XXVII. JUGEMENTS D'ÉRÉSOS CONTRE DES TYRANS
elle ne le châtiera qu'après délibération du peuple. Le tyrannicide ne semble donc pas avoir été en honneur à Érésos, comme il l'était peu auparavant dans l'île voisine de Chios (1), comme il l'est devenu dans la suite à Ilion. Et pourtant c'est un compatriote et un contemporain d'Agonippos et d'Eurysilaos, Phænias d'Érésos, qui avait écrit entre autres ouvrages, un livre sur le tyrannicide (2).
(4) Voir, dans Ch. Michel, deux décrets de Chios ordonnant la restauration de la statue d'un tyrannicide (Rec. d’inscript. gr. n° 364). Les deux décrets ᾿ ontété rendus vers 332, plutôt que vers 322, date indiquée par Michel. On y voit que les oligarques n'avaient pas osé renverser la statue de bronze du tyrannicide Philitès; ils s'étaient bornés à lui enlever son épée (1. 4 et suiv. : τοῦ ἀνδριάντος ἐξεῖλον τὸ ξῖφος, νομίζοντες καθόλου τὴν στάσιν καθ᾽ αὑτῶν εἶναι). Le peuple décide de rétablir l’épée et donne aux agoranomes (la statue était sur l'agora) l'ordre de veiller à ce que le bronze soit nettoyé et la statue couronnée le premier jour de chaque mois et dans toutes les fêtes.
(2) Sur Phænias d'Érésos, voy. plus haut, p. 36, note 4.
Série 1] 12
RECUEIL
DES
RECUEIL
ι DES