‹ Recueil des monuments inédits de l'histoire du tiers état (volume 3)Chapitre 39 sur 223 · ET PROCÈS-VERBAUX D’EXÉCUTIONS JURIDIQUES · texte numérisé non relu

ET PROCÈS-VERBAUX D’EXÉCUTIONS JURIDIQUES

Nous réunissons ici, dans un seul faisceau, comme nous l’avons déjà fait à la fin du xiiU siècle, les jugements criminels les plus remarquables rendus par l’échevinage d’Abbeville, pendant le cours du xiv®siècle, et divers procès-verbaux d’exécution. Durant cette période, les magistrats municipaux restent investis de toute la plénitude des attributions juridiques qui leur avaient été conférées par la charte de 1 i84; c’est toujours cette charte qui sert de base à la législation,

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et la pénalité est à peu près la même que dans le siècle précédent, ainsi que la forme et le cérémonial des supplices. Voici, par ordre chronologique, l’analyse des pièces qui vont suivre.

1° Acte relatif à l’abatis de la maison d’un meurtrier. On y voit que les femmes des condamnés dont les maisons devaient être abattues, conformément à l’article 8 de la charte de commune, pouvaient, leur vie durant, faire suspendre la démolition, en prouvant qu’elles avaient un douaire sur ]a maison de leur mari (i3o2).

2° Sentence de bannissement prononcée contre un individu qui avait frappé un sergent de l’échevinage (iSoq).

3° Sentence de bannissement contre une femme, pour avoir répandu contre le maire des propos calomnieux.. Le bannissement doit se prolonger jusqu’à ce cjue la femme condamnée ait payé neuf livres et une maille d’or à chacun des échevins (i3 lo).

4° Sentence de lianmssement pour dix ans contre une femme qui avait favorisé la prostitution et les désordres des gens mariés (i3io).

5° Procès-verbal de l’exécution d’un meurtrier. Le coupable est pendu et l’exécution a lieu après le coucher du soleil (i3 i i).

G” Procès-verbal d’exécution d’un pourceau qui avait tué un enfant; il fut pendu par les jambes de derrière (i323).

Pi ’ocès-verbal de l’exécution d’un individu qui avait volé de l’avoine sur le marché d’Abbeville (i33i).

8“ Procès-verbal constatant qu’un marinier, condamné au bannissement et à fabatis de maison pour coups et blessures, a été de nouveau autorisé à résider dans la ville, après qu’il a eu fait sa soumission (i 336).

9° Procès-verbal d’après lequel, un valet d’Alabeville ayant été pendu hors de la banlieue à Saint-Biquier, en violation des droits de féchevinage, le bailli d’Amiens fait rélaè/i/’ le supplicié, c’est-à-dire remettre aux magistrats municipaux un mannequin rempli de paille, chaussé et vêtu, et disposé à la ressemblance du défunt (i345).

1 o® Jugement portant condamnation à mort d’un individu convaincu d’avoir dit qu’il ne lui fallait que lever le doigt pour faire disparaître

tous les riches de la ville d’Abbeville , et qu’en se débarrassant du maire et de sept ou huit autres personnes, tous les habitants seraient égaux, et procès-verbal d’exécution. La tête du supplicié a été exposée sur la pointe d’une épée à l’une des portes d’Abbeville , et le corps attaché au pilori (i358).

1 1° Mention de l’exécution du cadavre cl’ une femme qui s’était pendue et qui fut condamnée à être brûlée (i364)-

1 2° Condamnation à mort prononcée contre un voleur, et procèsverbal d’exécution. Il faut noter dans cet acte la mention d’un prêtre que l’autorité donne au condamné pour l’assister à ses derniers moments. C’est la première fois que ce fait se présente, et on peut le considérer comme un adoucissement aux anciennes mœurs. On remarquera aussi que l’échevinage d’Abbeville poursuit les délits de ses administrés partout où ceux-ci se trouvent, et cju’il punit des vols commis à Paris (i366).

1 3” Condamnation et exécution à mort d’un pourceau cjui avait tué un enfant (1378).

