‹ Recueil des oraisons funeb̀resChapitre 11 sur 23 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Su f.l est donc mon dessein, Messieurs, et de le sagesse dois-je ici vous entretenir f Ce n'est pas de celje du siècle , qui s'empresse et qui s'in* quiète , qui conduit des intrigues, qui démêle des intérêts, qui traite d'affaires, qui cause ou qui termine des différends. Vous ne verrez dans ca discours , ni ces digressions politiques qu'on accommode au sujet , avec art , et qu'on ramène à la religion avec peine ; ni ces portraits ingénieux, où l'imagination vive et hardie fait voir , comme en éloigne ment, les agitations présentes du monde, avec les intérêts et les passions des grands hommes qui le gouvernent.

L'histoire de cette Princesse n'est pas liée à celle du siècle; elle n'a nulle part à la guerre ni à la paix des Nations. Ses actions n'ont point de plus grand éclat que celui que la vertu' donne ; la providence de Dieu ne s'est pas tant servi d'elle pour faire de grandes œuvres , que pour donner de grands exemples. Quelque honorée

Ju'elle ait été , elle a eu moins de réputation que e mérite» et nous pouvons dire d'elle à la lettre.

(i) fc Màladw

tg(8 Oraison funèbre

ce que disoit le Roi prophète, que toule la gloire àe la fille du Roi est renfermée au dedans d'elle; Vrfinis gloria filins Régis ah intùs (i).

Je parle donc de cette sagesse qui montre à chacun les règles et les bienséances de son état ; qui donne le discernement pour connoître , et la

Sudence pour agir; qui sépare les vérités des usions; qui se fait des préceptes de bien vivre, et qui les observe ; enfin de celte sagesse dont fcarle l'apôtre saint Jacques (a) : Oui vient d'en, fiaut, qui est chaste , paisible , modeste , équità* ile , susceptible de tout bien, docile, pleine de miséricorde et des fruits des bonnes œuvres f qui ne juge point et qui n'est point dissimulée. Est-ce la sagesse qu'il loue ? Est-ce la Princesse ? L'une et l'autre , ce n'est presque qu'une même chose.

Avec quelle modération a-t-elle usé des avantages que lui dorinoient son rang et sa naissance ( Qui ne sait que la. maison de Bavière est une de eçs maison* augustes , où la puissance , la valeur et la piété se perpétuent» et dont la gloire né vieillit point avec lé temps l II en est sorti des Rois et des Empereurs : il y est entré des impératrices et des Reines. Combien de siècles faut-il percer pour découvrir sou origine f Combien da couronnes faut-il unir pour compter ses alliances { Et combien faudrait-il rapporter de noms et d'actions héroïques , pour la faire voir dans tout seu 45clat7 '

Madame la Qauphine, je l'avoue, né fut pas insensible, k cette espèce de gloire, mais elle » en fut pas éblouie. Elle fondait sa grandeur sur lés, exemples , plutôt que sur les titres de 99$ ancêtres^ Vidée qu'elle a voit de Sa naissance , exdtpit dans Sou crçur, non pas une élévation d'orgueil, ma ié tne émulation (Je, vfrtu; et la pureté qu sang $4

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de Madame la DaupKinê. |Q£

Ht que senrir de motif à la pureté de ses moeurs^ Elle s a voit que Maximilien , sou aïeul,, soutint

Far son zèle et par son courage les autels que) hérésie a voit ébranlés, et sauva la religion atta* quée et chancelante dans l'Allemagne. Elle nie noroît pas que Guillaume, son bisaïeul, après avoir sagement gouverné ses états, s'en démit par une abdication volontaire , pour jouir d'une sainte tranquillité dans une retraite religieuse. C'est de là qu'elle tiroit ses principes de religion et de retraite, et ce désir quelle a voit eu , dans se* jeunes ans, de renoncer tout- à fait au mondé. Mais Dieu la réservoit dans les trésors de sa

Îrovidence , pour donner a la Franc* , par sort eureuse fécondité, la seule bénédiction <jui lui qnanquoit. La prudente Adélaïde méditoit ce noble dessein. Occupée de la puissance et de lf piajesté.de nos Rois dont elle sortoit, quel soiu lie prit-elle pas de son enfance! Combien de fois demanda-l-elle au ciel daqs ses prières, d'approcher la fille du trôna où la nxère avott autrefois espéré da monter ! Avec quelle application lui for- ^na-t-elle une humeur sage, un esprit juste , un cœur français 1 Heureuse , si elle eût pu faire passer ces inclinations dans le reste de sa famille ! Ses vœux fuçeut enfin accomplis;, mais elle ne vit pas le jour du Seigneur 1 elle mourut comme Moïse (i), sur la montagne; et Dieu pour sa, consolation, se contenta de lyi montrer de loi» la terre promise.

