‹ Recueil des Monuments Inedits de l'Histoire du Tiers EtatChapitre 15 sur 273 · I..MI · texte numérisé non relu

I..MI

INTRODUCTION

titution libre de Paris fut son ouvrage. Reprises après une suspension de plus d’un quart de siècle, les élections municipales donnèrent un échevinage et un conseil de ville presque entièrement formés de gens de métier, et où dominaient, par la popularité jointe à la richesse, les maîtres bouchers de la grande boucherie et de la boucherie Sainte -Geneviève. Ces hommes, dont la profession allait de père en fils depuis un temps immémorial, et pour qui leurs étaux étaient une sorte de fiefs, avaient autour d'eux une clientèle héréditaire de valets qu’on nommait écorcheurs , classe abjecte et violente , toute dévouée à ses patrons, et redoutable à quiconque ne serait pas de leur parti dans le gouvernement nouveau. Ce gouvernement eut l’affection du menu peuple et devint un objet d'effroi pour la bourgeoisie commerçante et pour ce qui restait de familles décorées d’une ancienne notabilité. Aux passions du parti qu’on appelait bourguignon il associa les violences démagogiques, et l'autorité, se faisant soutenir par des émeutes, passa bientôt du conseil de ville à la multitude, des maîtres bouchers aux écorcheurs. L’un d'entre eux, Simon Caboche, fut l’homme d'action de cette seconde époque révolutionnaire à laquelle son nom demeure attaché, et où l’esprit de réforme de 1 35/ reparut un moment, pour être aussitôt compromis par les actes sauvages et ignobles de la faction sur laquelle il s’appuyait '.

* Et pour vrai , il faisoit en ce temps fi4n-x4ia) très périlleux en icelle ville pour nobles hommes de quelque partie qu'ils fussent, parce que le peuple cl commun dessusdit avoient grand’ partie de la

domination dedans icelle. (Cliron. d’Enguerrand de Monslrelet,édiLdc M. Buchon, Panthéon littéraire, p. aoa.) — A la fin d’avril et au commencement de raay (i4i$) sc mirent sus [plus fort que devant met-

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