] 4" Condamnation au supplice du feu prononcée contre une femme coupable d’infanticide (i383).

1 5° Arrêt de rémission prononcé par l’échevinage sur le vu de lettres de grâce du roi accordées à un meurtrier (i394)-

1 6° Ordonnance de l’échevinage à propos du bannissement de trois meurtriers, portant que les maisons de ces meurtriers et celles des autres individus condamnés ultérieurement pour homicide ne seront plus, comme par je passé, abattues de fond en comble, qui estait désert de la ville et désolacion, mais qu’on se contentera d’enlever et de brûler les portes et les fenêtres (i 396).

1 7® Procès-verbal de l’exécution du droit d’arsin sur une maison du faubourg de Rouvroy, conformément à la décision précédente (idgô).

En fan mil ccc et deus, le jour de la Trinité, par nuit, en le franke l’este saint Ouffran, Alardin li Carpentier ochist Villart Poile-haste , et pour ce fait

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on doit abattre le maison du dit Alardin , après le dechès de Jehanne d’Anxi , se feme, qui douée en est, lequel douaire ledite Jehanne prouva bien souffîsamment par devant le maieur et les eskevins en plain eskevinage.

Archives d’Abbevilie, Livre rouge ^ fol. 56 v°.

iSog. En l’an de grâce m ccc et neuf, le xiii® jours du moys de février, fu bannis

Pierres de Tours, en le volenté du maire et des eskevins, pour che que il mist main à un sergant le mairie, en le présence du maieur, et puis s’efforcha contre les autres. Fait en le mairie H. Brokete, l’an et le jour dessus dit.

Arch. d’Abbeville, Livre rouge , fol. 56 r°.

i3io, Haudiart, adonkes meskine Bernart le carbonnier, fu banie en le mairie Hue

Brokete, en l’an de grâce m ccc et dis. . . duskes à tant qu’ele aroit finé de ix liv. et une maalle d’or à chascun des eskevins. Et fu pour che que ele dist d’une feme qui avoit esté banie que li maires avoit eu pour lui hanir plus de c liv., en qui, se li maires et li eskevins eussent esté droituriers, il en eussent fait autre cose. . . du quel fait ele fu prouvée et atainte.

Archives d’Abbevilie, Livre rouge, fol. 5i r°, § i”.

3io. xAelys le Porterresse fu banie à cloke à dis ans, pour che que ele fu prouvée

et atainte que ele hebergoit et attraoit à se maison hommes mariés avoecques femmes mariées de autruis maris. En le mairie Jehan l’Orfèvre, le lundi prochain après le jour . l’an mil ccc et x.

Archives d’Abbeville, Livre rouge, foi. 5 i r“, S 5.

3, Jehans Platine navra Wyiardin Morant d’un baston feré el visage, dont il fu l)ien prouvé et atains, et de ychelle navrure chis Wylart Morant morut, et sonna on les iij clokes, et chil Jehans [fu] traynés et pendus le nuit de le Gandelier en l’an (le grâce mil trois chens et onze, Jehans Le Vicaire adoncqs maieur.

Archives d’Abbeville, Livre rouge, fol. 5i v°, § 8.

Uns fait avint en clieste vile que uns vers ochist un effant, fil Guifffoy l’Englès, i323 en le rue Saint Cille; pour le quel fait et par grant délibération de conseil, on trayna et pendi le dit ver, et fu pendus par les piés, et en sonna on les trois clokes, le vigille saint Vinchent el mois de janvier fan mil ccc xxiii , Jehan Clabaut adoncqs maieur.

Archives d’ Abbeville, Livre rouge, fol. 53 v°.

Perrins Coquerel, nés de Montière enprés Amiens, pour trois provendiers i33i-i332 d’avaine en un sac que il embla à Abbevile en jdain markié, et se reconnut avoir emblé. Le pénultième jour du mois de mardi, le nuit de grans paskes, fu justicliié de mort, et en sonna on les trois cloques, en le tierche mairie Tbumas le Ver, fan M ccc XXXI.

