PROCÈS-VERBAL DES ÉLECTIONS MUNICIPALES DE L’ANNÉE
En contparant le procès-verbal qu’on va lire avec celui que nous avons publié à la date de i388L on reconnaît que, sauf quelques offices subalternes, la composition de l’échevinage est restée la même. En i566, comme en i388, on trouve d’une part, à côté du maire, vingt-quatre échevlns partagés en trois catégories : les quatre, les huit et les douze; et de l’autre, le collège des maïeurs de bannière composé de soixante-quatre personnes.
Les échevins sont préposés à la surveillance des travaux publics et de l’artillerie; ils inspectent les boissons, les denrées alimentaires, les poids et mesures, les marques de fabrique, les ouvrages de saietterie, de sellerie, la poterie d’étain et les tuiles.
Les maïeurs de bannière prennent part, conjointement avec les échevins, à l’administration municipale; ils sont représentés dans cette administration par un maître de la maladrerie du Val, un maître des ouvrages, un maître de l’artillerie, un maître des présents, un auditeur des comptes et un préposé au passage des blés.
Un argentier du Val, un argentier de la ville, un siéger, un procureur fiscal et son substitut, un contrôleur et un greffier, complètent, dans les rangs supérieurs, le personnel de l’échevinage. Enfin, dans les rangs subalternes, se trouvent les sergents à masse, les sergents de la vingtaine et les gardiens des portes de la ville. A part le siéger, le procureur fiscal et le contrôleur, les divers officiers dont nous venons de parler étaient renouvelés tous les ans, par voie d’élection.
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Voici, d’après le procès-verbal de i566, comment les choses se passaient à cette date.
Le 2 4 août, le maire et les échevins d’un côté, les maïeurs de bannière de l’autre, se réunissent au son des cloches à l’hôtel de ville, dans deux salles séparées pour former ce qu’on appelait les deux colleges. Les échevins en charge commencent les opérations électorales en nommant deux auditeurs ou scrutateurs qui prennent place au bureau à côté du maire; ils procèdent ensuite, dans un scrutin secret, à la désignation des trois candidats parmi lesquels le nouveau maire doit être choisi. Le scrutin terminé, les auditeurs font connaître les noms des candidats. Le maire remercie les membres de l’échevinage du concours qu’ils lui ont prêté pendant la durée de ses fonctions, et il quitte la salle en même temps que le procureur de- ville et deux auditeurs, pour porter aux maïeurs de bannière, sur un bulletin signé du greffier, les noms des trois candidats. Cette formalité remplie, il revient ensuite dans la salle des échevins, et dépose sur le bureau les sceaux de la ville dont la garde lui avait été confiée à son entrée en charge.
Après avoir délibéré, les maïeurs de bannière se rendent, à leur tour, dans la salle des échevins, et font connaître le nom de la personne qu’ils ont élue pour maire sur la liste des trois candidats, ainsi que les noms des quatre et des huit échevins , de l’argentier de la ville et de celui du Val, dont l’élection leur était également attribuée. Les quatre et les huit nomment à leur tour les douze échevins de recueil qui complètent le nombre total de vingt-quatre.
Sur les sept heures du soir, le maire nouvellement élu prête serment, sur le balcon de l’hôtel de ville, entre les mains de son prédécesseur, et il reçoit ensuite le serment des nouveaux échevins. Cette formalité remplie, le substitut du procureur de ville fait délivrer, par l’argentier, un écu d’or à tous les officiers du roi en résidence à Abbeville.
Le lendemain, 2 0 août, l’élection des maïeuis de bannière est faite par les enseignes des métiers. Ces enseignes, composées de plu-
ÀBBEVILLÉ.
sieurs corporations formant chacune une bannière, sont au nombre de seize, et, comme chaque enseigne nomme quatre rnaïeurs, le nombre total de ces officiers s’élève à soixarite-qualre. Les deux collèges procèdent ensuite à la répartition des divers offices d’administration et de police municipale entre les rnaïeurs de bannière et les échevins.
