Le sol est graveleux ou argileux, aride en général
8. Le seigle, l'épeautre et très peu de froment sont nos récoltes. Les amandiers et noyers sont les arbres seuls qui prospèrent. Ils sont sujets aux gelées. Nous manquons de prairies.
9. Il faut une bonne récoite pour qu'elle soit suiSsante à la consommation. Un pain fait de seigle et d'épeautre nous sert de nourriture. ^
11. Nous tirons les grains, dans les temps de disette particu-
(*^ Aux lieux dits, les Hugues, Tru- (*' Le torrent de Céans, qui prend
chet, Traphëmus, etc., formant, au naissance dans la commune de Laborel xTii* siècle, une paroisse distincte. (Drôme).
NOSSAGES-ET-BENEVENT. 305
lière]de Serres ou Sisteroo. Si la disette frappe la contrée, c'est des montagnes près de Gap ou du blé de mer pris à Marseille.
1 2 . Nous n'avons de surabondant que de l'huile ou des amandes , que nous vendons à Serres et dont le .prix est employé au blé qui nous manque. Point de foire ni marché.
13. Nous avons un petit bois conmiun en taillis, que leséboulements du rocher de Ghabre détruisent. Il suffit au chauffage avec les élagures de nos arbres.
\à. Les communs sont le taillis ci-dessus et quelques terres stériles dont on ne peut tirer parti.
15. Le territoire est sur le penchant de la montagne de Ghabre au nord d'icelle. Le sommet de cette montagne prive le sol du soleil pendant six mois de l'année. Ge terroir, très graveleux et mouvant, est morcelé par une infinité de petits ravins qui se forment dans le haut de la montagne et qui ravagent souvent les récoltes. Nous manquons d'arrosage, il est impossible d'en avoir.
16. Il y a dans la communauté 5 paires de bœufs et 6 ànesses. Le menu bétail est au nombre de 90 bétes. Le territoire étant très resserré , on ne pourrait en élever davantage.
1 7. Il n'y a ici ni dans la contrée aucun artiste vétérinaire. Si l'administration en plaçait un à Serres, il serait d'un grand secours.
1 8. Les habitants sont tous cultivateurs. Le local n'est pas susceptible d'amélioration ni d'aucun établissement.
19. Nous nommons annuellement deux consuls, dont l'un autorise les assemblées, l'autre requiert les habitants; [ils] font rédiger les délibérations par un secrétaire qu'ils se choisissent.