Bibl. imp. Dom Grenier, vol. 91. ( xiv' paq. n° 3), fol. i 45 v”.

Comme nagaires il avint à le congnoissance de nous maieur et eschevins d’Ab- i33G. beville que Drouinet Catine, marinier, avoit battu et navré à sanc courant et plaie ouverte Pierre Mallart, marinier, tous nos bourgois et subgets, sur le peroy de Cayeuz, aprez lequel cas ainsy fait et commis par ledit Drouinet sus la personne du dit Pierre, le dit Drouynet s’en estoit venu en ceste ville d’Abbeville, sans avoir esté pour ce prins, mis ne détempté prisonnier en nos prisons, et depuis bouté hors de le ville , sans qu’il eust emply le loy et livré maison à abatre , et depuis le dit Drouynet a trouvé et livré maison à abattre, tant que la loy a esté emplie, et rapporté son puingt en le volenté du maieur et eschevins, et ce fait, lui fu rendu le ville, le xxviii jour de septembre de l’an mcccxxxvi.

Bibl. imp. Dom Grenier, vol. 91 (xiv' paq. n° 3), fol. i53 r°.

En l’an de grâce mil ccc xlv, le lundi prochain après le Trinité, Pierre de Bon- i3/i5. berch , sergent du roy nostre sire , vint en l’eschevinage et emmena un vallet nommé Jehan deMellelesart, li quels y estoit détenus pour pluiseurs murdres et larrechins chiens (céans) , et ichelli accusé du fait, tant du fait comme de recongnissance par li avoir faite les malefaichons, et liquels Jehan le nia, liquels Pierre de Boidierch

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fi/i- 1.363.

aporta commission du bailli d’Amiens, et par le vertu d’ichelle fu le dit Jehan amené des prisons de chiens et emmené par le dit Pierre à Saint-Riquier, et liquels Jehan pour ses démérites fu le mardi ensievant exequité, est assavoir frainés et pendus à Saint Riquier. Che pendant, li dit maire et eschevins se pourcachèrent par devers monsieur le bailli d’Amiens , et aporta on commission adrechans audit Pierre de Bouherch que il restaulesist ledit Jehan par signe, liquels Pierre, le premier jour de juing, vint en l’eschevinage d’Abbeville, présens les dessous nommés, et restauli ledit Jehan par signe, est assavoir un homme plein de fuerre, cauchié et vestu, fait à le sanlanche au jdus près que on paut du dit Jehan.

(Suivent les noms de vingt échevins.J

Archives d’Abhcville , Livre rouge, fol. 88 v°.

En l’an de grâce mil ccc lviii, le viP jour de juillet, Jehan de le Mare, pour plusieurs h[ar]elles, compilations, ou paroles sentans à motion de peuple, en disant que il ne li faloit cjue lever le doit, cjue il ne demoureroit rike homme ne rike femme en le ville d’Ahhevile , et que , se li maire et sept ou huict des gens de le ville heussent esté mort, on heust esté tout yeugal en le ville, et que il heust volu que tout li anemi du royalme de France fussent ou heussent esté devant le vile d’Abbeville et le heussent assi, fussent Englès ou Sarrasins, aveuc plusieurs autres malvaises paroles, sentans h[ai-]elle et compilation, les quelles ont esté sceues par boins tesmoins : et pour ce fu jugié à avoir coppé le teste, ycelle teste mise en un glaive à le poi'te du Bos, sen cors estretraisné et puis pendus au gibet d’Abbeville, et le dit jour fu sonnés trois cloques, et le di jugemens acompli, Esteule Coullart adoncmaieur. Chi ensievent les personnes présentes au jugement, savoir: le sénéchal de Ponthieu, le receveur de Ponthieu, le bailli d’Abbeville, le maieur, et plusieurs échevins.

Bibl. imp. Dom Grenier, vol. 91 (xiv' paq. n° 3), fol. 147 v*.

