclairée, tons ceux d'une bonne organisation militaire, et, par conséquent, tous lle gages de la paix et du bonheur de sa nouvelle patrie. Les trois Co urs croiraient Se tromper sur le caractère de la nation Grecque, si Elk?s doutaient des sentimens que la Grèce va faire éclater d'une voix uianime.
Hellènes! livrez-vous à ces sentimens ave c confiance. Entourez votre nouveau Souverain de votre reconnaisstince et de votre affection. Sujets fidèles ! ralliez-vous tous autour de s on trône ; aidez-le avec un juste dévouement dans la tâche de donner à l'Etat une constitution définitive, et de lui assurer le double bienfait de la paix au dehors, de la tranquillité, du règne des lois, et de l’ordre au dedans. C'est la seule récompense que les trois Cours vou:; demandent pour les serxices qu Elles ont eu l'occasion de vous rendre.
(Signé) TazLeyranD, PaLMERstTO Ν. LiEVEN. MaTuszEwic.
PROTOCOLE ΡΕ LA CONFÉRENCE DE LONDRES EN DATE pu 30 κουτ 183:?.
Les Plénipotentiaires des trois Cours s'étant réunis en conférence, ont examiné avec la plus mûre attention l'arrangement ci-joint, (LXXX) arrêté le 21 Juillet de la présente année à Constantinople, entre les Représentans des trois Cours, de France, de la Grande Bretagne et de Russie, d'une part, et la Porie Ottomane de l'autre, pour la fixation définitive des limites continentales de la Grèce.
A la suite de cet examen, les Plénipotentiaires des trois Cours, sans préjudice de la sanction directe que les trois Cours Elles-mêmes donneraient à l'arrangement ci-dessus mentionné, ont reconnu qu'il répondait complètement aux instructions dont les Représentans de Ja France, de la Grande Bretagne et de Russie avaient été munis au mois de Septembre 1831, et ont procédé à l'exercice de la faculté laissée à la Conférence de Londres, de choisir entre les deux lignes de démarcation que le dit arrangement indique.
Considérant que l'arrangement de Constantinople du 21 Juillet de la présente annéee est le résultat d’une négociation dont de but essentiel était de déterminer entre l'Empire Ottoman et le nouvel Etat Grec une frontière qui procurât à l'une et à l’autre une sécurité aussi parfaite que possible ; que la Porte Ottomane a pleinement adhéré à ce principe ; que la seconde ligne de démarcation indiquée dans l'arrangement de Constantinople du 21 Juillet de la présente année, loin d'offrir cette sécurité réciproque, amènerait, selon toutes les notions qui sont parvenues à la cennaissance de Londres, un état de possession mutuel qui ne pourrait que faire naître des collisions et des troubles, enfin, que d'après ces motifs, la seconde ligne, dont il vient d'être parlé, ne remplirait point l'objet de Ja négociation qui avait été
