‹ Recueil des inscriptions juridiques grecquesChapitre 191 sur 235 · Mantinée. πὸ siècle (?) après J.-C · texte numérisé non relu

Mantinée. πὸ siècle (?) après J.-C

Le Bas-Foucart, Péloponèse, n° 352 k.

8 ἰδίαν θυγατέρα καὶ δού- Any ἠλευθέρωσεν, ἐλευθέρᾶν τε εἶναι αὐτεξούσ!ον ἐπέτρεψεν μηδενὶ μηδὲν προσήχουσαν κατὰ μηδέ-

« Sous le prêtre de Poseidon Cornélius Epitynchanion, Euodia, fille de Symmachos, Mantinéenne (1), a affranchi sa propre fille et esclave Elpis, et lui a permis d’être libre, maîtresse d’ellemême, ne dépendant de personne en rien, de quelque manière que ce soit. »

IL n’est pas facile d'expliquer comment Elpis peut être l’esclave de sa mère Euodia, femme libre et, ce semble, née libre, puisqu'elle donne le nom de son père. On peut imaginer un roman semblable à celui de l'Asinaria de Plaute : une fille libre, enlevée par des pirates, réduite en esclavage, puis retrouvée, rachetée, affranchie par sa mère (v. 132 : mater lu, eadem hera es) (2). Mais il est possible aussi qu’à Mantinée on appliquât la loi sévère de Platon (Lois, XI, 10, p. 940) d'après laquelle l'enfant né du com-

(1) Mantinée, appelée Antigoneia à l'époque alexandrine, ne recouvra son ancien nom que sous Hadrien (Pausanias, VIII, 8, 12).

(2) On peut aussi penser à des enfants exposés : qui liberi nati, exposilti, deinde sublati a quibusdam et in servitute educ ati sunt. Cf. Trajan à Pline, ep. 66. Ces enfants trouvés portaient particulièrement le nom de θρεπτοί (cf. Ramsay, Cifies and bishoprics, p. 546).

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merce d’une femme libre et d’un esclave naissait esclave. Il n’en : était pas ainsi en général d'après Dion Chrysostome (XV, p. 446 R.), mais le droit grec pouvait offrir des variétés à cet égard. Nous avons déjà dit qu’à Gortyne la solution variait suivant que l'esclave était allé demeurer chez la femme libre ou celle-ci chez l’esclave (VI, 56; VII, 1-10). De même d’après le Code syro-romain, publié par Bruns et Sachau (48, ὃ 1 et 2), les enfants nés d'une femme libre et d'un esclave sont esclaves. Cf. Mitteis, Reichsrecht, p. 365; Beauchet, Droit privé, II, 405 suiv.

42, Mantinée. Époque impériale.

Le Bas-Foucart, n° 352 m (= Ross, Inscr. ined., I, Ὁ. 4, n° 9).

Ἐπὶ ἱερέως τοῦ Ποσειδῶνος ‘H- (ou Εὐφροσύνου, ἐπιγνωμονεύοντος δὲ Κελεστιάνου τοῦ Πόλωνος, ᾿Αρτέμων ᾿Αρτέμω-

« Étant prêtre de Poseidon Heius Euphrosynos, et épignome (4) Célestianus fils de Polon, Artémon fils d'Artémon et Hermias fils de Junius ont affranchi Didymé, leur esclave domestique, qui a payé le prix de sa rançon, afin que nul n'ait aucun droit sur elle. »

Encore un exemple du rachat de l’esclave par lui-même.

Du quatrième affranchissement mantinéen (Le Bas-Foucart 352 ἐ) il ne subsiste que la formule finale.

43, Arcadie. Orchomène. n° siècle (?) avant J.-C.

Milchhôfer, Ath. Milth., VI, 304; Drachmann, op. ci£., p. 20. Cf. G. Foucart De libertorum conditione, etc., p. 26; Δελτίον &py., 1888, p. 163. L'inscription est aujourd'hui au Musée de Tripolis. Nous en avons reçu un estampage.

(1) Ce magistrat est appelé ailleurs ὃ ἐπὶ γνωμᾶι, ὃ ἐπιγνώμα.

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