INDICATION DE PIECES RELATIVES À MONTREUIL
1279. — Les bourgeois de Montreuil prêtent au seigneur de Vignacourt 1 1 livres parisis. Celui-ci leur accorde pleine et entière franchise pour eux, leurs valets, leurs bêtes de somme et les denrées à leur usage à Vignacourt, Flixecourt, Létoille, Favières et Villers-Bocage.
Bihl. imp. Dom Grenier (xxx' paq. n° 4).
1279. — Edouard PÇ roi d’Angleterre et comte de Ponthieu , octroie aux habitants de Montreuil divers impôts applicables aux dépenses de leur ville.
F. C. Louandre, Histoire d’ Abbeville, t. I, p. .liS.
18 décembre iSi.S. — Louis X accorde des lettres de sauvegarde aux habitants de Montreuil; il reconnaît que, s’ils ont refusé l’entrée de leur ville aux gens de guerre, ils l’ont fait avec son autorisation. Confirmation des lettres de Louis X par le roi Jean; novembre i35o.
Bec. des ord, t. IV, p. 8.
Tiers état. — iv.
COMMUNES DE LA BASSE PICARDIE
iSGg. — Charles V, à la demande des tisserands de Montreuil, les autorise à faire sonner la cloche qui règle les heures de travail, ce qui n’avait plus lieu depuis six ans.
Rec. des ord. t. IV, p. 628.
i45i. — Charles VII modifie en quelques points la forme des élections municipales. Deux jours avant la fête de Saint-Simon-Saint-Jude, les sept ghildes assemblées séparément nomment chacune quatre électeurs. La section des portiers en choisit neuf, et celle de Saint-Martin deux autres , ce qui fait trente-neuf. Ces trente-neuf électeurs nomment, sous la foi du serment, douze échevins de probité et de réputation, et parmi eux le mayeur, un second mayeur, un troisième mayeur. Immédiatement après cette nomination, les trente-neuf électeurs choisissent, pour compléter le corps municipal, douze conseillers qui doivent lui venir en aide et l’assister de leurs lumières et de leur coopération.
Id. t. XIV, p. J 78.
1463. — Louis XI accorde des lettres de sauvegarde aux habitants de Montreuil, et les autorise à repousser par la force les gens de guerre et les étrangers qui commettraient dans leur ville des actes de violence.
Id. ibid. t. XVI, p. 108,
1464. — Lettres du même, relatives aux finances et à l’administration de Montreuil.
Id. ibid. p. 2 34 à 2 44.
i48o. — Louis XI permet d’imposer des droits sur les marchandises qu’on vendra dans la ville ou dans la banlieue, à condition qu’on lui payera 1,000 livres tournois et qu'on emploiera le reste à l'entretien des fortifications de la ville.
Id. t. XVIII, p. 553.
Coutumes locales de Montreuil, ville et échevinaije. 1607 — Un chascun, dans la dite ville et banlieue, est seigneur en son tenement fart. 9). Les mayeur et échevins ont toute justice, et seigneurie haute, moyenne etbasse(io). Les appels du vicomte sont portés devant l’échevinage (26).
Bouthors, Coutumes locales du bailliage d’Amiens, t. II, p. 698 à 601.
Indiquons encore è la Bibliothèque impériale. Latin, 17,146, un manuscrit grand in-folio de quatre feuillets contenant quatorze pièces relatives aux privilèges de Montreuil. Ces pièces sont rangées sous les deux titres suivants : Chi après s’enssientles previléges contre Bouloigne; — Previléges tjue le ville a des seigneurs de Pontiea et des rois d’ Angleterre. Ces pièces appartiennent au xiiU et au xiv” siècle.
FONTAINE-SÎJR-SOMME.
FONTAINE-SUR-SOMME
NOTICE PRÉLIMINAIRE
Aucun fait historique ne se rattache à cette localité (canton d’Hallencourt, arrond. d’Ahheville, 1,302 hah.). Nous savons seulement que les seigneurs de Fontaine occupaient parmi les nobles de Picardie, un rang important. L’un d’eux, Aleaume, remplit à Ahheville les fonctions de maire peu de temps après la rédaction de la charte de commune, et assista, en i2o5, à la prise de Constantinople.
Sous le règne d’Edouard F*", roi d’Angleterre et comte de Ponthieu, une commune fut accordée aux habitants de Fontaine par Jeanne, dame du lieu; cette commune fut confirmée par Edouard, et la charte en fut authentiquée par le sceau de ce prince, ceux d’Eléonore, sa femme, de Jeanne, sa fille, et de l’échevinage de Fontaine. C’est le texte de cette charte f|ue nous publions ici.