Phocide. Stiris, n° siècle av. J.-C
Beaudouin, BCH, V (1881), p. 446: Collitz-Bechtel, Dialektinschr. IT, 18, n° 1546; CIGS, III, 39.
Θεὸς τύχαν ἀγαθάν. (8 1) “Apyovros ἐν Στείρει Φίλωνος τοῦ Φιλοχράτουΐς, μηνὸς τετάρτου, Σωτηρίδας Ξένωνος Δελφὸς ἀφίητι ἐλευθέρους ΞΞένωνα | καὶ Παράμονον τοὺς ἰδίους θρεπτούς, παραμείναντας Σωτηρίδᾳ πᾶν (4) τὸν τᾶς ζωᾶς χρόνον χαὶ ἀνατί[θητι αὐτοὺς τῷ θεῷ τῷ ᾿Ασσχλαπιῷ τῷ ἐν Στείρει. (8 2) Μὴ χκαταδουλιξάστζω δὲ μηθ]εὶς τοὺς προγ[εγραὃ μένους μηδὲ καθ᾽ ὁποῖον τρόπον, οἱ χαὶ παραμεινάτωσαν Σωτηρίδᾳ πᾶν τ]ὸν τὰς ζωᾶς [χρόνον χαὶ θαψάτωσαν, χαὶ τὰ ὥρια (2) αὐτοῦ, καθὼς ἔθος ἐστίν, αὐ[τοὶ ποιησ]άτωσαν * εἶ[δέ χα μὴ ποιήσωντι χαθὼς προγέγραπται, ἀτελὴς ἔστω ἁ ἀνάθεσις καὶ πο]ταποτίεισάτως σατω»σαν ἀργυρίου μνᾶς τριάκοντα, (8 3) Εἰ δέ[τις ἐπιλαμδάνίοιτο αὐτῶν à τε γενηθεῖσα δ]ουλαγωγία [äxupos χα]ὶ ἀρμένα ἔστω χα[ὶ (8) ποταποτεισάτω ὃ χκατα- 10 ἰ[δουλιζόμενος μνᾶς τριάκοντα καὶ τὸ μὲν ἥμισον ἔστω τοῦ προστάντος, ' τὸ δὲ [ἥμισον τοῦ ᾿Ασσχλαπιοῦ " ἐξέστω δὲ προστᾶμεν ὑπὲρ αὐτοὺς τὸν θέλοντα Φωχέων].
(1) Sie.
(2) ὡραῖα * νεκύσια Hesych.
(3) La fin restituée d'après le n° 42 du CIGS.
« Dieu. Bonne fortune.
81. Philon fils de Philocratès étant archonte à Stiris, le quatrième mois, Sotéridas fils de Xénon, Delphien, renvoie en liberté Xénôn et Paramonos, ses esclaves domestiques, à la condition qu'ils restent auprès de lui toute sa vie durant, et les consacre au dieu Asclépios de Stiris.
$ 2. Que nul ne remette en esclavage les susnommés de quelque manière que ce soit. Qu'ils restent auprès de Sotéridas tant qu'il vivra, l’ensevelissent et lui rendent les devoirs funèbres selon la coutume (41). S'ils ne font pas comme il est prescrit, la consécration sera sans effet ‘et ils paieront en outre 30 mines d'argent.
ὃ 3. Si quelqu'un met la main sur eux, la mainmise sera nulle et sans effet, et l'auteur de la mainmise paiera en outre 30 mines d'argent, moitié pour le poursuivant et moitié pour Asclépios. Le droit de se porter poursuivant en leur faveur appartiendra au premier Phocidien qui voudra. »
Les affranchissements de Stiris (CIGS, III, 34-42) ont tous cette forme d’une consécration à Asclépios; mais c'est une formule tellement vide qu'elle peut être omise (42 — 841 Ditt., ἀφίητι ἐλευθέρους Εὔπραξιν καὶ τὸ ἐξ αὐτᾶς παιδάριον) ou remplacée par celle-ci (34) : ἀφίητι — ἐλεύθερα — καὶ παρακατίθητι (2) παρὰ τοὺς θεοὺς καὶ τὸν ᾿Ασκλαπιὸν καὶ τοὺς πολίτας καὶ τοὺς Φωχεῖς.
Toutefois, la consécration ἃ Asclépios produit diverses conséquences : 1° l’acte peut être gravé dans le temple d’Asclépios, avec la permission de la ville (36 : αἰτησάμενοι τὰν πόλιν τὰν ἀνάθεσιν αὐτοῖς δόμεν ἀναγεγράφθαι ἐν τῷ ᾿Δσχλαπιείῳ) ;
2° Le montant de l'amende (variant de 15 à 30 mines par tête d'affranchi) encourue par celui qui attente à la liberté est partagé par moitié entre le poursuivant et le trésor d’Asclépios ; dans un cas même (35) celui-ci obtient le tout ;
3° Les poursuites sont exercées en première ligne par Asclé- | pios ou son prêtre, ensuite par tout Stirien ou Phocidien qui voudra (35).