1. Καθόσον ἀφορᾷ τὴν πρὸς ἀνατολὰς ὁροθέτησιν, τὸ ἄκρον σημεῖον τῆς διαχωρίσεως τῶν δύο ἐπικρατειῶν (τοῦ 0θωμανικοῦ Κράτους χαὶ τῆς ἀνεξαρτήτου ἡλλάδος) θέλει προδδιορισθῆ εἰς τὰς ἐκθολὰς τοῦ παρὰ τὸ χωρίον Γραδίτζαν ῥέοντος ποταμίου. Τὸ ὅριον θέλει ἀνατρέχει μετὰ τοῦ ποταμίου τούτου µέχρι τῶν πηγῶν αὐτοῦ, καὶ ἀκολουθεῖ ἔπειτα τὴν σειρὰν τοῦ ὄρους ὤθουος, ἀφιεμένης εἰς τὸν ἡλλάδα τῆς διόδου τοῦ Χλωμοῦ, γωρὶς νὰ ὑπερραίνῃ τὸν ῥάχιν τῆς σειρᾶς ταύτης. Εκεῖθεν θέλει ἄκολουθήσει πρὸς δυτμὰς τὴν ῥάχιν τῆς αὐτῆς σειρᾶς καθ ὅλην αὐτῆς τὴν ἕχτασιν, ἰδίως ἕως εἰς τὸ Βαοριμπόπι, διὰ νὰ φθάσῃ οὕτως εἰς τὴν xopuqhy τοῦ Τυμφρηστοῦ (Βελούχι), ἐξ fs διακλαδοῦνται αἱ τρεῖς μεγάλαι σειραὶ τῶν ὀρέων τοῦ τόπου. Éx τῆς χορυφῆς ταύτης, À yoauuh θέλει ἐκτείνεται, ὅσον ἔνεστ., συμφώνως μὲ τὰς φυσικὰς τοῦ τόπου ἐξογὰς, ἀναµέσον τῆς κοιλάδος τοῦ Αχελώου ἕως τοῦ Αμόρακικοῦ κόλπον, καὶ λήγει μεταξὺ Κοπραίνης καὶ Μενιδίου ἐπὶ τοῦ κόλπου τούτου, εἰς τρόπον ὥστε, ἐν πάση περιπτώσει, À γέφυρα Τατάρνης καὶ ἡ δίοδος τοῦ πύργου τῆς Μακρυνόρους θέλουσι περιλαμβάνεσθαι ἐντὸς τῶν ὁρίων τῆς ἡλλάδος, ἡ δὲ γέφυρα τοῦ Κόραχκος καὶ αἱ ἁλικαὶ Κοποαίνης θέλουσι μ.είνει εἰς τὴν ὀθωμανικὴν Πύλην. Τοιουτοτρόπως À παραλία τοῦ Αμόρακικοῦ κόλπο» πρὸς ἄρκτον καὶ πρὸς δυσμὰς τοῦ σηµείου, ὅπου τὸ ὅριον βρέχεται ὑπὸ τῶν ὑδάτων αὐτοῦ, θέλει μείνει εἰς τὸ Οθωμανικὸν Κράτος, ἡ δὲ παραλία τοῦ κόλπου τούτου πρὸς μεσημέρίαν καὶ πρὸς δυσμὰς τῆς γραμαῖς προσδιορίζεται εἰς τὸ ἡλληνικὸν Κράτος, ἐκτὸς τοῦ φρουρίου Ακτίου, ὅπερ θέλει καὶ εἰς τὸ ἑξῆς ἀνήχει εἰς τὴν Πύλην, μὲ περιφέρειαν τόπον οὔτε ἐλάσσονα ἡμισείας, οὔτε μείζονα μιᾶς ὥρας.
ouverte avec la Porte Ottomane, et ne satisferait pas aux intérêts”ce la Turquie et de la Grèce, que cette négociation devait réciproquement assurer ;
Les Plénipotentiaires des trois Cours, usant des prouvoirs dont ils sont investis, adoptent unanimement la première ligne de démarcation indiquée dans l'arrangement de Constantinople du 21 Juillet de la présente année, et déclarent en conséquence comme entendu et irrévocablement arrêté que :
1. En ce qui concerne la délimitation du côté de l'Est, le point extrême de la séparation des deux États (l’Empire Ottoman et la Grèce indépendante) sera fixé à l'embouchure de la petite rivière qui coule près du village de Graditza ; la frontière remontera cette rivière jusqu'à sa source, puis gagnera la chaîne du mont Otbrix, en laissant à la Grèce le passage de Klomos, pourvu que la crête de cette chaîne ne soit pas dépassée. De là elle suivra dans la direction de l'occident la crête de la même chaîne dans tout son cours, et notamment le point de Varibobo, pour atteindre la sommité qui, sous la dénomination de Velucchi, forme le nœud des trois grandes chaînes de montagnes du pays. De cette sommité la ligne s'étendra, en ce conformant autant que possible aux traits saillans du pays, à travers Ja vallée de l'Aspropotamos jusqu'au golfe d'Arta, aboutissant à ce golfe entre Copréna et Ménidi, de telle sorte, en tous cas, que le port de Tatarina, le défilé et la tour de Macrinoros soient compris dans les limites de la Grèce, et que le pont de Coracos et les salines de Copréna restent à la Porte Ottomane. Ainsi, le littoral du golfe ἆ Ατία au nord et à l'ouest du fpoint où la frontière en touche les eaux, demeurera à l'Empire Ottoman, et le littoral de ce golfe au midi et à l'occident de la ligne, est assigné à l'État Grec, à l'exception du fort de Punta, lequel continuera à appartenir à la Porte, avec un rayon de terre qui ne sera pas moins d’une demi-heure, ni de plus d'une heure.
