‹ Recueil des Monuments Inedits de l'Histoire du Tiers EtatChapitre 251 sur 273 · ARRÊT I)U PARLEMENT RELATIF A DES EXACTIONS DE L’AUTOIIITK ÉPISCOPALE · texte numérisé non relu

ARRÊT I)U PARLEMENT RELATIF A DES EXACTIONS DE L’AUTOIIITK ÉPISCOPALE

Ainsi qu’on l’a vu, les bourgeois d’Amiens avaient protesté et réclamé, en l’année r336, contre certaines exactions de révoque, qui ne voulait autoriser la bénédiction du lit nuptial que trois jours après la célébration du mariage, ou qui exigeait des nouveaux mariés de fortes sommes d’argent, pour abréger ce délai par une dispense. Soit que la réclamation fût demeurée sans effet, soit que l’évéque eût plus tard renouvelé

ses exigences, le débat entre lui et les bourgeois recommença vers la (in du xive siècle. Cette fois encore, l’échevinage prétendit, comme il Taxait déjà fait eu i33G. que les nouveaux époux, après la solcnnisalion du mariage, étaient libres de dîner, de souper et de coucher ensemble, et que si quelqu’un désirait à cet égard une autorisation expresse, il devait l'obtenir sans frais, line cause de ce genre ayant été portée devant le bailli, celui-ci rendit une sentence contraire aux prétentions de l'autorité épiscopale, qui en appela au parlement. L'arrêt de la cour fui conforme à la décision des premiers juges, et l'évêque fut condamné aux dépens.

' enrôlas, Dei gratin Francoram rex , universis présentes litteras inspecturi*

jant'irr salutenu Xotum fa ci mus quod, cum a quadanx sentenlia per locumtenentem baillivi nostri Àmbianensis, ad utililatem majoris et scabinorura, nomiue eoxnmunitatis dicte ville Ambiunensis, Johannis dicti Wirart et Andree Coulelarii, habilancium dicte ville, et contra dilcctuxu nostruni episcopum Antbianenseip, mcioue recredentic rei contenciose in certa causa novitntis et saisine coram dicto baiMive mote, quant recredentiam dicti major, scabini et habitantes ad se pertinere debere dicehan t, quod videlicet singuli dictorum habitancium, habiles et volentes contrahere matriuionium et sponsaiia, possent die dictorum sponsaliorimi et solcranizationis matrimonii, messiarc, prandere, centre ac simui eodem die cithare et alias solennitates die dictorum sponsaliorum et matrimonii contracti necessarias et oportunas facere et complerc , absque eo quod secund a in auttcrciam diem expectare tencrentur vel deberent, aut si dictis habita ntibus aut singulis cormndein placeret , licentiam et cedulam eornm curatis dirigendam a dicto cpiscopo et suis officiants petere libère et absque aliqua pccunie solutionc habere deberent lata, per quam dictus locuiutenens partes predictas super recredentia absque faetis deliberari posse dictant recredentiam inajori et scabinis ac habita ntibus, principali proeessu in causa novitatis et saisine inter dictas partes durante, mediante lamen caucionc sufficienti, et absque prejudicio dicti principalis processus facicndo, et dictum episcopum in eorum expensis condempnando pronunciaverat , fuisset pro parte dicti episcôpi ad nostram parlamenti curiam appellatum ; auditis igitur, in dicta curia nostra partibus atite dictis in causa appcllationis predicte, processuque iitruxn bene vel male fuisset appellatum ad judicandum recepto , eo vise et diligenter examinato, per arrestum dicte curie nostre dictum fuit lociuntenentum bene judicasse et pronundasse et dictum episcopum male uppella&se, et emendabit

appelions, ipsum in expensis hujus cause a p poil a ci oui* condenipnondo , earumdem expensarum taxation*} dicte curie nostre reservato. In cuju& rei testimonium presentibus litteris nostrum jussimus apponi sigillum. Datum Parisiis in parlamento nostro , xvu" die januarii, anno Domini m" cccu nonagesimn trrcio et regni nos tri xiiu*.