(1) Même disposition au n° 42.
(2) Cf. à Delphes n° 12 supra.
XXX. ACTES D’AFFRANCHISSEMENT 291 28. Béotie. Thespies, m° siècle av. J.-C.
K. Keil, Zur Sylloge Inscr. Bæœot., p. 521; Meister dans Bezzenb. Beitr., VI, p. 16; Larfeld, Sylloge, 241 ; Cauer, Delectus, 2 δὰ. n° 340; Collitz-Meister, Dialektinschr., I, n° 811 (et p. 403); Dittenberger, CIGS, 1, n° 1180.
Τύχα ἀγαθά. (ὃ 1) Πασιδοίω ἄρχ[οντος Εὔτυχος Καλλιχράτεος ἀφ]ίειτι ἐλευθέρως ᾿Αγίαν, ᾿Ον[άσι- 5 μον, ᾿Αγείσιππον, Zékeuxov, Εὐρ[ἐαν, [Β]ουκατίαν, Σύραν. (δ 2) Eluev δὲ [αὐτοῖς πανελευθερίαν παραμίεινάντεσι εὐνόως ἀνε(γ)χλείτο[ις γ(ε)νομένοις Εὐτύχου (sic?) ἄς κα ζώει].
10 Ἐπίιε)ὶ δέ [rl] κα πάθει Εὔτυχος, παζρακαταἸτίθεται οὗτα τὰ σώμ[ζατα ἐναντία τῷ ᾿Ασχλαπιῶ παρὰ Ἐπίτιμον Σαμίχω κὴ Σάμιχον χ]ὴ Καλλικράτην ᾿Επιτίμ[ω] * οὕτ[ως 15 δ]ὲ προστατεῖμεν αὐτῶν xà [ἐπιμέλεσθαι ὅπως βεύαία εἴη (sic) αὐ[τοἴς ἁ ἐλευθερία, καθὰ Εὔτυχος απ...
« Dieu. Bonne fortune.
8 1, — Pasiboios étant archonte, Eutychos, fils de Callicratès,
(4) ἐλεύθερα θεῖναι Keïil, ἐλευθερωθέντα Meister, ἐλεύθερα οὗτα Dittenberger. lle Série. 20
affranchit Agias, Onasimos, Ageisippos, Séleucos, Euréas, Boucalia, Syra.
ἃ 2. — Ils seront absolument libres à charge de rester de bonne volonté et sans reproche auprès d'Eutychos tant que celui-ci vivra. Pour le cas où il viendrait à mourir, Eutychos remet en dépôt, en présence d’Asclépios, les esclaves dont il s'agit à Épitimos, fils de Samichos, à Samichos et à Callicratès, fils d'Épitimos, qui les protégeront et auront soin que leur liberté soit incontestée, conformément aux dernières volontés d’Eutychos, à tout jamais.
83. — Après le décès d’Eutychos, Epitimos, Samichos et Callicratès feront proclamer par un héraut, sur le tombeau, qu'Eutychos a donné la liberté à ces individus, ainsi qu'il est écrit sur la stèle placée dans l’Asclapiéion.
8 4. — Témoins : Mnasigénès, fils de Thédoros, Thédoros, fils de Mnasigénès, Damatrios, fils de Damon, Clitidas, fils de Samichos. »
Les affranchissements de Thespies sont réunis C. I. G. S., I, 1778-1781. Le maître prononce lui-même la liberté (pleure ἐλευθέρως), mais il le fait dans le temple, en présence d’Asclépios, ou encore (1779) en présence d'Asclépios et d’Apollon, et place la liberté sous la sauvegarde de ces divinités. La publicité de l'acte est assurée : 1° par la stèle érigée dans l'enceinte sacrée d'Asclépios ; 2° comme à Athènes par la proclamation d’un héraut. Il y a des témoins (Floropes), mais non, en général, des garants. Toutefois dans l'acte qu'on vient de lire on peut considérer comme tels les trois « dépositaires » auxquels le manumissor confie le soin de faire proclamer et de défendre la liberté des affranchis.
Un acte (1778) nous montre l'affranchie autorisée à choisir librement son προστάτας : ἐλευθέραν εἶμεν ᾿Απολλοδώραν χὴ ἀνέπαφον κὴ νεμέμεν [πρ]οστάταν ᾿Απο[λλοδώραν δὴν κα [θέλει].
28 bis. Thespies. rr° ou 15 siècle av. J.-C.
Vollgraff, BCH., XXV (1901), p. 359.