‹ Recueil des Monuments Inedits de l'Histoire du Tiers EtatChapitre 29 sur 273 · CM. III · texte numérisé non relu

CM. III

dans sa condition civile. Dès lors, eu effet, à chaque convocation detats généraux, il y eut des assemblées primaires, composées des habitants de toutes les paroisses, et concourant, par leurs délégués, à la formation des cahiers et à l’élection des députes du tiers état. Les délégués de chaque paroisse dressaient le cahier de ses doléances et le portaient au chef-lieu du bailliage cantonal ; là, réunis aux délégués du chef-lieu en assemblée secondaire, ils élisaient des personnes chargées de fondre en un seul cahier les doléances des paroisses et de les porter à la ville siège du bailliage supérieur, où de nouveaux délégués , élus de la même manière et réunis aux mandataires de la ville, rédigeaient, par une nouvelle compilation, le cahier provincial de l’ordre plébéien , et nommaient ses représentants aux états généraux ’. Cette innovation, qui date de l’assemblée de i484, fit désormais un seul corps politique de toutes les classes du tiers état, et mit lin à la tutelle officieuse que les députés des bonnes villes avaient exercée jusque-là en faveur des gens du plat pays*. Ceux-ci se trouvèrent en possession du droit de parler pour eux-mêmes , et c’est d'eux que venaient directement les remontrances qui les concernent dans les cahiers de <484 , i56o, iiyfi et 1 588.

Pour revenir à la bourgeoisie, ce noyau du tiers état, sa condition, si on l’observe depuis le xiv* siècle, présente la singularité de deux mouvements contraires, l’un de progrès, l'autre de décadence. Pendant que les emplois judiciaires et administratifs,

• Voy. Y Hist. des était génér.t par M. Thi- • Voy. plus haut, p. xs&vm et i.*ix.

katidf.tu , 1. 1, p. ; et t. II . p. i & et siiiv.

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