Lorsque les élections sont terminées, les sergents à masse déposent sur le bureau de l’échevinage les attributs de leur charge, et leurs masses leur sont rendues, avec injonction de faire loyalement leur devoir. Les sergents de la vingtaine et les portiers se présentent ensuite ; la même recommandation leur est laite et il est ordonné aux portiers, sous peine de la vie, de garder fidèlement les clefs des portes de la ville et de ne pas en abuser; enfin le gardien des cordeliers fait un sermon dans la grande salle, et f échevinage donne soixante barils de bière à son couvent,
\j)rès le sermon, les cloches de féchevinage sonnent à pleine volée, et le maire lit au peuple, du haut du balcon, les ordonnances que fon avait coutume de renouveler ce jour-là.
Les formalités reprises dans le procès-verbal que nous publions ici sont restées, à peu de chose près, les mêmes jusqu’à la révolution.
Du sainedy vingt quatriesme d’aoust mil v*" soixante six, jour monsieur sainct Aoiif Berthelmy, en la grand’salle et auditore du grand eschevinage de la ville d’Abbeville, au son des cloches accoustumées sonner pour assembler messieurs des deux colleges, par devant noble homme Anthoine de Sainct Souplis, sieur de Watteblérie, mayeur, présents messieurs de Canteleu, Malicorne, de Hault, Delegorgue, Vicart, Fappin, Hutebert, de Hodde, OEuilyot, Duchesne, Asselin, Gosson, Warré, de Lestoile et de Compaigne , eschevins ;
Gaude, licencié èslois, siéger; Lagache, aussi licencié ès lois, procureur fiscal; Quevauviller, controlleur; de le Court, substitut du dit procureur; Poultrain, grelfier.
Ledict Lagache, procureur, a remonstré que de toute ancienneté à pareil jour (|ue aujourd’hui l’on doibt procéder à la rénovation de la loy d’icelle ville, et en ce faisant eslire à haulte voix deux de messieurs les eschevins pour estre auditeurs, et recepvoir au bureau l’élection et nomination de trois notables person-
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nages, pour iceulx estre envolez à messieurs les mayeurs de bannières estant assemblez audict eschevinage en leur salle, afïin de par eulx choisir et eslire Tun des trois personnages qu’ilz trouveront plus idoine, capable et agréable au peuple, pour estre en l’estât de mayeur de la dite ville, ceste présente année commençant aujourd’hui et fmant à pareil jour de l’an ixvii; requérant qu’il fut ad ce procédé, et l’élection et nomination des dicts trois personnages estre faictes par devant luy procureur, ainsy qu’il avoit esté faict au passé par ses prédécesseurs ayant esté pourveuz audict estât de procureur. Sur ce, lesdicts sieurs eschevins auroient dit que le dict procureur n’estoit nécessaire à la dicte élection et nomination; qu’elle ne se debvoit faire devant luy qui n’estoit juge; que, s’il estoit ainsy, ils n’avoient que faire de nommer deux d’entre eulx auditeur pour recepvoir et ouyr les voix des aultres leurs confrères eschevins; et n’estoit raisonnable que luy, procureur, servit de juge en excluant et privant de son estât et dignité M"" le mayeur, lequel présidoit encore en la dicte assemblée et faisoit toute acte et expédition de justice, jusques ad ce que le nouveau mayeur esleu avoit prins le serment sur les plombs, et auquel y estoit le dit assemblé pour ce faire, comme en semblable, eulx eschevins faisoient; oultre que s’il avoit esté faict aucune chose au passé préjudiciant aux droictz des dicts sieurs mayeurs et eschevins, sans ce confesser, et auroient esté les prédécesseurs procureurs qui en avoient usé comme bon leur auroit semblé, et n’y faisoient riens leurs escriptures privées, sans estre approuvées de greffier ou de aultres personnes publiques; aussy que l’an passé il fut débouté de sa prétendue requeste et ne lui fut seullement accordé que d’estre au bureau, sans néantmoins tourner en aucune conséquence ne préjudice en aucune manière aux droits des dicts sieurs maieurs et eschevins à l’advenir pour faire sortir et retirer de la dite salle icelluy procureur, lors que l’on procéderoit à la dicte nomination et élection , chose qui estoit de leur serment et conscience, et que aultres que eulx ne debvoient congnoistre; qu’il se debvoit estre pourveu de ce dès longtenqDs par requeste ou aultrement, s’il en vouloit plus avant congnoistre, sans attendre à aujourd’huy, et les troubler en icelle élection et nomination, et lui ordonnant, par iceulx maieurs et eschevins, ne plus faire de troubles et empescher, raeisme de sortir hors de la dicte salie , soauf à soy pourveoir cy après par requeste de ce qu’il prétendoit f dont il auroit protesté d’appeler, et néantmoins est sorti de la dite salle.
