XXX VII
Contrat de prêt.
Convention entre la ville de Drymæa et la confédération des Œtéens. Drymæa (Phocide). — Entre 168 et 158 av. J. Chr. Marbre bleuâtre encastré dans le mur de l'église de Glounista. L'inscription, incomplète dans le haut et dans le bas, est gravée sur deux colonnes. Elle a été découverte par Mondry Beaudouin, qui l’a publiée dans le Bull. de corr. hellén., V (1881), p. 137 suiv. Elle est reproduite dans Cauer, Delectus3 (1883), n° 385, dans Collitz-Bechtel, Griech. Dialektinschr., II (1885), n° 1529, dans le vol.IX des Inscr. graecae publié par W. Dittenberger, 1897, nos 226-230 et dans le Recueil de Ch. Michel, n° 1363. |
MM. Wilhelm Vollgraff et Th. Homolle ont repris récemment l'étude des premières lignes de la colonne I, dans le Bull. de corr. hellén., XXV (1901), p- 225 suiv. et note 1 de la p. 226. Nous devons à l'obligeance de M. Beaudouin la communication de ses estempages.
Colonne I.
(81; [Εἰ δέ xx] (4) me] διοικῇ ἁ πόλις τῶν Δρυμίων τὰς χαταθολ]ὰς πάσας καθὼς ἐπρέσδευσαν (2) χαὶ] συ[ν]εχωρήθη αὐτοῖς, κατάμονον (3) ἔστω τὸ] δάνειο. (ὅν τὸ ἐξ ἀρχᾶς πᾶν τῶι θεῶι καὶ τοῖς] Οἰταίοις καὶ αἱ (λ)οιπαὶ οἰκονομίαι (4) αἱ κατὰ tä]< πόλιος τῶν Δρυμίων. (δ. 2) Εἰ δέ κα διοιχήσῃ à πόλι]ς τῶν Δρουμίων τὰς ἐνήχοντα μνᾶς χα-
θ]ὼς ἐν ταῦ ὁμολογίαι γέγραπται τῶι θεῶι καὶ tot Οἰταίοις, ἀπολελυμένα ἔστω 10. το] δανείου παντὸς xat à συγγραφὰ ἀτελ]ὴς χαὶ ἀρμένα ἔστω. (8 8) Τὰν ὁμολογίαν φ]υλάσσοντι Κλεότιμος, Λοχαγὸς Καλλιπολῖται], Λατάδας ᾿Αμφισσεύς. (8 4) ᾿Εξετείσαντο (5). Μά]οτ[υ]οι " [Ε]ὑρύδαμος,͵ Πέταλος (6), Aeovro- 15. αἹίνης Καλλιπολῖται, Καλλίστρατος Φυσ]χεύς, ᾿Ανδρόδολος Κυτενιεύς, Ὀξύμαχος, Σ]ώπατρος ᾿Ερυθραῖοι, Θράσων, Καλλείδας, Φ])ϊλόνικος Ὑχμπόλιοι, Ζεῦξις, Τείσιππος Ἐλ]χτεῖς, Πολύξενος, ᾿Αριστοτέλης Τειθρώ- 20. ν]ιοι, Πχτροχλέας, Τιμοχράτης, Ξενοχράtre, ᾿Αριστίων Λιλαιεῖς,
(1) Pour ne pas modifier la numérotation des lignes, nous ne tenons pas compte des traces de lettres qu'on distingue sur l'estampage au-dessus de la ligne 1, au début. — Homolle (Bull. de corr. hellén., XXV, p. 221) propose : ἕως χα] διοικῇ, mais nous croyons distinguer les restes d'un ἡ au début de la ligne.
(2) Dittenberger : ἐπρεσδεύσαν[το. Il y aurait à la rigueur place pour ces deux lettres à la fin de la ligne et avant la ligne correspondante de la colonne II, mais Beaudouin n'en a pas vu trace et nous n'en distinguons pas sur l'estampage. Certains éditeurs ont pris trop de libertés avec la copie de Beaudouin et surtout ils n'ont pas tenu compte de la division du texte en deux colonnes «a qui ne sont séparées par aucun intervalle » (BCH., V, p. 131).
(3) La lecture est certaine et le mot avait été restitué par Homolle (/oc. cit.), à qui il a fourni la clef de tout ce passage. Beaudouin : κατὰ νόμον. Blass et à sa suite Bechtel, Dittenberger, Michel restituaicnt : κατὰ νόμον ἔστων ἐπὶ τὸ δάνειον. La restitution était matériellement impossible.