‹ Recueil des monuments inédits de l'histoire du tiers état (volume 3)Chapitre 170 sur 223 · INDICATION DE PIÈCES RELATIVES A DOULLENS · texte numérisé non relu

INDICATION DE PIÈCES RELATIVES A DOULLENS

Août 1 266. — Lettres de Gauthier Bardin , bailli d’Amiens , constatant que les habitants de Beauval, par suite d’un accord avec les habitants de Doullens, conservent leur droit de justice sur la partie du territoire de Beauval comprise dans la banlieue de Doullens.

Delgove, Histoire de Doullens y p. 65.

12 mai i456. — Guillaume de Beauval, seigneur de Neuvilette et de Riquemesnil, désirant pouvoir se rendre sans détours de l’une à l’autre de ses terres, séparées par l’Authie, demande aux maire et échevins de Doullens , seigneurs hauts justiciers de la rivière en la banlieue de leur ville , la permission de construire un pont à Riquemesnil. Cette permission fut accordée le 1 2 mai 1 456 , à condition pour Guillaume : 1” de payer à la ville 4 sols paris, de cens annuel ; 2° de ne donner au pont que 3 pieds 1/2 de largeur; 3° de le tenir fermé tant de jour que de nuit, et de le rompre à la première réquisition des officiers municipaux de Doullens , le tout sous peine de 1 o livres d’amende.

Cartulaire rouge de Doullens, fol. 74. — Labourt, Essai sur l’origine des villes de Picardie, Mémoires de la Société des antiguaires de Picardie, t, IV, p. 335.

28 janvier i463. — Lettres par lesquelles Louis XI accorde la faculté de retrait aux habitants de Doullens.

Ordonnances des rois de France, t. XVI, p. 157.

15 mai i486. — Charte par laquelle Charles VIII déclare accepter le don qui lui a été fait par les maire et échevins de Doullens de la tour de Beauval.

Cartulaire rouge de Doullens, fol. xvii. — Delgove, Histoire de Doullens , p. 65.

1^507. — Coutumes de la prévôté de Doullens,

Coutumier général , éd. Paris, 1724, t. I, part, i, p. i52.

1507. — Coutume locale de la ville et de la banlieue de Doullens. — Cette coutume comprend dix-huit articles ; elle confirme pour les magistrats municipaux l’exercice de la haute , moyenne et basse justice; le droit de relief sur les ventes de propriétés sises dans la ville; le droit de lever 60 sols parisis d’amende sur les individus qui frappent à main garnie, et 5 sols sur ceux qui se rendent coupables d’injures , plus la prison dans les deux cas.

Archives de Doullens, imprimé. — Delgove, Histoire de Doullens, p. 487 et suiv.

16 juin i563. — Lettres patentes de Charles IX qui affranchissent pendant un an les manans et habitans de l’élection de Doullens de toutes tailles et crues.

Archives de l’Empire, section domaniale. — - Chambre des comptes. Mémorial, ccc, fol. 342.

COMMUNES DE LA BASSE PICARDIE

26 janvier 1676. — Arrêt qui adjuge, par provision et avant faire droit, aux maire et échevins de Doullens l’exercice de la justice civile et criminelle dans la ville et banlieue.

Dom Grenier, vol. XCXIII (xiv' paq. n° 7, p. 387 ).

Avril iSgii- — Lettres patentes de Henri IV, du mois d’avril iSgi , portant abolition en faveur du sieur de Villancourt et des habitants de la ville.

Parlement de Paris, Registre des ordonnances, 2 R. fol. 382.

Décembre 1594. — Lettres patentes de Henri IV du mois de décembre lôgi portant abolition en faveur des habitants de la ville, sauf pour ceux qui pourraient être reconnus coupables de la mort du feu roi ou d’attentats contre le roi régnant.

Parlement de Paris, Registre des ordonnances, a R. fol. 379.

