XXVIII. RÈGLEMENTS DE LA PHRATRIE DES LABYADES
cérémonie existe à Athènes et à lulis; à Iulis il y en a une le troisième jour. Notre texte n'interdit pas ces cérémonies, mais seulement les lamentations dont on serait tenté de les accompagner. :
La liste des personnes admises à séjourner auprès de la tombe constitue la parenté étroite (ἀγχιστεία) ; ce sont probablement les mêmes qui héritent ab intestat et qui ont le droit et le devoir de poursuivre le meurtre. Il est remarquable que les cousins germains n'y figurent pas comme c'est le cas à Athènes (C. Macart., 51 et 62; Loi de Dracon, 8 2).
$ 20. Les Delphiens étaient célèbres pour leur goût des festins et des sacrifices. Athénée, IV, p. 173 E : ἐπισχώπτουσι γὰρ οἱ Σάτυροι τοὺς Δελφοὺς ὡς περὶ τὰς θυσίας xa τὰς θοίνας διατρίδοντας. Les fêtes ici énumérées sont rangées dans l’ordre du calendrier : Apellaios (juillet) étant le premier mois, Boukaltios (août) le second; cela fait quinze réunions obligatoires par an, indice d’une vie phratriale encore très intense.
À Lacédémone, le citoyen qui offrait un sacrifice était dispensé d'assister au repas commun (Plutarque, Lyc., 12); on voit qu'à Delphes il n’en était pas ainsi.
Quant au verbe πενταμαριτεύω (de πέντε, ἧ μέρα) nous en ignorons le sens (1). Il peut s'agir d'une fonction publique d'une durée de cinq jours exercée à tour de rôle par les phratères, peut être analogue à celle des prytanes à Athènes (2).
$ 21. L'inscription rupestre citée plus haut (ad 8 1) nous montre les Quinze chargés du recouvrement des fonds dus aux Labyades.
$ 23. Phanoteus ou Panopeus, ville de Phocide sur les confins de la Béotie. Pausanias (X, 4, 1) y signale deux énormes pierres qui ont la couleur du sable et l'odeur de la chair humaine! C'est probablement d'une de ces pierres levées qu'il s’agit ici. Phanoteus fut sans doute une des étapes des Labyades sur leur route vers Delphes.
(1) M. Homoile rapproche le décret de Phokos (Athénée, IV, p. 171 E) accordant un congé (ἀφεῖσθαι) pour les Apatouria aux bouleutes ἀπὸ τῆς ἡμέρας ἧς où προτένθαι (prégustateurs) ἄγουσι πέντε ἡμέρας. Mais ces derniers mots se rapportent ἃ ἀφεῖσθαι et non à ἄγουσι.
(2) Nous avons vu à Éphèse (Inscr. juridiques, 1, n° V, 1. 9) des répartiteurs se relayant tous les cinq jours.
Bouzygé (ou Boudeia) était la fille de Lykos (Schol. Apoll. Rhod., I, 185); c’est encore une figure thessalienne. Mais tout le passage est d’une obscurité que nous ne chercherons pas à dissiper (1).
Προθύω (ou προθύομαι) suivi du génitif a simplement ici le sens de sacrifier en vue d'un résultat ultérieur. Cf., avec Ph. Legrand, Aristophane, 7'hesmopkh., 38: προθυσάμενος ἔοιχε τῆς ποιήσεως. D’autres interprètent « quiconque sacrifiera ou consultera l'oracle au nom d'un étranger ».
(1) Sur la 6wôsxat à Delphes cf. Bull. corr. hell., VI, 219 (Dittenberger, 2e éd., 281), 1. 9; XX, 709 ; ΧΧΙΠ, 87.
Règlements de la phratrie athénienne des Démotionides. — Attique, 1v° siècle avant J.-C. — Plaque de marbre gravée des deux côtés (A, B). Trouvée à Décélie. Στοιχηδόν. — A : C. I. A. IT, ἃ, 841 b, p. 534. — Koumanoudis, φημ. ἀρχ., 1883, p. 69 suiv. — Schaefer, Ales und Neues über die attischen Phratrien, Naumbourg, 1888, p. 4 suiv. — B : Lolling, Δελtiov ἀρχαιολογικόν, 1888, p. 159 suiv. — C. I. A., IV, 2, 841 b, p. 205. — α et B : Pantazidis, Ἔφημ. äpy., 1888, p. 1 suiv. — J. L. Ussing, Vidensk. Selsk. Skrifter, 6186 Raekke, hist. og philos. Afd. 2, IV (1889), p. 307 suiv. — Terbell, The American Journal of Archaeology, V (1889), p. 135 suiv. (Traduction), VI (1890), p. 318 — Papers of the American School at Athens, V (1892), p. 170 suiv. — Ch. Michel, Recueil, n° 961. — Dittenberger, Sylloge, 39 6d. (1900), n. 439.
Cf. H. Sauppe, De phratriis atticis, 1 (1886), II (1890), Gôttingen. — Szanto, Rhein. Mus., XL (1885), p. 507. — R. Schoell, Sifsungsberichte der philosoph.philolog. und hist. Classe der K. bayer. Akademie der Wissenschaften, 1889, I, p. 4 suiv. — H. Buermann, Berliner Philol. Wochenschrift, 1889, pp. 225 et 258. — W. R. Paton, Amer. Journ. of Arch., VI (1890), p. 314 et Classical Review, V (1891), p. 221 et suiv. — Wilamowitz-Moellendorf, Aristoteles und Athen, 11 (1893), p. 259 et suiv. — H. Francotte, L'organisation de la cité athénienne et la réforme de Clisthènes, 1893, p. 91 suiv. — J. H. Lipsius, Leipziger Studien, XVI (1894), p. 161 suiv. — Beauchet, Histoire du droil privé de la République athénienne, 1 (1897), p. 344 suiv. — De Sanctis, ᾿Ατθίς, 1898, p. 67 suiv. — A. Mommsen, Die Feste der Stadt Athen im Allertum, 1898, p. 323 suiv.
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