Ce faict, a esté procédé à la nomination des dicts deux auditeurs , qui ont comprins les personnes d’iceulx de Ganteleu et de Hauît, lesquels auroient prins leur place au bureau avecq ledict sieur de Sainct Souplis, maieur, y estant pareillement et tenant le registre le dit Poultrain greffier; et après avoir faict prester le serment par icellui sieur maieur ausdictz de Canteleu et de Hault de bien et fi-
Tiers état. — iv.
ABBEVILLE
dèlenient eulx acquiter en ceste charge, a esté faicte la nomination et élection des dicts trois personnages. Et premièrement, ont esté nommés .par les dits auditeurs, d’autant qu’ilz votent en secret, et par après par les autres, selon leur ordre et degré, lesquels trois personnages ont emprins les personnes de noble homme Guérard Roussel, sieur de Miannay; honorables hommes Jehan Gaillard et Noël Bohault.
[.,a dicte élection l'aicte, icelluy sieur de Saincl Souplis, maieur, a faict le remerchiement ausdictz sieurs et eschevins, conseillers et officiers, de la bonne assistance, conseil, confort et aide qu’ilz lui ont faicts à l’exercice du dit estai de maieur.
Instament après, s’est j)arty le dict sieur de Sainct Souplis de ladite salle et a\ec(] lui le dit Lagache, procureur et aucuns desdictz sieurs eschevins, lequel s’est transporté en la salle où sont assemblez les maieurs de bannières, pour semblablement leur faire le remerciement du debvoir et assistance qu’ilz ont faicte auv assemblées concernans l’utilité publicque, estant le dict jn'ocureur garny de l’élection des trois jiersonnages soubz la signature du dict greffier, affin de la délaisser à iceulx maieurs de bannières, pour en eslire et choisir l’ung d’eulx à teiiii et exercer, ainsi comme dict est, l’estât de maieur durant la dicte année; et au retour du dict sieur de Sainct Souplis, il a rendu et remis les sceaux dont il estoil gardien sur le bureau, ainsi cju’il est acoustumé.
Sur les deux ou trois heures après, Anthoine Beauvarlet, Anthoine Leclercq, Bertran Gaignerel et aultres maieurs de bannières, assemblés pour la présente année, sont comparus en la dite salle et y ont présenté ausdictz sieur maieur et eschevins l’élection par eulx faicte de cestuy des trois ])ersonnages cju'ils auroient choisy |)Our maieur, jjorlant aussy l’élection des c|uatre premiei's et huit eschevins, avec l’argentier de la dite ville et du Val pour icelle année, quy ont comprins les personnes, sçauoir : pour le dit sieur maieur, du dict Jehan Gaillaid; pour les quatre premiers eschevins, Jehan de Canteleu, Pierre Tillelte, sieur de Mautort , Jehau Le Bel , l’aisné, Ancel Langlacé : pour les autres huict , Anthoine de Le Gorgue, l’aisné, Nicolas de Broustellcs , Simon Belle, Jehan de Porcq, Nicolas de Le Modelé, Nicolas Hubert : pour l’argentier de la ville. Clément Calippe; argentier du Val, François Leconte.