Décembre lôgA. — Par l’édit de la réduction d’Amiens à l’obéissance du roi, Sa Majesté déchargeoit de tailles les élections d’Amiens et de Doullens pour trois années. Nonobstant cela, il v avait des commissions délivrées aux élections de faire l’assiette des tailles, sur quoi les maieurs et eschevins de Doullens font leurs remontrances aux trésoriers et demandent l’exécution de l’édit, à quoi les trésoriers répondent qu’ils n’y peuvent mettre ordre, attendu qu’ils ont fait eux-mêmes des remontrances inutiles.

Dom Grenier, Note extraite des registres du bureau des finances d'Amiens, xv° paq. art. 2 , p. 5i6.

2g avril iSgS. — Arrêt portant que les appellations du magistrat de Doullens par provision ressortiront au conseil d’Artois.

Bibl. publ. d’Arras. — Répertoire des registres mémoriaux du conseil d’Artois, n° 4i, mss. sixième registre aux placards, fol. 244.

Août a 698. — Lettres de Henri IV portant qu’il rétablit les habitants de la ville dans la pleine et entière jouissance de tous leurs privilèges, excepté pour le regard des mayeur et échevins, qu’il a réduits à sept personnes pour former le corps de communauté de la ville, savoir un mayeur et six échevins.

Parlement de Paris, Registre des ordonnances, 2 X, fol. 342. — Bibl. imp. — Ducange, Suppl, fr. 1225 B, p. 417.

Novembre 1616. — Lettres patentes de Louis XHI, portant confirmation des privilèges, exemptions , loi, mairie, échevinage, collège et autres franchises accordées aux bourgeois de Doullens par plusieurs rois, et entre autres Philippe de Valois, pour les récompenser des efforts qu’ils firent contre les Anglais après la bataille de Créci.

Parlement de Paris , Registre des ordonnances, 3 A , fol. 3 1 6. Dom Grenier, vol. CXII bis

(xvi' paq. n° 7 ).

Ilippolyte Cocheris, Notices et extraits des documents manuscrits conservés dans les dépôts de Paris et relatifs à l’histoire de la Picardie, Paris, i854 et ann. suiv. — On trouvera dans cet intéressant travail, t. H, de la page 9 à la page 19, l'inventaire de divers actes relatifs à l’histoire de Doullens, autres que la plupart de ceux ci-dessus mentionnés.

SAINT-JOSSE SUR-MER

SAINT-JOSSE-SUR-MER

NOTICE PRÉLIMINAIRE

Ce village doit son origine à un ermitage où mourut, en 667, le saint dont il porte le nom. En 793, Charlemagne fit bâtir un monastère sur le lieu même que l’ermitage avait occupé : ce monastère, détruit par les Normands, et relevé de ses ruines en 1 080, fut richement doté par les comtes de Ponthieu, et fun de ces comtes. Gui P*, érigea en comté ses vastes propriétés territoriales, qui s’étendaient le long du littoral de la Manche, depuis f embouchure de l’Authie jusqu’à Etaples. En fan 1 100, Guillaume, comte de Ponthieu, ratifia les donations faites par ses prédécesseurs; mais des contestations s’élevèrent fréquemment entre ses successeurs et les abbés de Saint- Josse, au sujet des redevances féodales ou de l’exercice de la justice. Une transaction intervint, en i2o3, pour régler les droits des parties, et cette transaction constate qu’une commune avait été établie à Saint-Josse, du consentement de fabbé et du comte Guillaume, selon les lois et coutumes d’Abbeville, à la condition que les coutumes de la commune ne prévaudraient point contre l’église de Saint- Josse, mais que les coutumes de cette église prévaudraient contre celles de la commune : « it^ quod secundum Domini timorem et justitiam consuetudines communiæ adversus ecclesiam beati Judoci non prævalebunt, sed jura et libertates prædictæ ecclesiæ consuetudinibus communiæ præjudicabuntur. »

Gallia christiana; Paris, 1751, in-folio, t. X, Instriimenla , col. 337-338. — Bibl. impcollect. Duchesne.t. LXXVIII, p. 236. — .Archives du Pas-de-Calais.

Tiers état. — iv.

COMMUNES DE LA BASSE PICARDIE

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