CXI.VI
ORDONNANCE DE L'ÉCHEVINAGE D AMIENS POUR LA CORPORATION DES COUTELIERS.
Comme toutes les ordonnances relatives aux corporations d’arts et métiers que l’on a vues jusqu’ici, celle qu’on va lire fut rendue à la
requête de rt-r/.r du mestier et de leur commun
assentiment. L'initiative, on le voit, appartient toujours à la corporation, et l'échevinage semble n’avoir Tait que sanctionner les dispositions qui lui étaient soumises. Il est question, dans celte ordonnance, de maîtres cl de valets, sans qu'on v trouve aucun article relatif aux conditions de la maîtrise. Nul ne peut être admis à exercer le métier de coutellerie à Amiens ou dans la Iranlieue, sans avoir, au préalable, juré entre les mains du maire cl des échevins que bien et lojnumenl tenra et fera ledit mestier. Deux cswards sont chargés de veiller à la bonne confection des objets fabriqués; ils ont le droit de saisir ceux qu'ils trouvent de mauvaise qualité, pour la matière ou pour la main-d’œuvre.
A l'exception de ce petit nombre d'articles qui éclairent, d'une manière indirecte, quelques points de l’organisation de la communauté des couteliers d'Amiens, l’ordonnance dtt 7 février ■ 3 1 8 est tout en- *• '• 48
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