Cependant la réputation de cette jeune Princesse çroissoit avec l'âge. Sa prudence avancée lui tenoit lieu d'éducation. Elle se fit dans son palais une Cour et une retraite.; et par la force de «a raison , elle apprit l'art de parler et de se taire. On vit paroît,re *& elle ce, que nous avons députe

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'$$& *"' . Oraison Jhnèbre

édmiré;'lâ retenue qu'inspire la solitude, la petitesse q\ie donne l'Usage du monde , une fierté noble' qui marquoît la grandeur de sa naissances - «ne scrupuleuse pudeur qui marquoit le fond de $a vertu; une vivacité qui lui faisoit souvent provenir les pensées des autres ; une sagesse qui lui donnoît toujours ,1e temps de peser les siennes; une bonté prête en tout temps à faire le bonheur des uns , et soulager les peines des autres ; une sincérité qui la rendoit incapable de dissimuler, Ai par gloire, ni par faiblesse; une fidélité inviolable dans ses amitiés et dans ses paroles : enfin, une piété qui h'étoit ni austère ni relâchée, qui 3e faisoit honorer de tous , et ne se faisoit craindre à personne.

Toutes ces grandes qualités brillèrent à so# arrivée. Sou venez- vous, Messieurs, de ces jours heureux, où parmi les vœux et les acclamations* des peuples, elle parut au milieu d'une Cour pompeuse avec un air qui n'avôit rien ni d'étranger ni de contraint, avec une grâce plus estimable et plus touchante que la beauté même. Tous la vite* soutenir les favorables regards du plus grand Roi du monde , avec les sentimens d'une joie modeste et d'une humble reconnoissance ; allumer au pied des autels, à la vue d'un aimable et roval époux, les feux sacrés d'un chaste mariage, et recevoir les hommages qu'on lui rendoit, 'avec un visage aussi doux et aussi riant que sa' fortune. Applaudie de tous, mais à son tour, affable et civile à tous, elle prévenoit ceux-ci ,' ré pond oit honnêtement à ceux-là, donnant au rang et au mérite des préférences d'inclination et de justice, sans faire des mécontens ni des envieux; conservant de sa dignité, ce qui lui en faisoit garder la bienséance, et ne < comptant pour rien ce que 5a bonté lui en faisoit perdre.

Mais qu#i i oublié- je mon triste sujet ? et com-

Je. Madame là K Duuj*hine. tg§

ttiènt atcordé-je ici le souvenir de ces joyeuses beJeanitée à cet appareil de cérémonies funèbres? ^1 est juste, Messieurs > que vous éstimiefc là perte que vous ayez faite; que vous sachiefc les Jbies aussi* bien que les douleurs que Madame la Dauphins à Ressenties » et que vous connoissiez le bon usagb qu'elle a fait des biens et de$ maux de la vie.

SueUe fut la modération de son esprit 1 Voué M erai-je de ces audiences où elle recevoit le* ambassadeurs, entrant dans les intérêts de cha* cun , 'et parlant à chacun sa laugue ; accompagnant les honneurs qu'elle leur faisoit , d'un air de grandeur et d'intelligence ; et joignant toujours h l'élégance du discours , les grâces de la modestie f Vous dirai-je avec quel discernement eHe jugeoit des ouvrages d'esprit? Quelle justesse 4 mais aussi quelle circonspection étoit la sienne! Exaote sans critique , indulgente sans flatterie , louant par connoissanCe , excusant par inclination , et ne blA« tnant que par nécessiter Elle se défioit de ses lu* mières! une sage timidité lui^it presque toujours supprimer une partie de son avis , bien loin de décider comme la plupart des personnes de son élévation et de son sexe, qui pour faire valoir leurs sentimens, se servent de l'autorité qu'elles ont , et de la complaisance qu'on a pour elles.

Combien étoit- elle plus retenue en matière deV religion ! Eloignée de curiosité et de présomption, elle ne savoit que deux choses ; obéir, croire. Elle ne refusoit pas d'être instruite » mais elle t n'avoit pas besoin d'être convaincue; allant a Dieu par la docilité de son cœur , non pas par l'agitation de $on esprit. Le. moindre bruit de division> dans l'église la faisoit trembler. Les différends et les disputes des Théologiens alarmoient sa piété «fautant plus craintive , qu'elle étoit constante et Solide; et comme on voulut quelquefois lui faire entendre la diversité de$ opinions et des doctrines s