bibi. Roy. cabinet des chartes , cc, carton o° i;4- — Coll, de D. Grenier, 16* paquet, nn 5. et ao' paquet, n* 1. — Arch. du royaume, parlement de Paris, Juge», reg. fol. 1 aK r°. — Daire, Hist.tf Amiens, I. Fl, Pire. j»»t. , p. 407,

QUITTANCE DONNÉE PAR LE MAIRE DE LONDRES AUX MARCHANDS D AMIENS, DE CORBIE ET DE NESLE.

La pièce que nous publions ici constate qu’en (année i3ç)5, les marchands d’Amiens, avec ceux de Corbie et de Ncsle, continuaient de paver, en temps de paix ou de trêve, aux maires de Londres, une rente annuelle de cinquante mares sterling, pour des franchises dont ils jouissaient , dès le xtti* siècle , dans la capitale de l’Angleterre. C’est une quittance de la moitié de cette rente, que Jean Fresli, maire de Londres, donne à Guillaume Godard, marchand d’Amiens, et qu’il déclare avoir scellée à Londres du sceau de sa mairalté *. -

As toux iceux qi testes présentx lettres verront ou orront, Johan Ffressh, ,3,5. mair de la citée de Loundres, salutx et très-chers amistéez. Sacbex, nous avoir £ est et resceu , le jour de la fesance d'icestes, de William Godard , marchaunt d'Amyens, vynt et cynk marcs esterlings , et de les cyncquaunte mares annuelx

• U existe dm* les archive* de Guüd-Hail plusieurs quillances de la racine somme; toutes sont conçues dans U même Tonne ; voici quelque»- unes des plus anciennes; — 10 avril 1396, quittance donnée par William More, maire de Londres, à P. Wayoal, O lies de Watljr et J arques Clabowd , marchands d'Amiens (rrç. colé ■, fol. 3o8); — so mars ityy, quittance du maire Drtigb Barent)n, donnée à Jehan Hrse, prêté! d« marchands d'Amiens, et à Jean de Breveux, attorne dudit prévôt ( ibid. , fol- 3*4); — 19 octobre 1(09, quittance donnée par Üruçh de Barentyo , maire de I.oodrcs, i Jehan Reaupeuy, marchand d’A- T, I.

miens (reg. coté 1. foL fi a);— ai juin 14s 1, quittança donnée par William de Cambridge à Perrin C4abande (ibid., fol. a8o); — «5 ondt 1494, quitlaore de W. Crouwinère à J. de Fameux (rep colé a, fol. ar) j — 6 aodl Ua5 , quittance de J. Michel à J. Galet (ibid., fol. 3a); — 7 février *4a5. quittance donnée par le même J. Michel pour on i-compte (ibid., foL 37)} — 17 juin 14*6, quittance de J. Co ventre à J. de Wailly (ibid. , fol. 33). — ai juin 1497, quittance de J. Rryuwrll à J. Akatyao (ibid., fol. 46) ; — ao mars liaB, quit tance de J. Gednej (ibid., fol. fti), etc.

IOO

AMIENS

au raair de ladite citée de Londres , qi pur le temps serra , des merchantz des villes d'Amiens, Corbie et Neele , en temps de peas ou des triewea due* : c’est assavoir, pur le festc de la Nativité Nostre-Dame darrein passée devant la date d’icestes, des queux vynt et cynk rnarcz pur le feste susdite nous connoiasons estre payez, et taunt bien ledit William corne trestouz les merchantz susditz en acquitons par icestes enseallez à Loundres du seal de notre roairalté, le prime jour d'octobre, l’an de grâce mil I trois centz nonantisme quinte, et l’an du règne notre très douté seignour le roy Richard secunde dysnœfisme.

Londrr» , orch, de Ouild Hall , reg. coté « , foi. 3oJ a*.

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