En l’an de grâce mccclxiiii, Maroie Parvaise se désespéra et pendi en se maison, et en chel estât fu trouvée et levée par le maieur et eschevins, et pour chu lait fu arse et exécutée le vF jour de march.

Archives d’Abbeville, Livre rouge, fol. i43 r°.

En l’an de grâce mccclxvi, xiiF jour de juing , congnut et confessa Jehan d’Aisseu

en jugement en esquevinage d’Abbeville , présent sire Pierre l’Enganneur, maieur et plusieurs eskevins, que à Paris, en le compaignie de aucuns bouliers, il avoit aidié à embler mantiaux , un cuiller d’argent, item huit escus, une bourse à Saint-Mor, et prins environ chine ou sis gros de Flandres, aveuc plusieurs autres cas de larrechin; de avoir tenu [compagnie] à aucuns qui coppoient bourses et se vescu de ^ tel mestier. Item il congnut, comme dessus, que, pour argent que ildevoit avoir et eut de un varlet d’Ally, nommé Colart Pelet, boisteus, il avoit batu et féru un varlet nommé Guerardin Cappon d’Ally, et avoit esté avec li, et le traité fait par un varlet nommé Jehan de Ribaucourt d’Abbeville, et fu le dit débat fait au bos de le Queste. Et pour le cas dessus dit de avoir prins argent, de batre le dit varlet, fu par le conseil de Fremin de Cromont, lieutenant de mous, le sénéchal de Pontieu, conseiller de le ville, maitre Jehan Malicorne, et plusieurs autres conseillers et eskevins, condampnés à estre trainez, et apprez, pour che cas et les autres larrechins, pendus, et que, aprez sen dit jugement, prestre h fust baillié pour le confesser, si le requerroit. Et apprez toutes ces coses, h venu assez près des fonteines, li examiné par les maieur et eskevins, s’i voloit plus dire, h quel dict que non, li fu prestre baillié, auquel il si confessa et apprés fu exécuté ledit jour.

Bibl. imp. Dom Grenier, vol. 91 (xiv® paep n’ 3), fol. 1^9 v°.

Il avint nagaire que i pourchel en nostre juridiction, en le maison Aliaume 1378 1379. d’Oisemont, murdri le fd du dit Aliaume, pour le quel fait ledit pourchel fu prins par les sergans de Pontieu et mené à le court de Pontieu; et depuis fu tant poursievi par nous envers les officiers du roi nostre sire, tant que rendu nous fu comme à no droit, et lequel pourchel fu pour ledit fait traisnés et pendus par les gambes de derrière, et fu ladite exécution faite par nostre conseil de Paris, le XIV® jour de février l’an m ccc lxxviii, Esteule Coulai t adonc maieur.

Archives d’Abbeville, Livre ronge, fol. i4o v°. — Bibl. imp. collcct. de Dom Grenier, vol. 91 (xiv' paq. n° 3), fol. i5i v°.

Il avint que le joeudi xxiii® jour de julletl’an m ccc 1111“ et trois, [un enfant] fu i383. perchut et trouvé en l’iaue à l’abruvoir du Pont aux poissons , assez prés du puchoir du dit abruvoir, entre trois heures devant medi, et assez tôt sans interval fu levés et mis hors de l’iaue, et depuis porté tout en vie à l’église Saint Jorge, et là fu baptisiés en vie, et incontinent après le dit bapteme, le dit enfant ala de vie à trespas, et sur che cas fu fait information par plusieurs eschevins continuelment jusques Tiers état. — iv. 2 G

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au samedi ensievant heure de noue, et à le dite informacion faire furent examinés plusieurs joules femmes d’onneur et bien nées de le ville et autres, aus quelles, pour le dit examen faire, on fist saquier leur mameles, pour savoir et ataindre le vérité du cas; entre les quelles, Ysabelot de Lourmel, de Vime au Val, femme

Aupel de Lourmel, laboureur de bras . Congnut et confessa le dite Ysabellot

avoir enfanté l’enfant qui trouvé avoit esté au dit puchoir . et après che que

elle l’eust ainsi enflfanté, elle le porta au dit puchoir et là le geta le dit joeudi .

et pour che, veu se confession, fu par li maieur et eschevins le dite Ysabelot condempnée à estre arse.