Orfiisonfunèbïe Laissez-moi, disoit-elle, mon heureuse ightifen* te, et ne utéêez pas le mérite et la tranauÈfyè de ma foL Attachée au saint-siège et à l'égliit fo Jésus-Christ par les liens de paix , de cha* rifeé et d'obéissance (i) , elle savoit que tout fidèle tfoU captiver son . entendement; que , comme il j a une voie étroite qui resserre les mœurs dam hs règles de l'Evangile (2) , il y a aussi un chemii étroit qui resserre l'esprit dans la croyance 4e l'Eglise ; et qu'enfin Dieu ne demande pas aux personnes de son sexe une sublime raison * ni une * science fastueuse; mais une dévotion tendre, et «ne foi simple , accompagnée d'un humble silence. N'est-ce pas cette foi qui la conduisit et la régla dans tous les offices de la vie chrétienne? Quel •rdre et quelle attention dans ses prières I Elle s'y prépare par le recueillement , s'y soutient par la ferveur» s'y perfectionne par les désirs, les résolutions çt la vigilance. Sou imagination se purifie, les ■ idées du monde s'éloignent au moindre signal qu'elle leur donne, et son cœur par une sainte habitude:, se rend à elle, ou plutôt a Dieu, aux heures qu'elle a marquées pour implorer ses miséricordes , ou pour y réciter s^ê louanges. Entre-t-eile dans les lieux saints pour assister aux ^sacrés mystères l Prosternement , adoration, siknee. Elle porte à l'agneau sans tache immolé sur l'autel, des voeux sincères, des pensées pures * 4es affections spirituelles, l'obligation d'un cœur contrit et reconaoissant , et le sacrifice de ses passions détruites , ou du moins humiliées.

- Quels égards n'a voit-elle pas pour les prêtres fie Jésus-Christ, qu'elle considérait comme les ministres de la loi , et les dispensateurs de son sang et de sa parole 1 Ecoutez , esprits moqueurs et libertins , qui prenez plaisir d'abaisser ceux

' <i) a.' Cor. iô. {a) Léon. Serin, »4 «•'*•

de Madame la Dauphins. toi

que Dieu élève, et qui cherchez aux dépens 4)* leur caractère, Je . ridicule de leur personne. EU* lie souffroit pas qu'on touchât aux oints du Seigneur, les honorant lors ménw qu'ils sembloient se rendre méprisables , ; cpuvrant leurs foi blessée par sa charité , et vovartf au travers des défaut! de l'humeur et de l'esprit de ceux que Dieu sonftr froit dans ses ministères , l'honneur do leur voce* lion , et la dignité de leur sacerdoce. Quelle étoit ?a régularité dans les observances de l'Eglise y

3 u 'elle regardoit , non pas comme des coutume* e bienséance, ou des institutions d'une discipline arbitraire, mais comme des règles et des pratiquée de salut, dont elle ne se dispensa jamais., qu'auprès avoir examiné ses besoins , et rendu à set pasteurs les déférences nécessaires. r , • .

. De ce même principe de religion et de sagesse» naquit cette, bonté si connue et si éprouvée. Que ne puis-je vous découvrir ici les inclinations %4r poreuses de. cette Princesse bienfaisante, libérale et charitable {, , A qui rekt*a-jfc-<eUe jamais ses. assis* tances / A qui ne fit-eUe pas tout lej>ien qui dé* pendit d'eUe t A, qui ne souhajta-t-elle pas tout celui qu'elle ne put faire? Je réveille ici sans y penser* maison désolée de cette Princesse , voM* tendresse et votre douleur* par le souvenir des bienfaits ou de l'espérance qui voue restait de in protection, d'une si bonne -et - si puissante mat'* tresse* Elle aUoit » la source des grâces avec une humble confiance. Elle empioyoU auprès du Roi ses sollicitations et 99$ prières; prudente sans timidité, pressante sans indiscrétion, montrant plus d'impatience dans $e$ désirs que dans see demandes, attendant de U bonté du Prince. plue que de son propre, crédit, les grâces qu'il vou* droit lui .frire. £Re .en.,eevenoit jôujeters saOs-> faite, sbit qu'elle rapporta des biens présens, •u des promet ses pour fcayeak >. é gftte»Wit

aoa Oraison funibré

reconnoissants de ce qu'on lui accordoit srem piaf*

sir , ou de ce qu'on lut refusoit avec peine. .

Combien de lampes précieuses qui brûlent dans le sanctuaire, combien de vases sacrés qui servent à ta gloire du saint sacrifice; combien de dons brillans suspendus devant les autels , sont des monumens éternels de sa foi et de sa piété libérale l Combien de familles et de communautés chancelantes ont été soutenues par les secours

3u'elie leur doimoit ! Que vous dirai-* je , Messieurs , e sa charité ! Que la compassion sembioit être Bée avec elle ; qu'elle a étendu sa main sur le pauvre (i) ; qu'elle n'a pas fait attendre inutile* ment la veuve et l'orphelin; que l'abondance de ses aumônes a répondu à la tendresse de son cœur ; qu'elle a soulagé autant de misérables qu'elle a connu de véritables misères; et qu'enfin, à l'exemple de Dieu qu'elle servoit , elle a été riche en miséricorde (2j.