Do la quelle élection lecture auroit esté faicte, et icelle ouye, ledit Lagache, procureur, présent , auroit remonstré que le dict Tilletle esleu second des quatre premiers eschevins, avoit le degré de licencié ès loix et estoit receu advocat au siège de la séneschaussée de Ponthieu; ([ue partant il ne povoit tenir ledict estât d’eschevin, suivant certain édict faict par le roy, prohibitif à toutes personnes de longue robbe tenans estât dejudicature ou autrement, s’entremettant et aians
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ollices d’advocat ou procureur : sur quoy a esté ordonné au dict procureur de soy transporter en la salle des dictz maieurs de bannières et leur faire remonstrauce de ce que dessus; lequel auroit faict, et cà l’heure inesnie retourné auroit dicl les dictz maieurs de bannières luy avoir respondu que aux maieur et escbevius eussions à en ordonner, et qu’ilz estoient prestz à en mettre ung autre, disans estre ignorans de la qualité du dit Tillette. Entendu laquelle élection, joinct la notoriété de la qualité d’icelluy Tillette, a esté dict, pour éviter les peines contenues en l’édict, qu’il sera pi’océdé à l’élection d’un aultre par les dictz'inayeurs de bannières, ce qui leur auroit esté nottifié par le dit procureur en leur salle; lesquels aians entendu la dite sentence, seroient comparus Jehan de Porcq, Anthoine Beauvarlet, Hugues Rohault, Simon LoiTèvre, Jehan Travet et Simon Macquet, qui auroient dict par la bouche du dict de Porcq, d’autant que le dit Tillette ne povoit tenir le dit estât d’eschevins, Gérard Roussel, escuyer, sieur de Miannay, avoir le plus de voix après luy pour estre en son lieu; ausquelz auroil esté faict response qu’il avoit renoncé à la bourgeoisie et pri\illége de la dite ville, mesmes qu’il n’estoit demeurant en icelle, leur ordonnant d’en nommer ung aultre, lesquelz auroient du deppuis faict élection de la personne de Jehan Le Prévost sieur de Sanguine; l’élection duquel auroit esté présentée par Jehan 'l’rouet, Jacques Duméry et Simon Macquet.
Ces choses faictes, ont esté déléguez pour aller (piérir le dit sieur Gaillard, esleu nouveau maieur, les dicts Gaude, siéger; Lagache, procureur ; de Canteleu , de nouveau esleu premier eschevin, et aultres qui ont raporté, à leur retour, ne l’avoir trouvé au logis et sa femme leur avoir dict qu’il estoit à Camberon et qu’il reviendi’oit sur le soir.
Auroient encore esté envoyé quérir le dit Prévost a\ecq icelluy Calippe, argentier, lesquels se seroient trouvés absens.
Et environ les sept heures du soir, sur l’advertance faicte que le dict sieur Gaillard estoit de retour, auroit esté envoyé derechef en son logis ledit Gaude siéger, et aultres qui l’auroient asisté pour le prier de voulloir venir empreindre la dite charge et estât de maieur, lequel tost après seroit venu avecq ledit Gaude, et estant arrivé luy auroit esté faict entendre la dicte élection et le prier itérativement vouloir empreindre la dicte charge, à (|uoy il se seroit consenty.
A ceste cause auroit esté appelé sur les plombs par le greffier, ainsy qu’il est acoustumé. Les dicts quatre premiers eschevins et lesdits deux argentiers seroient comparu sur les plombs, et faict le serment par devant ledit sieur de Sainct Souplis qui, au précédent, avoit faict son remerciement au peuple estant en grand nombre en la court du dict eschevinage; sy luy auroient esté baillé les dicts sceaulx par le dict Lagache, procureur estant ad ce présent.
Seroient encore comparus les dicts de Canteleu et Le Bel, eschevins des quatre, ausquelz ledit sieur Gaillard, maieur, auroit fait prester le serment au dit cas requis.
Seroit encore comparu le dit Lecomte, argentier du Val, qui pareillement auroit fait le serment.
Quant ausdictz Leprevot et Langlacié, aussy des quatre premiers eschevins, et Calippe, argentier de la dite ville, nouveaux esleus, ne sont comparus, contre lesquelz par leur non comparoir, sur la requeste du dict Lagache, procureur, a esté donné deffault, et dict qu’ilz seront reprins à intimation.
