Les comptes des collecteurs ont été rendus chaque année
22. Il n'y a aucune propriété ni revenus pour les pauvres, on leur distribue toutes les années la vingt-quatrième de la dtme.
23. Il n'y a point de fondation pour les hôpitaux ni pour l'éducation publique; on impose annuellement 60 livres pour les gages d'un régent d'école pour la jeunesse.
24. Le parcellaire de la communauté a été fait en 1 7 16 ^^^ ost encore en bon état, ainsi que le coursier, et les papiers de la communauté et titres sont dans les archives d'icelle, se trouvant compris dans le cadastre les fonds qui ont été emportés par les torrents et la rivière de Durance dont nous avons parlé ci-devant, qui ont été surchargés de graviers et qui sont irréparables.
i^) Total pour 1789, 1,391 livres (Ordonnance du a a novembre 1789) :
entretien des fontaines, 10 livres; contrôle des délibérations, 3 livres; gages du maître d^école , 60 livres; gages du garde-bois, 3o livres; gages da valet de ville, 6 livres; port de lettres, 6 livres; luminaire de Téglise, 5o.livres; pension à T hôpital d*Embrun, 37 1. 8 s. 6 d.; droit d^inspecteur aux boucheries, 3o livres; entretien des digues contre la Durance, 3o livres; abonnement de la dime, y compris la portion congrue de la vingt-quatrième
des pauvres, 1,0/11 I. lâ s.; ((droits seigneuriaux dus à Tengagiste de la terre», 81 1. ]5 s. — En 1790, mêmes sommes, plus âoo livres ((pour fournir aux frais du procès contre la communauté de Ghancella n. — En 1 79 1 , 38 1 1. 10 s. 9 d. seulement (G 107, P 90).
W II avait été commencé en 1699, par Esprit Brun, de Guillestre, et Honoré Mense, de Risoul, ((parce que le cadastre de 1 68 â, entrepris par M. Antoine Deville, de Guillestre, a été lacéré par les ennemis en 1693?); in-folio de Kfok feuillets.
8fi2 ÉLECTION DE GAP.
Certifié par nous, codsuIs et officiers municipaux aoussi^ës de la communauté de Réotier, le a8 mars 1789.
Signés : Rivui., eotimU, Pons, cmmU, F. Liena, Gensoul, G. GiaiiiBR, B. BotmcST, J. Gaionaibk, Golomb, Joseph Allix, Dombrt, êêcrétmre.
RIBEYRET.
Arrondiflsemmt de Gap» caakm de Rosans, commuDe; 871 mètres d'altitude; à 67 kilomètres de Gap; superficie en hectares, 1,780 ; habitants, ^78.
Réponse aux observations demandées par la lettre de MM. leh Ptocttref^irs généraux des Etats de Dauphiné du ù8 févi^xer dernier et au mémoire y joint.
1 et 2. Le lieu de Ribeyret est composé de 85 habitants formant un village contigu de 35, le reste dispersé en granges éloignées du village et éparses dans le terroir ^^\ qui est situé contre une montagne formant une élévation inclinant de la hiêe au midi , exposé aux irruptions des torrents causés par les pluies fréquentes , confinant le tout, au levant, la terre de 1 Épine; midi, la terre de Montjay; couchant, celles de Saint-André et Moydans, et de bise, la terre de Montmorin. Tout le pays comprend environ Â5o personnes, grandes ou petites.
3. Il n'y a aucun médecin ni chirurgien sur les lieux; les plus prochains sont au lieu de Serres, éloigné de trois lieues de distance.
k. Il n'y a point d'accoucheuses instruites dans le lieu ni aux environs.
5. Il n'y a pas non plus de maladies épidémiques. On ne connaît pas l'inoculation de la petite vérole.
6. On bâtit avec de la terre, n'y ayant point de sable. Les couverts sont en tuiles, à l'exception de quatre habitants grangers , qui sont couverts en chaume. On fabrique des tuiles à l'Épine, éloigné d'une lieue, au prix de k livres par cent, qui font une toise de couvert, non compris la voiture.
Aux lieux dils : Arboudeywe , Armanencho, Grimes, l^Uhic, ioubert.
