‹ Recueil des Monuments Inedits de l'Histoire du Tiers EtatChapitre 67 sur 273 · CONFIRMATIONS BE LA DONATION PRÉCÉDENTE · texte numérisé non relu

CONFIRMATIONS BE LA DONATION PRÉCÉDENTE

Thierry, évêque d'Amiens1, confirme à la demande de Nicolas, fils de Mainier, iwslri iUuslris Aiic/io/ai filii Maincri, comme il s'exprime, la donation faite par ce dernier à l’église d’Amiens, quatre ans auparavant. A'oici le préambule, de cette confirmation ; quant au reste de l’acte, c’est, à quelques légères différences près, la reproduction de oelui qui précède. .

11(9. Ego Theodoricus, Dei gracia Ambianensis episcopus, tam presentibus quant futuris in Chrislo fidelibus imperpetuum. Sicut pontificali sollicitudine unusqtiiaque commnnendus est ut de inalo ad bonum transeat, sic per fomenta paterne mansuetudinis demulcendus est ut in bono perseverantiam tencat, Religiosum igitur desiderium nostri illustris Nicholai filii Maineri attendent es, ea que matri eedesie Ambianensi, post suum et uxoris sue Eve decessutn, in perpétuant elemosinam possidenda donavit, sub tutela beatissitni Firmini episcopi et ma/tyris et nostra suscipimus, et pontificali auctoritate confimiamus, hospites videlicet censum xl solidomm et xi.v caponum annuatim solventes, et reddituni, quem in portu flurainis Somene de navibus obtint* bat, vulgo appellatum caiagium, et proprie mansionis domum cum juxta adjacente terra......

Actum anno dominice Incarnation is c° xi.® viiii®, indictiotie xn", régnante christianissimo Francorum rege et Aquitauorum duce Ludovico. Data per manum Roberti notarii, féliciter. Amen.

Arcl». drparirm. de la Somme ; cartul. du chap. de N.-D. d'Amiens , n* 1, fol. sa , r*.

Il est vraisemblable que dans une bulle d'Alexandre III à laquelle nous empruntons l’extrait qui \a suivre, ce pape faisait allusion à la donation de Nicolas, (ils de Mainier.

Alexander episcopus, servus servorum Dei, dilectis filiis Radulpho decano et canonicis Ambianensibus, salutem Ea propter, dilecti in Domino filii ,

• Thierry occupa le liépr épucopal de ri44 à 1164.

XII* SIÈCLE. 5g

vestriâ justis postulationibus grato concurrentes ussensu, altare de Blangio et Kaagium ctim quibiudam hospitibus et aliis perlinentiis suis ralionabiliter vobis colla tu m , devotioni vestre auc ton ta te apostolica coufirniamus. ... Datuiri Vcrul. vi id. maii.

Arch. drpwirm. de la Somme; cartul. du chap. de N.-D. d'Amiens, n° i, fol. 44 »* et 45 r*.

ix. . . :

TRANSACTION RELATIVE Ali DROIT DE QUAYAGE.

Par suite de la donation faite, en 1 i',5 , à l’église de Notre-Dame, par Nicolas, fils de Mainier, les chanoines de cette église percevaient le droit de quayage sur les marchandises débarquées au 'Jtort.Ln bourgeois d’Amiens, Jean de la Croix, qui possédait un terrain contigu à la Somme et voisin du port appartenant à l’église, voulut aussi établir un port et un quai pour lès Irateaux et les marchandises, fin différend s’éleva à ce sujet entre lui et les clianoines; il fut terminé par la transaction suivante, où les parties convinrent de réurtir le nouveau quai à l’ancien, et de les exploiter en' commun, en partageant les produits du quayage, et aussi les dépenses nécessaires 4 Kètjtretien des greniers, du port, dit pont et de la’çbaqssée qui y oonjfuisaiL fcet acte et la donation du fils de Mainier éclairent4 l'origine du droit 3e quayage au port d'Amiens. Parle fait, ce droit, qui d’abord était la ‘propriété de simples particuliers, tomba, au milieu du xii* siècle, dans le domaiue seigneurial du chapitre. La charte de' transaction qui fait l’objet de cette notice, tout en établissant qu’à l’avenir les deux parties seront de moitié dans les revenus et les dépenses, met néanmoins entre elles une cerlaiue différence; elle place les bourgeois dans une espèce d’infériorité à l’égard de l’église, car elle stipule en termes exprès, que Jean de la Croix et ses héritiers, en ce qui concerne leurs possessions du quai, feront hommage au chapitre et deviendront ses justiciables.

In nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti, amen. Ego Theodoricua, Dei gracia Ambianensis epiaeopus, tam prejentibu» quam futur» in Chmto (ùlelibus in

ii5i.

AMIENS

perpetuuni, Opéré ptecium ed res gcstas litteri* assignare, quatinus eorurn que pro bono pacis ordinata sunt et noticia ad posteros transeat, et ordo rei statu firrainre persistât. Conventionem igilur que, inter canonicos beate Marie et Johannem de Crucc de caiagio, in presentia nostra farta est, scripto explanandam et cyrographo confirmandan» suscipimus, et rei ordineni, prout audivimus et vidimus, explicatnus. Nicholaus, Maineri filins, redditum quem in portu Somone olitinebat , vulgo appellation Caiagium , per manuni venerabilîs predecessoris nostri domni Guarini, matri ecclesie Ambianensi in perpetuuni possidendum, pro anima sua et predecessorum suoruni, in elemosinam concessit, et donmn suum scripto et sigillo predicti domni Guarini cptsoopi confirmari fecit. Porro Johannes de Cruce in predicto portu terra ni contiguaiu f lu mini habebat , quant postmodum, ecclesia jain per elemosinampossidente, ad naves recipiendas idem Johannes prépara kit , et ihi caium faccre disponebat, Unde inter canonicos et ipsum Johannem contentio enterait, que tandem, Deo auctnre, eis hinc. inde bono consHii) acquieacentibus , finem in hune modum aecrepit. Siquidem roiioniri caium suum et Johannes suum, quod de novo construebat , sibi inviçem communicaverunt, et redditus ipsoruni caiorum, sive mulli sive pauci sint, sive quocunque modo diminuti , communes in alterutrum eoncesserunl. Mercea vero in portum venientes, vel in gmnariis reposite, sive Johannis proprie, sive soriorum ejus , vel cujuscumque sint , a consuctudine caiagii libéré non erunt ; quin potius, redditu inde accepte, canonici et Johannes coinmuniter participa' bunt. Quod si idem Johannes aliud caium fecerit, emerit vel acquisierit, iJlius caii redditus canonicis et Johatmi tiihilmninus communia erit, Sane Johannes xu granaria de suo proprio nova construxit, que canonicis communicavit. Canonici autem vin granaria que construxerant, Johanni nichiloininus coinmunitaverunt. Ut autein onirti* controverse locus in posterum eicludatur, sive pauciora fnerint granaria vel quelibet ad recipiendas merces loca, quicquid redditus ex eîs pervûiierit canonicis et Johanni commune erit. Postmodum ver», si per vetustatem aut ignein predicta granaria consumpta fuerint, sicut communes inter ipsos redditus caiorum vel granariorum habentur, ita tam eaiuiu quam granaria et cuni ponte calceia, omni tempore quo necesse fuerit, communibus expensis reficientur. V'enim, ut inter canonicos et ipsum Juliannem super hac conventions pax firmior habeatur, Johannes caium suum quod de novo construxerat , jure hereditario possidendum, sine rclevamento heredum suoruni, de canonicis recepit, et super hoc eis hominium fecit \ et tain ipse qunm heres suus de caio illo , facto canonicis hominio, ad justiciani in capitulo veniet, cuni submonitus fuerit. (iustos reddituum tain caiagii quam granariorum com-