A esté envoyé à Messieurs les gens et officiers du roy par de Le Court, substitut du dict procureur, ung escu d’or sol, ainsy qu’il a esté faict de tout temps, lequel escu a esté fourny et délivré au dit de Le Court par Philippe Fuzellier, argentier pour l’année finée ce jourd’huy.
Le dict jour x.xv aoust, sur la requeste faicte par M® Jehan Lagache, procureur fiscal de ceste ville d’Abbeville, affin que, suivant les anciennes coustumes et or donnances du dict eschevinage, il soit ordonné que les enseignes des mestiers seront convocquées pour renouveller, nommer et eslire maieurs de bannières pour les entretenir en leurs franchises et libertez, a esté ordonné que les dicts mestiers seront convocqués et qu’il sera ad ce procédé; et pour ce faire ont esté mandés les sergens de la vingtaine, ausquelz a esté enjoinct faire en toute diligence les convocquations et semonces y requises,
Cependant ont esté appelez par ordre les noms et soubznoms des dicts sieurs eschevins, cy après insérés, ensemble ceux par eulx recueilliz.
Le mayeur, — Honorable homme Jean Gaillard.
Les quatre premiers eschevins. — Jehan de Canteleu , Jehan Le Prévost , Jehan Le Bel, Ancel Lenglacé.
Les huit eschevins. — Anthoine Malicorne, Ernoult de Hault, Jacques de Le Gorgue, Nicolas de Broustelles, Simon Belle, Jehan Le Porcq, Nicolas de Hodde, Nicolas Hutebert.
Les douze eschevins de recueil. — Jehan de Lastre, Anthoine Lagache, Pierre du Caurroy, Richer Pappin, Anthoine Picart, Mathieu Febvin, Nicolas Macquet, Jehan Auger, Anthoine OEuillot, Anthoine Leclercq, Robert de Vienne, François Poultier.
Argentier de la ville. — Clément Calippe.
Argentier du Val. — François l.econte.
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Tous les quelz eschevins et argentiers sont comparuz, saoul’ lesdits Prévost, Du Cauroy et de Viennes, qui se sont trouvez absens, etencores les dits Delattre, Auger et Poultier, qui auroit esté raporté estre malades; et au regard de ceulx comparans estans du recueil, ensemble le dit Lenglacé qui ne seroit comparu le jour d’hier sur les plombs, leur auroit esté faict prester le serment au cas requis, et quant aux autres, leur auroit aussi esté faict le dit jour d’hier presler le serment ainsi qu’il est acoustumé.
A esté procédé à unir les enseignes pour l’élection des nouveaux maietirs de bannières, les quels ont esté nommez des personnes et ainsi qu’il s’enssuit ;
Premièrement, boulangers et blatiers. ( Suivent quatre noms.) — Taverniers et cambiers, id. — - Bouchers, id. Ghausseteurs et marchands, id. — Pareurs, id — Tisserans de draps et de thoilles, id. — Merchers, bonnetiers et chapeliers, id. — Charpentiers, mâchons, menuisiers, tonneliers, id. — Tanneurs, cordonniers et conroyeurs, id. ■ — Mareschaulx, barbiers et aultres, id. — Cousturiers, id. -—Pelletiers et mégissiers, id. — - Jardiniers, id. — Carmers et laboureurs, id. — - Marigniers et autres , id. — - Alevaux, id.
A tous lesquelz maieurs de bannières comparans en personne a esté laict prester le serment. — Ce laict, après qu’ilz se sont retirez en leur salle pour faire leurs offices, lesdictz sieurs eschevins ont commencé à faire celles de leur collège comme il s’enssuit : premièrement ont nommé tout hault pour auditeurs des voix aux offices des maistres du Val, des ouvrages, de la Glizette; lesquelz auditeurs ont comprins les personnes de Jehan Le Bel et Anthoine Malicorne et ont esté esleus ausdictz offices, sçavoir : pour inaistre du Val, Simon Belle; pommaistre des ouvrages, Arnoul de Hault. — Pour la Glizette, Ancel Lenglacé.