RIBEYRET.
7. Le sol de la communauté est d'une médiocre production, ne produisant que de trois à quatre pour un.
8. Les récoltes de ce lieu ne consistent qu'à une seule, en fro* ment, seigle, épeautre et avoine, n'y ayant que peu ou point d arbres, poiriers d'hiver, qui ne produisent aucuns truits, attendu la rigueur des hivers qui régnent à Ribeyret, exposé aux ouragans.
9. Les grains qui se perçoivent lui suffiraient pour nourrir les habitants si tout s'y consommait; le seigneur^') ou ses fermiers et le sieur prieur ^^^ vendant leurs grains à l'étranger, les habitants sont obligés de recourir aux marchés de Serres ou de Rosans, éloignés de troie à quatre lieues de marche, pour en acheter, se nourrissant la plupart de pommes de terre, d'épeautre ou avoine ^ forcés de s'expatrier pendant trois ou quatre mois de l'année, les uns en mendiant leur pain , les autres pour peigner du chanvre dans la Provence, Comtat et Languedoc, et d abandonner ainsi la culture des biens de leur patrie pendant ledit temps.
10. Les productions surabondantes de ce lieu appartiennent au seigneur, qui possède trois domaines nobles, outre lesquels il retire des habitants iqo émines de blé pour censé, la vingt-sixième portion du revenu des habitants qu'il prend sur Taire , les lods des fonds à la cote sixième et ceux des bâtiments qui se vendent au tiers denier de ce prix. Il possède un moulin et un four banal; il force les habitants grangers d'y venir faire leur pain , qui se gèle en temps d'hiver; il exige de chaque habitant sept journées pour travailler ses fonds, et gratis. Le sieur prieur dudit lieu perçoit la dîme è la cote vingtième sur tous les grams, outre un petit domaine qu'il possède audit lieu et un autre domaine formant une chapelle appartenant h un chanoine de la cathédrale de Gap.
11. Il n'y a point de foires ni aucuns bois propres à la bâtisse, mais quelques mauvaises broussailles en pins, servant au chauffage des habitants.
(*) Le Long de Dreneuk, qui avait épousé Catherine Martin de Ghampoléoii« dame dadît lieu, de Ghorges et autres places. Ce seigneur fut obligé d^émisrer et son ckâteau de Chorges fui pillé le h avril 1 798 et peu après complètement démoli. (Voir Période révolutionnaire danê lêi Hauteê-Alpeâ , Gap , 1^95, p. ft3.)
^' Le prieuré-^ure de Ribeyret, sous
le vocable de saint Pierre-ès-Liens, dépendait du prieuré de Saint-André-de- RoMAs, orare de Quny. Le prieur, Antoine Mauduecb, de Claret (Basses- Alpes), nommé le ai octobre 1769 (G 11, p. 95o), archiprétre le 4 octobre 1780 (tbid., p. loi), exerçait ses fonctions le 5 janvier 1791 (L 896), époque où il refusa de prêter serment :i ta constitution civile du clei^.
1 2. La communauté n'a aucuns communs.
13. Il y a un ruisseau qui traverse du levant au couchant, appelé TEsclate, qui devient débordé dans le temps des pluies, emporte partie des fonds riverains et ne sert point à l'arrosage des fonds, étant à sec en été.
là. Il n'y 81 dans cette communauté que i5 à i8 paires de bœufs, compris les & paires qui servent au labourage des domaines nobles du seigneur, et 5oo bétes d'avérage, compris soo qui sont sur les mêmes domaines du seigneiu*.
15. Il n'y a aucun artiste ni maréchal expert, pas même aucun maréchal pour ferrer les bœufs, ni les outils de labourage, les habitants étant obligés de recourir à TEpine ou à Saint-André-de- Rosans.
16. Il n'y a non plus aucun commerce dans ce lieu, ni d'autre industrie que celle du peignage du chanvre dans le Comtat, Provence ou Languedoc.
17. La communauté est régie par deux consuls, qu'on élit, chaque année, à la pluralité des voix, et d'un châtelain, qui préside les assemblées, nommé par le seigneur.