munitrr rligelur, et comniunrm faciet in capitnlum fuieliutrm. Qnod ni ranonicU Immun visum fuerit, Jobanni vel heredi suo in fidelitiili- boœinii sui, <|iuin<liu eisilcm nanonicù placuerit, cuatodia ilia drputabitur. lit igitur rompoailio i.'ta , tam a cannnicis qunin a Johanne in conspectu nostro laudata , firroa et illibata permancat , presruleni paginant in ryrographtiin dividimus, et sigilli nostri apposMonc ntrainque communimus, et perturba tores bujm pacis vinculo anatlienutis innodamua , et , ad niajorem rjusdcm rei eertitiidinem , tcsliuni numina Mibauignnmus. SigiiumTheodeririepiaropijS. Radulpbi decani;S.Guarini, Sy munis, arehidiacoimruin; S. FulconisprecentorisjS. Accardi, Rogeri, Adelelmi, W alleri, presbiternriini ; S. Radulpbi, Dotloniani, Guidonis, diacononmi ; S. Rogeri, Guermundi, Andrée, Thcobaidi, Ricardi, Guidonis, Roberti , subdiaeonorum ; S. Rarlboloniei cleriei. De laicis autera interfuerunl lii : Hubertns thelonarius; Milo piucerna; Adam frater Arnulplii; VilUrdu» Sirciis; Rainardiu de Mons; Hovinusde Foro; Radulpbus Rotdonus. Ego Syuion eaneellarius legi et relegi. Datuin per maniim Roberti nolarii. Aetuin auno ab incarnatione Doluini «a" c“ L*|”, indictione xim*.

Arcb. déparient. de b Somme; cartul. du tliaji de N.-D. d'Amicna . a* l , fol. 1 1 , r*.

CONFIRMATION PAR UC MAIRE DF. LA COMMUNE D’AMIENS D’UNE VENTE FAITE A L’EGLISE DE SAINT-JEAN-BVPTISTE

L'acte qui suit est d'une grande importance, l-a commune y confirme u ii contrat de vente, et scelle de son sceau la charte qui doit rendre ce contrat authentique. Le chef de la magistrature municipale, l’élu des bourgeois d'Amiens emploie dans sa charte le slyle des actes seigneuriaux : « Moi , Bernard, maire de la comiuuue d'Amiens , » Hçu Hernitrdus , communie Ambiancnsis major.

Aux termes de sa charte, le maire Bernard ratifie l'acquisition , faite par l’abliaye de Sa i n t-.l ea n-lezr- A m iens , d'une pièce de terre appartenant à la Maladrerie de celle ville; niais il semble que son intervention ait ici pour but spécial de valider l'aliénation plutôt que l'acquisition. A quel titre, en effet, la commune s’entremet-elle dans ce contrat de vente? (ie n’est pas quelle en eût été requise par l'un ou

' Neua plaçona culte prere à l'année I l5a, date «i aucune valeur ne va. .rail elle de Uatttoup é* ta Vt ala : Uconlirmauau qui riait le coeiplemaeul er.-i v a ire de cal acte, et aaoa Laquelle il u'aorait

6a AMIENS

l’autre des contractants; c’est que la Maladrerie appartenait à la ville, comme le prouvent , indépendamment des mots nostris Itprasis , plusieurs documents qui prendront place, à leur date, dans cette collection. Or, les magistrats municipaux étant les administrateurs de la Maladrerie, la vente faite à l’abbaye de Saint-Jean dut être soumise à leur approbation. Il veut vraisemblablement alors une assemblée du conseil de la commune , qui discuta l’acte de vente , et , après mûr examen , le sanctionna. La charte que nous donnons ne serait-elle point le résultat des délibérations de ce conseil? Et puis, dans lesdix-sepl signalurcsqui se trouvent ou bas de l’acte, ne pourrait-on pas voir les noms de dixsept échevins qui, réunis au maire, auraient composé à cette époque sinon l'échevinage tout entier, du moins la majorité de ce corps?

Quoi qu’il en soit de cette conjecture, le document dont il s’agit est curieux à d’autres égards. C’est le premier qui, depuis l’établissement de la constitution communale, nous montre l'action directe du pouvoir municipal ; c'est aussi le premier où il soit fait mention du maire et du sceau de la commune '.

i >s>. Ego Bernardus, communie Ambianrnsis major, emptionem agri (jurai ccclesia sancti Johaun» Baptiste, annolncarnalionis Yerbi M c" I." n', asMMisu domniThoderici episcopi nostri, et asseosu eleri et populi Ambiunensis, a nostris leprosis decem libras émit, ut liriuu et stabilis in perpetumn permaneat , testimonio iueo et testimonio virorum qui hic subscribuntur : llubertus telonearius; Amulpbus