2. En ce qui concerne l'indemnité, elle demeure fixée à la somme de 40 millions de piastres turques.
Les Plénipotentiaires des trois Cours ont déclaré, en outre, que la Conférence de Londres approuvait et confirmait, sans restriction ancune, tous les autres points de l'arrangement de Constantinople de la présente année, que les divers points auraient à être observés et exécutés suivant la teneur de ce même arrangement, et qu'à cet effet le présent protocole soit communiqué d'un côté à la Porte Ottomane, par les soins des Représentans des trois Cours à Constantinople, et de l’autre à la Régence Royale Grecque, par les soins du Plénipotentiaire de S. M. le Roi de Bavière.
Passant ensuite à l'examen du protocole ci-annexé, portant aussi l date dy 21 Juillet de la présente année, et que les Représentans dé
ὅπερ ἀνεδέχθησαν ἁπλῶς οἱ παρὰ τῇ Οὀθωμανικῇ Πύλῃ ἀντιπρόσωποι τῆς Γαλλίας, τῆς Μεγάλης Βρεταννίας καὶ τῆς ῥωσσίας νὰ ὑποθάλωσιν εἰς τὸ ἐν Λονδίνῳ Συµθούλιον, οἱ Πληρεξούσιοι τῶν τριῶν Αὐλῶν ἀπεφάνθησαν ὅτι, ὅσην ἔφεσιν val ἂν ἔχωτιν αἱ Αὐλαὶ αὐτῶν νὰ παραδέχωνται τὰς ἐπ᾽ ὀνόματι τοῦ Σουλτάνου ἐκφραζομένας Αὐταῖς εὐχὰς, Taiç εἶναι ὕμως ἀπολύτως ἀδύνατον νὰ συγκατατεθῶσιν εἰς τὰς διὰ τοῦ μυησθέντος πρωτοκόλλου ἐκτιθεμένας ἐκ μέρους τῆς ὀθωμανικῆς Πύλης.
Kai καθόσον μὲν ἀφορᾷ τὴν πρώτην, doxei ἡ παρατήρησις, ὅτι τὸ διπαΐωµα τοῦ διατηρεῖν δυνάμεις τῆς ξηρᾶς à τῆς θαλάσσης, ἄνευ περιορισμοῦ τοῦ ἀριθμοῦ αὐτῶν, εἶναι ἐκ τῶν ο. δικαίων παντὸς ἀνεξαρτήτου Κράτους ὅτι ἡ ἀνεξχρτηπία τῆς ἡλλάδος καὶ ἅπαντα τὰ μετ αὖτῆς συνεχόμενα δικαιώματα καθιερώθησαν διὰ τοῦ Πρωτοχόλλου τῆς ἃ Φεβρουαρίου 1830, ὅτι à ὀθωμανικὴ Πύλη παρεδέχθη πληρέστατα τὸ Πρωτόκολλον τοῦτο, καὶ ἑπομένως οὔτε αἱ ὑπογράψασαι αὐτὸ Αὐλαὶ, οὔτε h παραδεγθεῖσα αὐτὸ Οῥωμανικὴ Πύλη δύνανται σήμερον, ἄνευ παραθάσεως τῶν συμφωνηβέντων, νὰ περιορίσωσιν ἓν τῶν διὰ τοῦ αὐτοῦ Πρωτοκόλλου χορηγουµένων εἰς irhv ἡλλάδα δικαιωμάτων καθ ὅλην αὐτοῦ τὸν ἔχτασιν.
