‹ Recueil des Monuments Inedits de l'Histoire du Tiers EtatChapitre 258 sur 273 · ARCHIVES D'AMIENS · texte numérisé non relu

ARCHIVES D'AMIENS

Il existe dans la ville d'Amiens trois dépôts principaux d'archives : r’ i'hùlel de ville, où sont conservés les titres de l'ancienne et de la nouvelle commune ; a" la préfecture, où l'on a réuni, à l’époque de la révolution , les archives des nombreux établissements ecclesiastiques du département de la Nomme , celles des émigrés , du bureau des finances, de l’intendance et des autres administrations qui ont régi la Picardie jusqu’en 1789; y le greffe de la cour royale, où se trouvent les documents qui proviennent de l’ancien bailliage d’Amiens.

HÔTXL de nui.

Le travail de dépouillement le plus considérable entrepris jusqu’à ce jour dans les archives de l'hôtel de ville d’Amiens, est celui de dom Mongé et de dom Grenier, qui, à titre d' Historiographe* de Picardie, avaient commencé, dans la seconde moitié du xvttt* siècle , une histoire generale de cette province. Les matériaux recueillis par ces deux bénédictins ont passé de la Bibliothèque de Saint-Gcrmain-des-Prés au Cabinet des manuscrits de lu Bibliothèque Royale, où ils forment une collection qui porte le nom de dom Grenier. L'examen de cette collection nous avait fait entrevoir l'importance des archives de 1 hôtel de ville d Amiens; mais nous étions loin de soupçonner encore l’étendue des richesses renfermées dans ce dépôt

Tous les bitiments de l’hôtel de ville sont de construction moderne; et cependant la salle des archives rappelle par sa disposition ces anciens Imort, ces chartricrs municipaux dan* lesquels nos pères conservaient les titres de leurs cités. Cette salle, de quarante pieds de long sur vingt de large environ , dallée et voûtée, est fermée par une porte de fer inunie de plusieurs serrures. Autour des murailles et au milieu de la salle même, s'élèvent jusqu'à la voûte des casiers encombrés de registres et de liasses de

SOURCES MANUSCRITES

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parchemins ou de papiers. Ce sont les titres de l'administration municipale depuis *ix siècles, et, malgré le désordre qui règne dans quelques parties, on y reconnaît la trace d‘un classement méthodique. Ce classement a été exécute avec grand soin en 173a par l'échevin Gresset, le père du porte, qui a dressé en même temps, en un gros volume in-folio, l'inventaire des manuscrits de l'hôtel de ville.

L’inventaire de Gresset nous a servi de guide pour noire travail d'exploration, et il mérite que nous en parlions avec quelque détail. Voici à quelle occasion il fut rédigé. Un arrêt du Conseil d’État , en date du 7 septembre 1746, destiné à réformer ! administration municipale d’Amiens, portait que, pour remédier aux abus qui se commettaient dans le déplacement des titres de la ville , et pour empêcher le préjudice notable que leur perte causait aux habitants, • il scroit, à la diligence du procureur du roy de ■ l'hôtel de ville, en présence du maire, de deux échcvins, de deux conseillers et de - l’avocat de ville, incessamment procédé à un nouvel inventaire, par ordre de matières, de « tous les titres, chartes, papiers et renseignements étant aux archives de l'hôtel de ville. »

Conformément aux dispositions de cet arrêt , l’intendant de Picardie, M. de Chauvelin, confia la mise en ordre des titres au greffier de l’hôtel de villr, Michel Fouinet Dubourg, qui commença le classement , mais mourut avant d’avoir pu le terminer. Jean-Baptiste Gresset, commissaire au bailliage d’Aiuiens, ayant été appelé à la charge dechevin le a/, septembre 1 7^1, fut désigné par l'intendant pour remplacer Michel Dubourg. Il profita des travaux de son prédécesseur, et rédigea, dans le courant de l’année »73a, l’inventaire dont il s’agit. Par malheur, Gresset, dans son travail, n’eut en vue que les intérêts fiscaux de la commune; ainsi que l’avait prescrit l’arrêt de 1726, il adopta la classification par ordre de matières, et ne tint aucun compte de l’ordre chronologique.

