‹ Recueil des inscriptions juridiques grecquesChapitre 190 sur 235 · Arcadie. Mantinée. Commencement du re siècle avant J.-C · texte numérisé non relu

Arcadie. Mantinée. Commencement du re siècle avant J.-C

Le Bas Foucart, Péloponèse, nos 352 n (= Vischer, Epigr. Beilräge, n° 39) et o (— Bull. école française d'Athènes, 1, 8, n° 8); Dittenberger, Sylloge, re éd., n° 444; 2°, n° 840 (l'acte II seulement). Cf. Drachmann, p. 11.

I Il ’Eni ἱερέος τῶι Ἐπὶ ἱερέος τῷ Ποσιδ- Ποσιδᾶνος (sic) ᾿Απ- ἄνι Γοργίππου, τοῦ τὸ ολλωνίου, δεχ- ἔχτον ka} τεσσεραχοστῆρος δὲ Μάρχου τὸν ἔτος ἱερατεύσαν-

40 ὕλος Ποσειδίπου ἀφῆ- 10 εἰναντα αὐτῷ τὸν τᾶς ζχε τὰν ἰδίαν θεράπαιν- was χρόνον

« Etant prêtre de Poseidon Apollonios, et Marcus, fils de Titus, étant receveur (4), l’an 47 (2), le testament ayant été lu trois

fois, le 30° jour du 3° mois, Pitylos, fils de Poseidippos, a affranchi son esclave domestique Sapho et l'enfant qu’il a eu d'elle, Onésiphoros, sur lesquels personne n'aura plus aucun droit.

« Sous le prêtre de Poseidon Gorgippos, l’an 46, (extrait de la liste des) affranchis proclamés par le héraut : Pitylos, fils de Poseidippos, a affranchi son esclave élevé à la maison, Lycoléon, à la charge de rester auprès de lui sa vie durant. »

Les deux actes sont gravés dans l'ordre inverse de leurs dates : l'affranchissement avec paramona, n° II, de l’an 46, a été proclamé du vivant de Pitylos; l’affranchissement n° 1, qui était contenu dans son testament, a été publié l’an 47, après sa mort.

La proclamation et la publication annuelle d’une liste d’affranchis paraissent avoir été des usages assez généraux. Nous avons conservé des fragments de listes de ce genre trouvées à l'Héræum d'Argos (CIPelop., 528, 529) : le nom de l’affranchi à l’aceusatif yest suivi de celui du manumissor au nominatif (3).

À Athènes (4), indépendamment des affranchissements testamentaires dont on trouve de nombreux exemples dans les testaments des philosophes recueillis par Diogène Laërce, l'affranchissement pouvait résulter d'un acte entre vifs : il était alors ordinairement proclamé soit devant les tribunaux (Isée, fr. 62 Didot), soit au théâtre (Eschine, C. Ciesiph., 8 A). Mais ce genre de publicité n'avait rien d’obligatoire et le caractère clandestin des affranchissements à Athènes était la source de nombreuses contestations.

À Délos, il est question d'affranchissements proclamés à la fête

(1) Hésychius : δεχτήρ * ἀποδοχεύς. Il y avait probablement une taxe à payer pour chaque affranchissement.

(2) ἔτ de la province d'Achaïe (146) ou plutôt de celle de Macédoine (148).

(3) Le n° 530 serait, d'après les éditeurs, une liste de garants inscrits per les hiéromnémons pour cautionner les affranchis débiteurs de leur rançon au temple d'Héra.

(4) G. Foucart, De libertorum conditione apud Athenienses, Paris, 1896.

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