xt τέλους οἱ πληρεζούσιοι τῶν τμιῶν Λὐλῶν πκρετήρησαν ὡς πρὸς τὰς ὑπὸ τῆς ὀθωμανικῆς Κυβερνήσεως ἐκφρασθείσας εὐχὰς, ὅτι LAT οὐ- Divx λόγον δὲν ἐπράκειτο χατὰ τὰς ἐν Κωνσταντινουπόλει τελευταίας διαπραγματεύσεις νὰ μεταβληθῶσι τὰ νησιωτικὰ ὅρια τῆς ἡλλάδος" ὅτι τὰ ὅρια ταῦτα, ἐν οἷς περιλαμβάνονται μεταξὺ τῶν Ἠλληνικῶν νήσων καὶ αἱ λεγόμεναι Δαιμονόνησοι, ἴτοι ‘à Σχίαθος, ἡ Σκόπελος, καὶ τὰ HO δρόµιια, ἐτέθησαν ὁριστικῶς διὰ τοῦ Πρωτοκόλλου τῆς 22 ἰαννουαρίου (3 Φεβρουαρίου) 1830, ὃ καὶ à ὀθωμανικὴ Πύλη ἀπεδέχθη" ὅτι ἡ θέσις τῶν τριῶν τούτων νήσων οὐδένα φόθον δύναται νὰ ἐμποιῇ εἰς τὰς παρα” κειμένας Τουρχικὰς ἐπαρχίας, καὶ ὅτι δὲν εἶναι δυνατὸν νὰ προχύψῃ À εἰς τὴν Τουρχίαν ἀπόδοσις αὐτῶν ἐκ διαπραγματεύσεων, δι ὧν ἐσκοπεύετα νὰ τροποποιηθῶσι µόνα τὰ ὅρια τῆς Στερεᾶς ἑλλάδος, ἐπὶ χρηματικῇ ἀποζημιώσει,
la France, de la Grande Bretagne et de Russie près la Porte Ottomane se sont simplement engagés à mettre sous les yeux de la Conférence de Londres, les Plénipotentiaires des trois Cours ont été d'avis que, malgré le vif empressement avec lequel les Cours se plaisent eu général à accueillir les vœux qui Leur sont exprimés au nom du Sultan, Elles se trouvent dans l'impossibilité absolue de déférer aux demandes que le dit protocole énonce de la part de la Porte Ottomane,
En effet, quant à la première de ces demandes, il suffit d'observer que le droit d'entretenir des forces de terre et de mer, sans en limiter le nombre, est un droit inhérent à l'indépendance d’un État; que l'indépendance de la Grèce et tous les droits qui y sont inhérents, ont été consacrés par le Protocole du 3 Février 1830, que la Porte Ottomane a pleinement accédé à ce Protocole, et qu'en conséquence ni les Cours qui l'ont signé, ni la Porte Ottomane qui y a accédé, ne sauraient aujourd'hui, sans violer Leurs engagemens, resteindre un des droits que ce même Protocole accorde à la Grèce dans toute leur plénitude,
Les mêmes raisons militent contre la seconde demande du Gouvernement Ottoman. Le droit de prendre parti dans toute guerre qui éclate entre Puissances tierces, est aussi un des droits inhérens à l'indépendance d'un État, à moins que cet État n'ait été constitué et déclaré perpétuellement neutre. Ainsi, ne possédant pas le bénéfice d’une neutralité perpétuelle, elle ne saurait être légitimement tenue d'en remplir les obligations,
Pour ce qui est de la troisième demande du Gouvernement Ottoman, les Plénipotentiaires des trois Cours ont pensé qu’elle η était pas du ressort de la Conférence de Londres, la Conférence ne pouvant s'immiscer dans des questions qui se rattachent à la législation intérieure
de la Grèce,
Les Plénipotentiaites des trois Cours ont finalement observé, au sujet des vœux ‘exprimés par le Gouvernement Ottoman, qu'il ne s'est jamais agi dans les dernières négociations de Constantinople de changer les limites insulaires de la Grèce; que ces limites qui comprennent au nombre des îles Grecques, les îles dites du Diable, savoir, Skiato, Scopélo et Chélédrome, ont été définitivement établies par le Protocole du 3 Février 1830, auquel la Porte Ottomane a accédé ; que la position de ces trois îles n'offre rien de menaçant aux provinces Turques qui les avoisinent, et que leur rétrocession ne saurait résulter d'une négociation qui ne devait modifier que les frontières continentales de la Grèce, au moyen d'une indemnité pécuniaire.
Les Plénipoteritiaires des trois Cours sont convenus de transmettre le présent protocole aux Représentans de la France, de la Grande Bre-
tal τῆς διακοινώσεως, À ἔπονται.
ἐν ᾧ τὸ Συμθούλιον ἐνέκρινε καθ ὅλα οὐτοῦ τὰ µέρη τὸν συμβιβασμὸν τοῦτον, ἔχαμέ lun τῆς δι αὐτοῦ ἐπιφυλαχθείσης εἰς τὸ Συμθούλιον ἐξουσίας νὰ παρα εχθῇ ὅποτέραν τῶν σημειουμένων δύο ὁροθετικῶν γραµμῶν θελήσῃ, καὶ ἐγχρίνει τὴν πρώτην, Ἆτις θέλει δώσει ἀφορμὴν εἰς ἆποζημίωσιν τεσσαράκοντα ἑκατομμυοίων τουρχικῶν γροσίων.
(ὁπογι) ΜΑΡΕΥΛΙΟΣ. ΠΛΛΜΕΡΣΤώΧ. ΛΙΕΡΗΝ. MATOYZTZEBIK.