Les archives inventoriées par Gresset se divisent en deux catégories bien distinctes, les documents originaux sur parchemin ou sur papier, et les registres. L’auteur de l’inventaire n’a appliqué l'ordre méthodique qu’aux documents originaux ; quant aux registres, il s’est borné À les analyser les uns après les autres; souvent même il a compris sous une seule cote des séries très-considérables.

Documents originaux sue parchemin ou sur papier. — ? Tous les documents originaux sur parchemin nu sur papier avaient été rangés par Gresset dans un certain nombre de liasses qu’il avait cotées à l’aide d’une lettre de l’alphabet suivie d’un numéro d’ordre. L’alphabet se trouvait répété douze fois dans cette bizarre et incommode classification , ce qui élevait le nombre total des liasses à 288. Chaque liasse comprenait plusieurs dossiers ; quelques dossiers renfermaient jusqu’à cent pièces diverses. Du reste, il s'en faut de beaucoup que ces documents nous soient parvenus dans leur intégrité.

F.n général, ceux qui subsistent encore dans les archives de l’hôtel de ville d’Amiens, ne remontent pas à une époque très -ancienne. Nous n’y avons pas trouvé de chartes autrrieures à l’an tan»; celles du xm* et même du xrv* siècle, sont rares; mais, pour les quatre derniers siècles, le nombre en est considérable. Parmi les pièces anciennes nous citerons un acte original de 1209, par lequel Philippe-Auguste confirme

la charte communale d’Amiens ; plusieurs rouleaux contenant des enquêtes, des arrêts du parlement, des transaction* intervenues dans les nombreux procès soutenus par la ville ; quelques chartes royales ayant pour objet des confirmations de privilèges ou diverses concessions ; des documents concernant l'administration des hôpitaux et autres établissements de bicnfaisauce , placés , en partie du moins , sous U dépendance dos autorités urbaines. Parmi les pièces plus modernes, on trouve uu grand nombre d'actes relatif aux élections municipales, et aux divers changements survenus dans le système électoral; des octrois d'impôts et beaucoup d’autres titre* ayant trait aux finances; drs documents relatifs a la prise d'Amiens par Henri IV, en 1S97, et à la nouvelle constitution imposée à la ville; enfin, une série de lettres originales des rois, ministres, 0 gouverneurs et autres grands personnages des quatre derniers siècles. Les lettres de Louis XI, de Henri IV, de Louis XIII , de Louis XIV et de Louis XV, y sont au nombre de plus de trois cents.

Beaucoup d'actes concernant l’histoire municipale d’Amiens ne subsistaient plus eu original dans les archives, à l'époque de la rédaction de l’inventaire de GresseL. Ces pertes se sont accrues depuis; mais la plupart des documents historiques avaient été anciennement transcrits dans des registres ou cartulaires, qui forment aujourd’hui la portion la plus intéressante des archives de la ville.

Registre». — On peut diviser les registres de l'hotel de villa d’Amiens en catégories distinctes, et les classer comme il suit : i*Les registres aux chartes, a* Les registres aux délibérations de l'échevinage. 3’ Les registres aux causes, 4* Les registres aux contrats.

5" Les registres aux comptes. Cette division en cinq séries n’est pas arbitraire ou purement matérielle ; chaque série repohd à un ordre d'idées et de faits différents. Ainsi , dans les registres aux chartes, on trouve les titres de l’organisation de l’échevinage, de la constitution delà ville, de ses privilèges; dans les registres aux délibérations, tes actes de l’échevinage administrant la cité ou agissant comme pouvoir politique; dans les registres aux causes, les actes de l’échevinage exerçant la juridiction contentieuse; dans les registres aux contrats, les actes de l’échevinage exerçant la juridiction volontaire; enfin , dans les registres aux comptes, les actes relatifs à l'administration financière.