* Attentive à tout ce qui peut servir le prochain 9 iMe ne l'est pas moins sur tout ce qui peut le felesser. Qui de vous, sur des bruits incertains f l'ouït jamais parler dés avantageusement de personne ? Ne se fit-elle pas une religion de donner ttn frein à sa langue, en un siècle où l'on blâme indifféremment les vices et les vertus, où l'on se feit une étude des défauts d'auftrui , oè la malt gnité des uns se Joue de la foiblesse des autres; où, par un juste' jugement de Dieu, la vanité insulte à la vanité , et où les plus sages ont peine a- se sauver de l'iniquité des jugemens et de 1» contradiction des langues t

Echappa- t-il jamais à son esprit vif et présent , quelqu'une de ces railleries d'autant plus piquantes, qu'elles sont plus ingénieuses, qui cachent beaucoup de venin sous peu de paroles,

ff ) lob. 3i. Pror. 3a» . (e) Bphe* ,2,*

de Madame la Dauphine. 3»5

et donnent la mort en riant, selon le langage de l'Ecriture (i) ?

Cétoit sa maxime , que la raillerie ne convient pas à ceux qui sont élevés au-dessus des autres f que les traits qui partent d'en haut font des blessures plus profondes; qu'il est inhumain de s'en prendre aux gens à qui la crainte et le respect otent la liberté de se défendre et de se plaindre; et que de tels discours sont empoisonnés, et par la dignité de celui qui parle , et par la maligne et flatteuse approbation de ceux qui écoutent.

Que si la faute d'un domestique , ( car peut- on être toujours si juste et si fidèle dans ses devoirs?) ou si la force de ses maux , ( car peut-on posséder toujours son ame dans la patience?) a voient comta* arraché d'une bouche si sage et si circonspecte , une parole plutôt sévère que fâcheuse; quel soin ne prenoit-elle pas d'adoucir et de guérir la plate qu'elle a voit faite? Elle excusoit l'action, elle louoit l'intention, elle offroit ou rendait ses bons offices, accordant le pardon comme si elle l'eût demandé, et justifiant la promptitude de son esprit par là constance et par la bonté de son cœur. - . Mais si elle mit une garde de prudence sur ses lèvres, pour les fermer à la médisance, elle mit aussi, selon le conseil du sage, une haie d'épiaes autour de ses oreilles (4), pour arrêter et pour piquer les médisans. Rèconnolssez ici votre ignorance ou votre injustice , vous qui prêtez l'oreille au mensonge, et qui , par honneur ou par conscience, renonçant à débiter les médisances, vous êtes réservé le droit de les croire , et le plaisir de les écouter. Que faites- vous par vos crédulités et vos complaisances ? Vous animez le médisant, vous réchauffez le serpent qui pique , afin qu'il pique plus sûrement : vous ne voulez pas être

40 Prof* 10* (a) $ep& aurts tuât spiitis. Eccl* a&

ao4 Oraison funèbre

Tassassin, mais vous devenez le complice; et c'est

à tort que vous croyez être innocent du eang de

vos frères, quand , par vo$ applaudissement vous

aiguisez les flèches dont on les perce , et qu'ait

lieu de les protéger, vous appuyez le bras qui

les tue. Garde-toi <T écouter la méchante langue *

dit le Sage (i) , ne t'avise pas d'être complaisant

à ceux qui parlent mal du prochain y si tu ni

veux porter leur péché , dit- il encore, fit quelle

marque donne le Saint-Esprit de la justice et de

l'innocence d'un homme de bien? C'est de n'avoir

pas reçu favorablement l'oppiobre et la médisance

contre t»% frères: Qui opprobrium non accepit

adversùs proximos suos (2).

, Ce fut là le caractère de madame la Dauphin*:

bien loin d'avoir de la crédulité , elle n'eut pae

jnême en ces occasions de la patience. Elle rem*

pit l'iniquité ♦ et fit la guerre au détracteur. Coin»

Lien de réputations innocentes sauva-t-elle des

mauvais bruits qu'alloit semer, la haine d?un ennë-

jni , ou la jalousie d'un concurrent 1 Combien de

fois, par un triste silence ou par un sévère regard,

étouffait- elle dans sa naissance âne calomnie qui

auroit causé des divisions éternelles! Combien de

fois arrèta~t-el)e par autorité le coup mortel qu'une

langue cruelle alloit porter à .l'honneur ou à la

.fortune d'une famille!

Qu'attendez- vous d'une vie si sage et si v chré<- .tienne î Ce qui. en est la suite et la récompense : une mort soutenue par une sainte résignation et par une heureuse patience.

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