1 8. Elle n'a aucuns revenus d'octroi ni patrimoniaux.
19. Elle paye pour charges locales, année commune, environ â5o livres pour l'entretien d'un maître d'école, d'un garde champêtre, d'un crieur public, d'un marguiUier, pour l'entretien de l'église, du cimetière, des frais d'administration, etc. ^^^
20. Les charges extraordinaires après les droits du Roi sont : le local, les censés, le viugt-sixain dû au seigneur, la dime du sieur prieur, qui produit, compris les biens fonds qu'il possède, plus de 2,000 livres de rente.
21. Les comptes de la communauté se rendent annuellement par deux auditeurs (pie la communauté nomme, en la présence du châtelain et des consuls; les derniers ont été rendus l'année dernière.
22. Les pauvres n'ont d'autre revenu que la vingt-quatrième de
^'^ Le total des charges locales en 1 789 g^g^ an secrétaire , a 4 ; gages du maître
nW pas conau. Celui de 1790 est de aécole^ 100; gages du garde-bois, 5o;
916 livres (ordonnance du 8 sept. 1789): gag^s du valet de ville, 6; plus, lii 1.
cierge pasral, 6 livres; entretien de pour reliquat du compte d*Ant. Vincent,
TégÙse, -jU; entretien des fontaines, 6; consul en 1786-1787. (G 107, f* 8&.)
RIBEYRET. 365
la dlme. On a établi dans ce lieu un grenier pour les pauvres, pouvant y avoir lao émines blé, qui ont été données par des habitants charitables et qu'on distribue auxdits pauvres dans leur besoin. Us le rendent à la récolte; ce qui est géré par les consuls.
23. Il n'y a aucune fondation pour hôpital ni pour l'éducation publique; la communauté paye le mattre d'école, qu'on ne peut tenir que quatre mois l'année.
2 A. Le parcellaire et le coursier ont été faits depuis environ quarante ans^^^; ils sont déposés, de même que les papiers de la communauté, dans un petit coffre en bois blanc , ne fermant qu'avec une mauvaise serrure ^^^
La communauté avait un procès avec le seigneur, à raison de la perception de son droit de champart, qu'il prenait sans distraire la dime du prieur; il a été terminé. Elle est sm* le point de lui demander la communication de ses titres pour connaître les droits qu'il exige sur eux.
Nous, consuls et notables habitants de la communauté de Ribeyret, certifions le présent véritable, audit Ribeyret, le 3o mars 1 789. Et avons signé ceux qui l'ont su, non les autres, pour être illettrés, enquis et requis.
Signé : J. Joubert, consul, J. Lombard,!. Righaud, F. Riper, Gautier, J. Roux, J. Arnoux, A. Jacob, Henri Manen, A. Vincent, Tourbes, Pierre Berbeybr, M. Marrou.
RIBIERS.
Arrondissement de Gap, cheHieu de canton et commune; 5so mètres d altitude; à 68 kilomètres de Gap; superficie en hectares, 3,655; habitants» 865 1').
^') En 17/ij, par René Armand, no- ont été envoyés au dépôt départemental
taire de la Baume-des-Arnauds; in-folio en 188s; ils forment trois articles. (Cf.
de 195 feuillets. Autres cadastres, de Procèt-verbaux du Conseil général den
1637, P**"* J<^un>6 Gautier, etc., in>4% Haut$$-Alpeê , août 1888, p. iSg.) et de 1666, par Ricbaud, Allier, etc., ^^^ Cf. j.-A. Mourbb, E$$ai historique
id. (lÀsie dp» andene cadastre» , i885, »ur lUbiers, ààns les Bulletin» de la »oc,
p. 10.) d'étud, de» Haute»-Alpe» , 1888-1890
(*) Quelques débris de ces archives pa»»im.
Réponse et observatûms de la oommnnanté de Ribiers aux différentes questions proposées par MM. de la Commission intermédiaire des Etats du Dauphiné.
1 . L'étendue du territoire de cette communauté est d environ deux lieues de longueur sur une dans sa plus grande largeur; il y a une seule paroisse ^^^, desservie par un curé et deux vicaires ^^^ Le lieu est composé du bourg et de plusieurs hameaux ^^\ dont quelques-uns fort éloignés.