Ces ciuq séries sont aujourd'hui, à quelque* lacunes et i\ quelques dégradations près, dans l'état où Gresset le» a inventoriées. Elles comprennent environ douze cents volumes, et forment pour la ville d'Amiens un vaste ensemble de richesses historiques qui sp compactent par quelques registres isolés , tels que les livres juratoires des bourgeois et des fragments d'un certain nombre de volumes aujourd'hui perdus.

RiüISTKM AUX CHASTES OU CAITVLAIKU Mt'XICIPAUX. LE] R SOMBRE, lEtl AÜCIEX-

wxtk. — Des cinq séries de registres, la première en date et la plus précieuse sans contredit, est celle des registres aux chartes que nous avons appelé* cartulaires de la ville , parce qu’à des époques reculées l’échevinage, imitant la prévoyance des corporations religieuses, y faisait transcrire les chartes des rois, les ordonnât] res de police urbain**.

SOURCES MANUSCRITES

les statuts et règlements qui pouvaient intéresser la ville. Ces cartnlaires sont au nombre «Je plus de vingt. Ix*s plus anciens datent des premières années du xiv* siècle; ce sont de magnifiques volumes en parchemin , remarquables par la béante de l'écriture et par la richesse des vignettes et des lettres ornées. La série complète des registres aux chartes a etc reliée vers le milieu du siècle dernier; le relieur a rogné tous les volumes, et leur a donné pour titres les lettres de l'alphabet, sous lesquelles Gresset les avait inventories. Celte classification est du reste tout à fait arbitraire ; car Gresset n’avait établi aucune correspondance entre la chronologie des registres et l’ordre des lettres dont il s’est servi pour les étiqueter. Ainsi, le plus ancien volume est coté e, taudis qu'une copie de ce même volume, faite deux siècles plus tard , est cotée c, et ainsi des autres. l)uns notre exposition analytique nous suivrons l'ordre des dates et nous joindrons it la collection des registres aux Chartres quelques volumes qui, postérieurs à l'inventaire de Gresset, nous ont semblé, d’après leur contenu , devoir être rangés dans cette série.

Registres acx chartes cotés e, c, a, p. — co^stitctiox et orcahisatiow ou couvt.MiEwr.XT moxicieal. — rnivn.i'crs. — Le plus ancien et le plus important des registres aux chartes est le registre r. |] remonte à l’année i3i8, comme l’atteste le titre suivant: «En cest registre sont contenu les chartes, privilléges et lettres de la ville - d'Amiens, fais par Jehan Bargoul , clerc de ladicte ville, en l'an de grâce mil irr xvm , * Pierre Lrmonnier adonc maieur. • Cest nu gros volume in-folio parvo compose de 3i5 feuillets de parchemin. Jean Bargoul a fait précéder chaque charte, même les chartes latines , d’un titre en langue vulgaire. Le même mode a été suivi, à quelques exceptions près, par scs successeurs.

Le premier feuillet de la table placée en tête du volume est remarquable par les enluminures qui le décorent, lin clerc , vêtu d’une robe verte , et la tête coiffée d’un chaperon, est figuré debout dans le corps de la première lettre; deux personnages se tiennent près de lui. Le clerc préseute à l’un d’eux une bande de parchemin sur laquelle sont tracé-s des caractères, et l’autre porte un parchemin pareillement écrit. Le mot Chimgraphe , qu’on lit sur deux colonnes, en avant de la lettre, donne l’explication de rette vignette. Le clerc est évidemment le greffier de la ville, qui vient de rédiger un acte, et les autres personnages sont les deux parties contractantes (*).

Le registre » est le cartulaire officiel de l'échevinage dans lequel on peut suivre année par année, pour ainsi dire, les variations successives du gouvernement municipal (*). - .. *

(•) En comparant rette table avec les texte» compris dan» te volume, on voit que le premier travail du clerc de la mairie d' A mien» » arrêtait an folio Si. Jusque-là, chaque pièce commence par une teUrr ornée , exécutée en or sur un fond d'n/.ur. Depuis k- folio 3 a jusqu'au folio 37 iuriusivrfDefit , Jean bargoul parait avoir transcrit les actes à mmrr qu’ils lui parvenaient. Son écriture est uni-

minuscule d*une grande netteté. Celle de *e* successeurs est beaucoup moins bonne et devieut d'autant pin» mauvaise que l’on avance davantage dans le volume. Au xrt* siècle, c’est une ciirsi«c mal formée et presque indéchiffrable.