Archives d’Abbeville, Livre rouge, fol. i46 r". — Bibl. imp. Dom Grenier, vol. 91 (xiv* paq. n° 3), fol. i5i r°.

I! avint en temps passé que Guérardin le Franchois ochit Jehan Gaste, de Rouvroy, pour lequel fait et pour de ce li purgier il obtint rémission et lettres du roy nostresire, scellées en chire gaune, adrechans au maieur et eschevins d’Abbeville, portant que il lui faissent sanlable grâce que le roy nostre sire lui avoit fait autelle qu’il leur plairoit, et pour ce que pour le dit cas il a heu grant paine et travail et qu’il est de bonne renommée, espérant qu’il se gouverneche bien pour le temps avenir, et qu’il a bien verefié les fais contenus en se rémission, et en considéracion ad ce, li a esté au jour d’uy presté la dite ville d’Abbeville et banlieue, jusques à le volonté des dis maire et eschevins. Ce fait le iii® jour de mars l’an mil ccc et xiiii.

Archives d’ Abbeville, Livre rouge, fol. i65 r°.

11 advint ja piéchà que Jehan Leflet, dit Grain Boin, Pierre Leflet et Jehan Becquet navrèrent à Mautort un nommé Martin aux Melles, dont mort s’est ensievie, en le personne d’icellui Martin; et pour ce, furent tous les trois dessus nommez appeliez à trois cloques et bannis de le ville et banlieue d’Abbeville et loujoursseur le hart, et pour ce que anchienement on avoit usé et accoustumé de abatre tout au net les maisons des malfaiteurs, et retournoit che dessous deseure les seullures d’icelles maisons, qui estoit désert de le ville et désolacion, a esté faitacord entre les officiers du roy et les officiers de le ville, que depuis ores en avant toutes fois que aucuns des subgets de le ville feroit homicide en le dite ville et seroit bannys, on yra aprez le dit ban fait à le maison du dit malfaiteur et seront ostés les huis et fenestres de le devanture de le dite maison , et le seul-

lure ostée, et tout jeté au feu et ars ou devant de le dite maison; et avoit esté le dit ban fait le xvii® jour de janvier derrain passé.

Archives d’Abbeville, Livre roucje, fol. 166 r°. — Bibl. imp. Dom Grenier, vol. 91 ( xiv° paq. n° 3 ) , fol. 1 5 1 v°.

Le xi' jour de may l’an mil ccc 1111“ xv, le maieur, acompaignié de plusieurs eschevins , maieurs de Lanières , sergens et moult de gens du commun , fist les iij cloques sonner, et aleirent à Rouvroy à le maison de Jehan Leflet, dit Gi'ain Boin , qui estoit et est assise en nostre juridiction , en le ruelle au devant de l’église de Saint-Jehan de Rouvroy, au decha de le Planque du Molin-aux-Nonnains, et fu le seullure de le dite maison coppée et les huis et fenestres de le deventure de devant ostées et arses en un feu au devant de le dite maison.

Archives d’Abbeville, Livre rouge, fol. 166 v°.

ORDONNANCES DE L’ÉCHEVINAGE D’ABBEVILLE CONCERNANT LES POIDS ET MESURES.

Les deux ordoftnances suivantes ne portent point de date; mais on sait quelles appartiennent, la première à la fin du xiv® siècle, la seconde aux débuts du xv®. Elles imposent entre autres aux habitants d’Abbeville l’obligation de peser au poids de l’échevinage toutes les denrées excédant vingt livres, et de faire étalonner leurs mesures et leurs poids d’après les modèles déposés à l’Hôtel de ville. Les articles 2, 3 et suivants de la seconde ordonnance fixent les droits de pesage et de mesurage qui doivent être perçus au profit de la commune; ces droits sont payés moitié par le vendeur et moitié par l’acheteur.

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