* Sur le plat racice sceau de la commune d Amiens qui soit parvenu jusqu’à nous , on voit une rosace, autour de laquelle rayonnent si* tête» alternant avec six fleurs de Ha , et une légende ainsi conçue : -f- uctttxm ci vira ambiajiimsivm. Le type du cobtresceau e-«4 nne simple fleur de lis, arec relie légende placée entre deu* flirt» : -f* sa* c«itvm sa ans mm. Ce sceau, dont on se servait eocore au jwii* siècle pour authentiquer les actes importants (La Morliêre, Antiquités de la ville tT Amiens, lit. 1, p. 77), avait été appelé saau des Marmousets , à cause des si* têtes qui y étaient gravées. Il est probable que ce* six têtes représentaient des magistrats municipaux d'Amiens; car beaucoup de sceau* de villes se distinguent par des images analogues. Ainsi , sur on sceau de la commune de Dijon, conservé au cabinet des médailles de la niblurth. roy. , 041 voit 1rs fêle» de vingt relies in x ; celui de 1a ville de Trpyc* repré-

sente doute télés de jurés disposées en cercle, et au centre le inaire assis ; le champ du sceau de la ville de Menlan est occupé par dnuxr têtes posées quaire, dnq et troi«, et un-montées d’une fleur de lis; enfin *ou peut faire la même remarque sur le» sceaux de 3i«mcs, cl de liste (département de Vaucluse j,

Il u’exiaie pas d'empreintes du sceau de la commune ü Amiens antérieures au xtu* siècle. La plus am;tenuc qui w; soit conservée jusqu’à nous est <l« Tannée u»g , et b matrice avec laquelle elle a ti* faite a dû être graver à la fiu du xii* sieda on ou eoiumcDcrment du un'. Il est à croire qu'c B 1 go, lorsque Philippe- A ugu*4r eut révisé et coutirmé la charte communale d’Amiens , la ville , abandonnant le sceau dont elle s'était servie jusque-là. en adopta un nouveau sur lequel le* fleot* de lis figurèrent pour la première fois.

armer

I 'Tm>l mnnid[»il ilii Jt-s M.umifUr.i'U

?> Mmiiu.ùi-s d Amiras.

Xir Sit-clr ,

4 Nil .-v.-.iu niunl<l|'J.illt >\-<l aux causes

Blgitized byG O’O^l e

camerarius *; Guido Monachus et Milo filius ejus*; Bernard us de Cruee; Guido de Sancto Martinoj Milo fa ber; Ulardus roonetarius; Ingelrannus de Sorti et Mai* ne rus frater ejus; Àlermus Oaree; Adam Rapina; Firminus filius Gcrmundi et Milo frater ejus; Valterus filius Alulfi; Vualterus Bernier; Arnulphus de Petra; et impre&sione sigilli communie nostre munio.

Cartulaire de Saint-Jean-lei -Amiens , ms. du xm* siècle , communiqué par M. le docteur Rigoilet, col. 98.

ACTE DE DÉSISTEMENT REÇU PAR L'ÉVÊQUE THIERRY, EN PRÉSENCE DU MAIRE ET DE QUELQUES JURÉS OU MEMBRES DE LA COMMUNE.

Un certain Gucrry de Saint-Pierre réclamait de l’abbaye de Saint- Martin aux Jumeaux une part de la dime et des offrandes provenant de la chapelle de Saint-Pierre au delà du pont, et certaines redevances annuelles. Après de longues contestations , l’affaire ayant été appelée devant la cour de Saint-Martin , l’abbé Tliibaud opposa une dénégation formelle aux assertions de Gucrry de Saint-Pierre, qui prétendait tenir son droit de l’abbaye elle-même, et déclara qu’il était prêt à repousser judiciairement ses prétentions. Mais l'évêque Thierry intervint , et détermina Guerry de Saint-Pierre à se désister. Nous publions l’acte de ce désistement, moins pour ce qui en fait l’objet principal que pour un incident. Regnier, maire d’Amiens, et quelques-uns des jurés ou membres de la commune (juratorum ), le sanctionnent par leur présence et leur témoiguage. Ce n'est point seulement eu qualité de simple témoin qu’intervient le maire Regnier, mais comme magistrat et comme mainteneur du bon droit dans les transactions civiles; c’est à ce titre qu’il appose à l’acte le sceau de la ville, et que par la bouche de l'évêque il déclare ennemis de la commune, les membres de la famille de Guerry qui oseraient inquiéter à l’avenir l’abbaye de Saint-Martin aux Jumeaux.

