‹ Recueil des inscriptions juridiques grecquesChapitre 44 sur 235 · C. Testament de À... de Dodone · texte numérisé non relu

C. Testament de À... de Dodone

Legs universel fait à une corporation (?). On rapprochera ce texte du renseignement de Polybe sur les habitudes des Béotiens au m° siècle : « Ceux qui n'avaient pas d'enfants ne laissaient pas en mourant leurs biens à leurs plus proches parents, comme c'était autrefois la coutume, mais en disposaient par testament pour servir à des banquets et des orgies, et les léguaient en commun à leurs amis (2). » Toutefois, le texte étant mutilé précisément au mot capital, il faut se montrer très réservé dans l’appréciation de ce testament.

D. Testament d'Alkésippos de Calydon ( Delphes »

Parmi les testaments conservés sur le marbre celui-ci est le plus complet et le plus intéressant. Il renferme trois dispositions principales :

4° Legs à la ville et au dieu (c'est à dire au temple de Delphes) d'une somme déterminée (130 statères d'or, 22 mines et 30 sta-

Oiseaux, v. 1660 : Ἐρῶ δὲ δὴ καὶ τὸν Σόλωνός σοι νόμον : Νόθῳ δε μὴ εἶναι ἀγχισrelav, παίδων ὄντων γνησίων. Ἐὰν δὲ παῖδες μὴ ὦσι γνήσιοι, τοῖς ἐγγυτάτω γένους μετεῖναι τῶν χρημάτων. Mais Aristophane lui-même (ou du moins Pithétère) interprète la loi plus sévèrement en prétendant que le fils illégitime (Héraclès) est complètement exclu de la succession paternelle non seulement par la fille épiclère (Athéna), — ceci est confirmé par Suidas, v. ἐπίκληρος, — mais encore par le frère légitime (Poséidon); la question était donc probablement controversée à cette époque (414 avant J.-C.), peut-être à cause du sens équivoque du mot μετεῖναι.

(1) Isée, Succ. de Philoctémon, 41 : ἐκεῖ (dans la loi) μὲν γάρ ἐστι νόθῳ μηδὲ νόθῃ εἶναι ἀγχιστείαν μήθ᾽ ἱερῶν μήθ᾽ ὁσίων ἀπ᾽ Εὐχλείδου ἄρχοντος. Démosthène, c. Macartatos, 51, p. 1067 : νόθῳ δὲ μηδὲ νόθῃ μὴ εἶναι ἀγχιστείαν μήθ᾽ ἱερῶν μι͵θ᾽ ὁσίων ἀπ᾽ Εὐκλείδου ἄρχοντος (ne pas ponctuer devant ἀπὸ). D'autres textes (Démosthène, c. Euboulidès, 53, p. 1315; pour Phormion, 32, p. 954) s'expriment en termes trop généraux. La théorie usuelle (Beauchet, 1, p. 494 et les auteurs cités) suivant laquelle Euclide n’est mentionné là que comme « ayant confirmé la loi de Solon lors de la revision générale des lois qui eut lieu sous son archontat » nous paraît insoutenable.

(2) Polyb., XX, 6, 5 : of μὲν γὰρ ἄτεκνοι τὰς οὐσίας οὗ τοῖς κατὰ γένος Ent ysvoμένοις τελευτῶντες ἀπέλειπον, ὅπερ Av ἔθος παρ᾽ αὐτοῖς πρότερον, ἀλλ᾽ εἷς εὐωχίας καὶ μέθας διετίθεντο, καὶ κοινὰς τοῖς φίλοις ἐποίουν.

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