‹ Recueil des inscriptions juridiques grecquesChapitre 36 sur 235 · XXII. LOI D’ILION CONTRE LES TYRANS · texte numérisé non relu

XXII. LOI D’ILION CONTRE LES TYRANS

mations grecques au contraire est parvenu jusqu'à nous (1), mais qui doutera que le sujet n'ait été transplanté des écoles grecques dans les écoles romaines, où il devait si brillamment fleurir ? C'est un emprunt de plus que les Romains ont fait aux Grecs, et en Grèce c'est de la réalité même, encore très voisine, que le sujet a passé dans l’école.

des Christenthums, Berlin, 1847, p. 455. Voy. aussi H. Peter, Die geschichtliche Litteraitur über die Ræmische Kaiserzeit bis Theodosius I und ihre Quellen, I (1897), p. 39.

(1) Citons celle de Lucien, intitulée Τυραννοχτόνος, L'argument suffit à nous donner une idée du genre. Un citoyen se rend à l'acropole pour tuer le tyran. Il rencontre le fils de ce dernier, le tue et laisse le poignard dans la plaie. Le tyran, survenant, se tue de douleur avec la même arme. Le citoyen réclame les récompenses (1 γέρας, 3 et 11 δωρεάς, δωρεάν) dues au tyrannicide!

Tout n'est pourtant pas fiction et vanité dans les déciamations des sophistes. Ainsi l'argument d'une déclamation d'Antiochos d'Ægæ (en Cilicie) nous apprend que le tyran prenait parfois le parti de se démettre du pouvoir et de traiter avec ses concitoyens (Philostrate, Vies des Sophistes, II, Δ). On retrouverait également une part de vérité dans les Μελέται de Libanius (vol. IV, éd. Reiske, Ὁ. 459-479 (Πατρὸς ἀπολογία) ; p. 171-197 (Πατρὸς τὴν ἑαυτοῦ παῖδα ἀποσφάξαντος ἀπολογία); p. 419-501 (Στρατηγοῦ ἀπολογία) ; p. 198-817).

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