' Les surnoms de ce» deux premiers signataire* Tonloirr et Cmêrirr, semblent indiquer de» office» épiscopaux ; mai* il est fort postible que de» officiers de réséqué aient été mesnbres de l'échevinage.

1 La présence dan* l'échevinage de parents au premier degré ne peut soulever aucune difficulté; nous venons plu» tard , dan» un acte de l'année 1 195. un père et son Gis figurer comme témoins , avec le titre d'échcvin*.

AMIENS

n5î. Ego Theodericus, Dei gratin Ambianensis episeopus, tam presentibus quaiu futur» in Christo fi d eh bu s, in perpetuuin. Quum litteramm jus est preteritontm nhsentium facta posteris presentia facerc, et omneni ambiguitatis vel controversie questionem de medio auferre, non incongraum nobis videtur en que Guerricus de Sancto Petro adversus abbatem et ecclesiam Sancti Martini de Gemellis injuste reclamabat, sub brevitate transcurrere, et quomodo idem Guerricus , post diutinam inquietationein suani , tandem bonorum virorum consilio acquiescent, ab injuriosa ilia reclamatione destiterit, et quicquid reclamabat predicte ecclesie Sancti Martini guerpiverit, posteris quideni profuturum littcris assignare. Siquidem predictus Guerricus minutam decimam et oblationes que de manu presbiteri recipiuntur se debere recipere, et portionem décimé , que ad altare Sancti Pétri ultra pontem pertinet, colligere vel carriare jure hereditario reclamabat, et niodium et dimidium tam in fmniento quum siligine et ordco pro messione, et quinque sextarios pro victu suo, singulis annis sibi deberi, nichilominus affirma liât, et de ecclesia Sancti Martini, jure hereditario, ut dictum est, hoc se tencre dicehat. Cum igitur, ad diem sibi constitutam , in curia Sancti Martini singula que superius distriximus reclamasset , et a dilecto filio nostro Theobaldo abbate super his investituram requisisset, abbas totum quicquid Guerricus clamabat, negavit, et ad judicium super clamore et responso se obtulit. Nos autem Guerricum, per religiosas et honestas personas sepe rommonitum, in bonum pacis induximus, ut culpam suam recognosceret et a reclamatione sua omnino desisteret. Verum , in presentia nostra et clericorum nostrorum, et Raineri tnajoris commune et juratorum , Guerricus quicquid réclama bat et fiiii ejus et filie in manum nostrarn rcddiderunt; et tam Guerricus quant propinqui filiorum ejus hoc totum ahjuravcrunt, et ecdesie Sancti Martini pacem super his se in perpetuum observa turos , fide data et tactis sacro sancti» reliquiis, promiserunt; et donum super altare Sancti Martini Guerricus et heredes ejus, vidcntihus propinquis suis et roncedentihus, posuerunt. Ordinatum est etiam et concessum ut, si aliquo tempore, Guerricus vel aliquis heres sive propinquus ejus ecclesiam Sancti Martini super hoc inquietare pre sumpserit, inimicus communie erit; et ad bujus rei testimonium, Kainerus major sigilluin communie présent! privillegio apposuit. Nos vero quod vidimus et audivimus hoc testainur, et tam scripto quant sigillo nostro confirmamus, et bujus nostre confirmation» ‘tameririos perturbatores officii nostri auctoritate excommunicamus, et testes subscribimus. Testes hi sunt: Radulphus deçà nus; Guarinus ; Symon archidiaconus ; Gigomarus abbas Sancti Fusdani; Hugo prior Sancti Laurentii; Fulco abbas Sancti Johannis Ambianensis; Gualterus abbas Sancti Aceoli; Fulco precentor; Radulphus, Potarius et magister Mainerus,

presbiteri ; Robcrtus Gigas et Robertus de Pola invil la , diaconi; Ruhardus, TheobalduSf subdiaconi ; Fimiinu» prepositus episcopi. De laicis aiitem : Rainerais major communie; Hubertus thelonearius ; Anmlfus cambarius; Galterius Alulfi ; Tbesselinu* Lumbardi; Oelardus siccus; Milo buticularius. Actum anno doininice Incamationis m* c" l® m\ Ego Symon cancellarius relegi. Datum per manum Roberti Gygantis, notarii.

Arch. dêparteiB. de la Somme; cartul. de Saint-Martin* aux- Jumeaux, f 18 r*.

Page 1