CI. XIII
LETTRES DU ROI D'ANGLETERRE EN FAVEUR DE QUELQUES MARCHANDS DE LA VILLE D AMIENS.
Des corsaires de Normandie et de Poitou ayant pillé des navires de commerce anglais, le roi d’Angleterre avait donné à ses officiers l'ordre de saisir, dans le ressort de leurs juridictions, les marchandises françaises qui s’y trouveraient. Plusieurs négociants d’Amiens, entre autres Jean de Mes, Jean Ookerel, Jean Bayard, Jacques Lemonnier, Jean de VVyght el Thomas de Saint-Obin, ayant été atteints par cette mesure, se plaignirent au roi Édouard III, et lui remontrèrent qu’en vertu des privilèges qui leur avaient été accordés par ses prédécesseurs, leurs marchandises ne pouvaient être saisies pour le fait d’autrui. Édouard, faisant droit à leur plainte, ordonna à son bailli de Southampton, par une lettre du 28 octobre i3a8, de rendre aux marchands nmiénois les objets saisis à leur préjudice.
Rymer, Fardera, conrtfitioNts, de. , ed. Londini 1818, I. Il, pur» Il , p. ;Jî,