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Le document que nous publions ici est un mémoire dressé par l’échevinage d’Abbeville en exécution de l’article 10 de l’édit du mois d’août 1764, qui enjoignait aux villes de produire le tableau de leur situation financière et administrative, et Thistorique de leur organisation communale. Ce mémoire, fort étendu, donne les détails
ABBEVILLE
les plus circonstanciés sur la constitution du corps de ville, les différents offices de la magistrature municipale, les assemblées délibérantes, les élections et la gestion des finances de la ville. La grande clarté de ce résumé, l’ordre strictement logique dans lequel les matières y sont distribuées, nous dispensent de toute analyse. Nous ferons seulement remarquer que , malgré les modifications que le régime municipal avait subies à fépoque à laquelle nous sommes parvenus, on trouve encore, au xviiE siècle, des traces très-nombreuses (les institutions primitives de la commune d’Abbeville, et, comme il est dit dans le mémoire que nous reproduisons, il était impossible de prendre des précautions plus étendues ni d’apporter des sûretés plus utiles au bon ordre des affaires de la ville et à la manutention des biens et revenus communaux.
FORMES DES ASSEMBLEES PARTICULIERES ET GENERALES, ET LES NOTABLES QUI LES COMPOSENT.
Lorsqu’il s’agit d’objels qui regardent les droits et privilèges de la ville, les causes en demandant, défendant, interventions, lés dépenses extraordinaires, pensions, accjuisitions, aliénations, emprunts, réparations extraordinaires, reconstructions, nouvelles constructions ou augmentations d’icelles, et généralement tout ce qui peut intéresser la ville et qui n’est point de la régie et administration ordinaire, il est de règle étroitement observée par les officiers municipaux de faire, à l’occasion de ces objets, trois assemblées, savoir deux particulières et une générale, la première du corps municipal ordinaire, la seconde du corps municipal composé et la troisième de tous les corps de la ville.