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INTRODUCTION
l'opinion; avant d’exécuter ses plans politiques, Richelieu voulut les soumettre à l’épreuve d’un débat solennel , pour qu’ils lui revinssent confirmés par une sorte d'adhésion nationale. 11 ne pouvait songer aux états généraux; membre de ceux de i6i4> il les avait vus à l'œuvre, et d’ailleurs son génie absolu répugnait à ces grandes réunions; l’appui moral qu'il désirait, il le chercha dans une assemblée de notables. 11 convoqua au mois de novembre 1626 cinquante -cinq personnes de son choix, douze membres du clergé, quatorze de la noblesse , et vingtsept des cours souveraines , avec un trésorier de France et le prévôt des marchands de Paris. Gaston, frère du roi, fut président , et les maréchaux de la Force et de Bassompierre viceprésidents de l'assemblée; mais les nobles qui y siégèrent, conseillers d’état pour la plupart, appartenaient à l'administration plutôt qu’à la cour ; il ne s’y trouva ni un duc et pair, ni un gouverneur de province
Devant cette réunion d’élite, dont les hommes du tiers état formaient plus de la moitié, Richelieu développa lui-même tout le plan de sa politique intérieure \ L’initiative des propositions partit du gouvernement, non de l'assemblée; une même pensée pénétra tout, les demandes comme les réponses, et, dans le travail d’où résulta le cahier des votes, on ne saurait distinguer ce qui fut la part du ministre et ce qui fut celle des notables. Des principes d’administration conformes au génie social et à
• La scance d'ouverture eut lien le a dé- des sceaux Marillar , dans le proccs-vcrbai cerabre, dan* la grande salle des Tuileries. de l'assemblée de i6a6. (Det états gérté-
* Voy. son discours et celui du garde raux, etc. y t. XVIII, p. 107 et suiv.)
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INTRODUCTION