Ensuivent les autres offices qui ont esté faites et nommées à haulte voix : — Pour maistre des présents : Anthoine Malicorne. — Aux poissons : Jehan de Ganteleu, Jehan de Porcq. — A fartillerie : Antoine Leclercq. — Au pain, avec les quatre eschevins : Nicolas Macquet, Anthoine Picart. — Aux cervoises, avec les dits eschevins : Richer Pappin, Mathieu Febvin. — Aux harengs frais : Jehan Le Bel, Nicolas de Broutelles. — Aux trippes : ledit Le Bel, Nicolas de Hodde.
— Aux poinssons des orfèvres : Jehan Le Prévost. — Aux saiettes : Nicolas de Hodde. — Aux pottiers d’estain : Jehan Auger. — Aux poids et mesures : Nicolas Hubert. — Aux selles : Nicolas de Brousteiles. — Aux bonnetz : Robert de Vienne.
— Aux gardes ; François Poultier. — Aux bouchers, avec les dits quatre eschevins : Nicolas Macquet, Anthoine Leclerc. — Aux comptes : Nicolas de Brousteiles, Jehan Le Porcq. - — La merche aux harengs : Antoine Malicorne, Jacques de la Gorgue. — Aux thuiles : Jehan Delattre.
ABBEVILLE
Enssnivent les offices laictes de la part d’iceulx maieiirs de hannièi’es. Pour maistre du Val avecq le dit Belle, Nicolas Lefebvre. — Pour maistre des ouvrages avecq le dit de Hault, Antoine Tellier. — Pour maistre de l’artillerie avecq le dit Leclercq , Ancel Gourdin. — Pour maistre des présents avecq le dit Malicorne, Robert Carbonnier. — Pour auditeur des comptes avec les dicts de Broustelles et Le Porc, .lehan de Dompierre, Hugues Rohault. — Pour l’auditeur du commun, Adrien Prévost. — Pour entendre au passage des bleds, Vulfran Gaignerel,
Ce que dessus expédié, les sergens à masse ont présenté et mis sur le bureau leurs mâches, comme est accoustumé, ausquelz elles ont esté rendues avec injonction défaire bon debvoir en l’exercice de leurs offices, sans commettre aucune exaction, ni retenir les deniers provenans des exécutions qu’ilz feront, à peine de privation de leurs dicts offices.
Les sergens de la vingtaine qui se doibvent pareillement présenter au dit jour, pour rendre raison de leurs charges et estats, ne sont comparus, par quoy sur la requeste du dit Lagache, procureur, a esté donné deffaidt contre eulx à tel proufit que de raison.
Les portiers se sont aussi présentés ès personnes , et rendu les clefz et haillées en garde sur le bureau, pour rendre pareillement compte de leurs charges, aiis- (|uelz elles ont esté rendues. Sy leur a esté de nouveau faict prester le serment, et enjoinct de garder les dites clefs fidellement et non abuser, ny pareillement au faici de l’ouverture et fermeture des portes, à peine de la vie.
Sur l’adjournement fait à Clément Callippe, argentier, nommé et esleu pour ladite année, alhu de venir emprendre le dit office et faire le serment au cas requis, a esté contre lui donné delfault pour non compai'oir, ce requérant ledit Lagache, [)rocureur. ,
l.es dictes expéditions faictes, le gardien du couvent des Cordeliers de ceste ville a faict le sermon accoustumé en la dite salle chacun an à pareil jour; sur la requeste.du quel, et affin de aider ledit couvent à vivre, joinct leur grande poureté, leur a esté délivré le nombre de soixante barilz de bière, qui leur sera délivré en forme par le fermier de la ville de ceste année , sur les deniers qu’il debvera de la dite ferme, dont sera faict et expédié mandement.
Toutes les cloches du dict eschevinage, en signe de plaine renovation de la loy, ont esté sonnées; sy ont esté leues sur les plombs les ordonnances que l’on a acoustumé à pareil jour.
A rrhives d’itbbeville, Beçjistre aax délibérations de l’échevinage , de i565 à 1567.
XVP SIECLE.