‹ Recueil des monuments inédits de l'histoire du tiers état (volume 3)Chapitre 136 sur 223 · L’ÉTAT ACTUEL DES COMPTES ET DES DENIERS COMMUNS · texte numérisé non relu

L’ÉTAT ACTUEL DES COMPTES ET DES DENIERS COMMUNS

Le compte des deniers patrimoniaux pour l’année révolue le ik août 17 63, par

l’arrêté duquel appert le chapitre des reprises, monte à . i,3io' i3* 9*^

Et le reliquat en deniers clairs dûs par le receveur . 223 i4 8

Total des reprises et reliquat . i,534 8 5

Le dernier compte rendu en la chambre des comptes à Paris des deniers communs et anciens d’octroys perpétuels est pour l’année 1766, par la clôture duquel appert que le receveur y est porté et jugé reliquataire de la somme de . 7’ 8^

L’on observera que ces anciens octroys ont leurs charges particulières, spécialement affectées, ce qu’on peut voir par les états d’iceux qui sont envoyés; que les charges aujourd’huy excèdent leurs produits d’une somme èz environs de 5oo‘ par année; que le reliquat porté en ligne cy-dessus s’est formé au tems où faisaient partie de ces anciens octroys les droits d’entrée sur les laines, qui ont été supprimés en 1755, pour le plus grand avantage des manufactures; et que ce reliquat s’absorbe en partie chaque année par l’excédant des charges.

Le dernier compte du nouvel octroy, rendu par devant M. l’Intendant de la généralité d’Amiens, est pour l’année échue au premier avril 1768, par l’arrêté duquel appert le reliquat dû par le receveur monter à la somme

de . . . 4,171' 17’

Sur laquelle doit être prise celle de 2,276 , à payer à la fortiffication , à cause d’un supplément d’ouvrages que la ville a été autorisée de faire, cy . 2,276

Et celle de i,38o, pour le prix des ouvrages, portée en une adjudication du 16 juillet également autorisée, cy . . . i,38o

Restera . 616 17 6

Le patrimoine n’a d’autres dettes à payer que ses charges annuelles ordinaires; mais, d’après les états envoyés de ses revenus et charges, il est facile d’appercevoir que ce n’est que par la ressource d’une économie des plus grandes c|ue les municipaux jusqu’à présent ont pu faire suffire le produit aux charges; aussy cette ville, quoyque la capitale du Ponthieu, demeure-t-elle frustrée des avan-

ABBEVILLE

tages de beaucoup d’autres, où nou seulement les constructions nécessaires, mais aussy les décorations somptueuses sont élevées avec des facilités.

Si l’on considère avec quelqu’attention la forme des assemblées particulières ou générales exposées cy-devant, les notables ou les corps de notables qui les composent, les précautions sages et prudentes qui dirigent tout ce qui intéresse le corps de ville, les élections de ses magistrats, les réglements autenthiques fondés sur les mœurs, droits et privilèges des habitants qui en forment la liaison et l’économie, l’on est entièrement persuadé qu’on ne sçaurait y apporter le moindre changement sans en même tems déranger le bon ordre , la paix et la tranquillité qui régnent depuis longtems entre les différents corps, dont le vœux unanime est pour la conservation de leurs anciens usages.

Le présent mémoire, pour satisfaire à l’art, lo de l’édit du mois d’aoust dernier. Fait par nous maieur et échevins de la ville d’Abbeville, en la chambre du conseil de l’hôtel commun d’icelle, le 24 octobre 1764*

Archives d’Abbeville. Manuscrit in-f° en papier, de i3 feuilles.

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