I») Aux *»# et xvi* tiède» le grrffter certifie au ba» de chacune du copies quelle a été rollatiounée sur l'original , apres quoi il ligne une formule

Commence «n i3»8, il a été continué jusqu’à l'année i&7», d'abord par les clercs successeurs de Jean Rargoul , et plus tard par les greffiers de l'hotcl de ville, qui y ont successivement transcrit pendant trois siècles les titres qui intéressaient la commune, et principalement ceux qui concernaient ses privilèges. Jcad Bargoul ne s'est pas borne à copier les actes contemporains; il a consacré les premiers feuillets de son registre à la transcription de toutes les chartes anciennes dont les originaux se trouvaient alors dans les archives, et c’est à ces copies que nous devons la conservation d'un assez grand nombre de pièces intéressantes. La plus anrienne remonte au règne de Philippe-Auguste, et ap|Mirticnt à l'année 1191. Dans ce travail de transcription , les actes émanés de l’autorité royale ont subi sous la plume des clercs amiénois un changement de formes philologiques qui mérite detre remarqué; le dialecte picard a été substitué partout à celui de Plie de France.

La plupart des pièces contenues dans le registre r. sont des chartes royales relatives aux privilèges des bourgeois d’Amiens, et surtout à la prévôté, qui fut, ainsi qu'on l'a vu, une source de débats entre le roi, la commune et les seigneurs amiénois. On y trourc aussi des sentences du bailliage d’Amiens; des arrêts du parlement intervenus dans les procès que la ville avait avec différents pouvoirs laies et ecclésiastique» ; des ordonnances de police et d’administration rendues par l'échevinage , au nombre desquelles on peut citer un réglement pour l'hospice de Saint-Ladre ( 1 3oS ) , et un réglement pour la tenue des plaids (i333), pièces insérées plus haut, p. 3»7 et 449. Outre les actes d'un intérêt spécial pour la commune, le registre x contient des documents d'un intérêt general, et qui se réfèrent n l’histoire politique ou aux événements importants. On y remarque entre autres le récit des désastres causés par un tremblement de terre qui eut lieu à Naples et en Sicile vers le milieu du xiv* siècle. Les trêves et les traités de paix conclus entre le roi de France et les souverains étrangers sont enregistres avec soin dans le cartuluire municipal. Les actes de cette nature , qui se rapportent aux guerres entre le roi de France et le duc de Bourgogne, y tiennent surtout une grande place, et cela s’explique facilement , quand on songe quelle importance la ville, obligée trop souvent de suivre la fortuue du vainqueur, devait attacher aux événements de la lutte (1).

Le registre c est une copie littérale de la première partie du registre e; on lit sur le

d'aut1ientir.-ition , qui prouve que ces copies arqueraient , pour l'écho» inage, l'autorité des documents originaux.

(1) Le registre a avait été compulsé par Du Gange (voy. mss. de Du (iange, Ribl. roy., soppl. fr. i«5 c, p. vp J à 3 10). Pour la plupart de* pièces, Du Cange •'est Itornè â copier le* premiers mots avee ta date, et il n'en a tramer 1 1 aucune en eotier. — Il existe une analyse plut développée du même registre dan» les portefeuilles de D. Monge , qui ont passé depuis dans T. I.

la collection de D. Grenier ( llibi. roy. , coll. de D. Grenier, t5* paquet, n* a, p. to3 à ipfl). D. Mongé a copié textuellement ou par extrait un certain nombre de pièces, surtout celles qui se réfèrent à l'histoire générale, et notamment aux guerres de Louis XI avec le dur de Bourgogne, au rarlia! des villes de la Somme , etc. L'ordre chronologiqne, qui était celui du mamucrit . n'a point été suivi dans ce travail.

