AMIENS
tière consacrée à la police du métier. On peut citer, comme digne d'attention , l'article 6, <pii défend à tout coutelier de signer ses ouvrages de la marque adoptée par un autre.
t a i. Sai client tout chil qui cest escript verront ou orront que il est ordonné,
- pour le continua pourfit du mestier des cousteliers d’Amiens, à la requeste de cculz dudit mestier et de leur commun assentemenl, que nulz dudit mestier, quel/, qu’il soit, maistres, variés ou tnanclicrs, ne autres qui se mellent ou vivent dudit mestier, ne puist forgier couteauz, alumelles , forclies ne autres manières de taillans, à Amiens ne en le banlieue, fors de le clocque qui sonne au jour au Bcffroy, jusques à le clocque qui sonne au vespre au Betfroy.
а. Et que nulz dudit mestier ne glache sen taillant de plonc, ne face fanlz ouvrage.
3. Et que nulz dudit mestier ne puist ouvrer en feste solempnelle ou commandée a warder, ne en sainedy puis le premier cop de vespres à Nostre- Dame.
4. Et que nulz ne puist ouvrer ne faire ouvrer oudit mestier de blancque saudure sur fer ne sur achier.
5. Et que nulz dudit uiesticr ou luancliicrs ne autrez ne puist merler ne mettre blanc os avec yvoire, ne meller l'un avec l'autre.
б. Et que nul dudit uiestier ne puist faire en son ouvrage 11e en ses aleumelles l enseigne dautruy, sans aucune descongnissence.
-. Ne que nulz dudit mestier ne puist viroler, limer, percher ne appareillier couteaux , emmancher pour burim ne nulle aultre chose qui audit mestier apparlirague, oultre l'euredevanldicte.
8. Et que nul dudit mestier ne puist ouvrer à Amiens ne en le banlieue, de sv à ce qu'il ara fait le se rement au mnieur d Amiens, que bien et loyaument lenra et fera ledit mestier , ainsy connue il est dessus dit.
9. Et que nulz ouvriers qui se merle ou vive dudit, damourans en le banlieue, ne puist vendre en le balle ne en le banlieue d'Amiens couteaux, s’ilz ne sont lions et loyaux, en quelconque lieu que ilz soient fait.
10. Et que nulz marchans de le ville ne puist mettre avant en vente denées que il ait acatées à mnreans de dehors, jusques li eswart estably oudit mestier Ira iront veus, assavoir se elles sont bonnes et loyaulz.
i, Quieonques vendera manches d'os, pour yvoire, il perdera les denrées et le mestier ung an et un jour, et l'amendera de v solz et 1 denier.
12. Item, que nulz ne fâche manches d'os de pluiseurs pièces, qu'il ne soient
cl eut? parmy 1** congre.
D igitiz£dJDjtG<30g le
13. Et que nulz ne puist faire couteaux à pointes ne miséricordes en le ville ne en le banlieue, se elles ne sont bonnes et loyaux.
14. Et que les deux eswars qui seront establi oudit mestier puissent prendre tout l’ouvrage qu’il trouveront et verront souspechonneux en le ville et en le banlieue, pour «porter devers le niaieur et les esclievins, pour faire ent ce que de raison sera.
15. Et quiconque* entreprendrait en aucune de ces coses, il l'amenderait de v solzet 1 denier, dont le ville ara 1111 solz et ledicte bannière xiu déniera.
Et sont toutes ces coses faictes et recongnutcs en le voulonté et ou rappel du maieur et des eschevins d’Amiens. Ce fut fait pardevant Picrran Lemonnier, niaieur d’Amiens, présens: maistre Jehan de Fauquembergue , Jelian dit Mouton de Cocquerel, Bernard Lefruitier, Jehan de Sorchy, Gillon Beaupignie, Jelian du Luuseignol, Jacque de Ma, Robert du Blancfos&é, Jehan Laguillier et Jacquemon de l’Abéye, eschevins, et pluUeura autrez, en l’an de grâce mil ccc et xvii, le lundi prochain aprez le Candeiilier.
Arcti. de l’hélcl de tille d'Amu-u* , r*g. «un rhartri coté k, fui. u>5 r* f.