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SOURCES MANUSCRITES

verso du dernier feuillet: « Ce présent livre fot mis en la trésorerie de la ville le vingt tiesme jour de janvier, l’an mil cccc quatre-vingt-quatre; sire Antoine Gobant, roaicur, « et Jacques beuglés le Jonc, greflier de la ville. ■> Cette copie n'a d'intérêt que sous le rapport philologique; c'est une traduction des pièces déjà traduites par Jean Bargoul, au commencement du siècle précèdent, ta langue ayant vieilli, dans l’espace d'un siècle, au point de nécessiter une rédaction nouvelle

Après le registre x, le plus ancien et le plus important des registres aux chartes est sans contredit le registre a(*). Il roraplète le registre a, le reproduit quelquefois, et contient en general des actes tout à fait analogues. Remarquable par la beauté et le luxe de l'execution, comme par l'importance des textes qu’il nous a conservés, ce second cartulaire ne porte point de date précise; mais, d'après le caractère de l'écriture et de la langue, on peut en rapporter la confection à la fin du xiv' siècle ou aux premières années du xv*. L’idiome des pièces en langue vulgaire est beaucoup plus rapproché du français que celui des même» pièces ou des pièces de même date, qui sont transcrites dans le registre R. Ce fait continue ce que nous avons dit plus haut du système de traduction successive adopte par les greffiers de l'hôtH de ville; il prouve que l’envahissement du diaiccLe de l’ilc de France altérait de plus en plus l’ancienne langue picarde (*).

Dans la seconde moitié du xvf siècle , l'autorité municipale, voulant compléter la série des renseignements fournis par les registres dont nous venons de parler, ordonna la confection d’un nouveau cartulaire, qui (dus tard fut classé sous la lettre r (4). Ce registre, qui s’étend jusque vers le milieu du xvn' siècle , renferme des arrêts du parlement , des ordonnances, édits et lettres patentes du roi, concernant la commune d’Amiens; il est presque entièrement consacré à des concessions d’impôts.

Interrompue après le registre a, la série des registres aux chartes qui coo tien uent principalement des privilèges communaux , semble avoir été reprise pendant la seconde moitié

(*) Le registre c a été «ojnmaâmaeut anal y ms par 1). Moogê. Voy . coll. de D. Grenier, 1 5" pa>]u«i,u° a, p. *47 à *54.

(*) M*. in-folio composé de *78 feuillets de parchemin. Le relieur a imerit sur le dot le titre suivant : Charte* divertee de 1*09 a r46i, titre inexact; car la plus ancienne pièce est de itgi, et la plut récente de 147S. Le» pièce» contenue* dan* ce cartulaire y ont été transcrites à deux époques différentes. La plupart remontent au xiv* tiède et appartiennent à la rédaction primitive. Le* autres ont été intercalée» dans les feuillets laissé* en blanc ou ajouté* au xv* siècle. Toute» le* pièce» de la rédaction primitive commencent par une lettre ornée et rehaussée d’or sur un fond» d’axur ; ce* vignette* sont dan* le godt do xtV siècle, et en

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général leur exécution fait honneur au taleot de l’artiste.

(s) Le reç i»tre * avait été compulsé par Du Congé. ( Voy. Bil>l. roy., rosi, de Du Gange, suppl. fr. taxSc, p. *76 à xpl. )

(■•) Volume grand in-folio composé de 1 58 feuillets de parchemin. Ou lit sur le premier feuillet le titre suivant : - Reg. aux chartes, privilèges et autre* principaux litre* de la ville et cité d’Amien* , fait par l'ordonnance de MM. le* mayeur, prévoit et esche* in* de ladite ville, en l'année mil cinq cent aoiiante-trehce ; aire Nicolai Ooqqoison *ieur de la Court de Fieffés , Ion mayeur, et Sicola» Delesseau , greffier d'icelle. • Le registre a a été analysé par D. Mongé. Voy. le travail de c* bénédictin dans la collection de D. Grenier, i5* paquet n*a,

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