2. La population consiste à environ 3oo habitants , qui peuvent donner 1,700 âmes, dont le tiers tout au plus peut s'occuper des travaux utiles et si nécessaires à Tagriculture.
3. U n'y a ni médecin ni chirurgien sur les lieux; aussi la communauté, affligée depuis pluaîettrB années de âèvres intermittentes» a pris la sage précaution de gager le médecin le plus voisin pour assister et soulager le malbeureux qui n^a pas les mo]fens de se procurer du secours.
/|. Il manque aussi d'accoucheuses instruites, de même que ses environs; elles sont néanmoins d*une utilité indispensable» et il serait à désirer que, suivant les désirs de l'Administration, chaque communauté ou du moins chaque petit canton envoyât un sujet à l'établissement formé pour y élever des accoucheuses , jusqu'à ce qu'elles fussent assez instruites, époque qui serait déterminée par les directeurs de l'établissement.
5. Ainsi qu'on l'a observé ci-dessus,. d^Miis plusieurs années, les fièvres intermittentes ou par accès désolent la communauté chaque année, au printemps, en été et pendant l'automne; à ces
('^ Sous le vocable de Notre-Damedu-Serre, puis de saint Jean, siège d*un prieuré de la dépendance de Gluny. Le prieur, Paul -(ferles Poncet, religieax de Cfawy, «rait été aonunë le 99 décembre 1767 (G 11, p. 954); il élait, en outre, le 19 mars 1789, prieur claustral de Nogent-le-Rotrou. Son revenu k Ribiers était alors de ^,383 livres. (L 896.) Voir Tlntrod. du t. VI de la série 6 ( en cours d'impression ).
(') Honoré NicoUas, de Faucon (Basses-Âlpes), curé de Ribiers dès 1788, qui prêta serment k la Constitution et devint juge au Tribunal civil d'Embrun le 95 frimaire an vi. Ses
deux vicaires, en 1789, étaient Jean* Mathieu Robert (1789-1790) et Joseph Pellegrin, de Ribiers, ayant, le 97 février 1 790 , 339 }. 1 o s. de revenu net. (L ^79), qoieebdiqne son métier de prétren le 11 mars 179^ (L 939), devient (T commissaire de Tadministration municipale du canton de Ribiersn, 97 août 1798 (L 959); se retracte, dans la suite, et meurt le 99 octobre
(') L'Adrech, Beaudinar, Ghampbs, les Charies, la Combe, Dados, Eymarons, la Flogère, Franchironnette , le Plan, Flaugiers.la Rata, Saint-Ânbert, Saint-Genis, leVei'ger.
RIBliatS. 367
époques 9 ii y a souteat quatre-vingts et cent personnes qui en sont attaquées; le paysan souffre et la campagne en est négligée. On a encore très peu Tusace de l'inoculation de la petite vérole, mais elle commence à être introduite par les personnes instruites et qui en reconnaissent l'avantage.
6. Les habitations sont construites en pierres, chaux et sable, et couvertes en tuiles; aucune en paille. Il n^ a ni carrière d'ardoises ni de lauses ; une Fabrique de tuiles , qu on vend 6 livres le cent, ce qui revient à la toise de couver L
7. En général, la nature du sol est sèche, pierreuse sur les coteaux , et la plaine est assez altérée , mais de peu de production , n'étant pas arrosée.
8. La principale récolte consisie en grains, froment, seigle, épeautre; peu de vin; quelques amandiers, qui est l'arbre fruitier qui prospère le mieux; peu d'huile de poii; les autres arbres fruitiers végètent très mal.
9. Année commune, il se perçoit plus de grains qu'on n'en consomme , mais il faut importer le vin. La nourriture commune est te pain de froment et seigle et celui d'épeautre ; le paysan se noui^ rit mal en général.
10. Dans les années de disette, on tire des grains du Champsaur, ou do blé étranger par le moyen de Marseilte.
IL Les productions surabondantes sont les amandes; on les transporte à Grenoble ou à Marseille. Les routes pour la cflçitdie de la province sont presque impraticables; celles qui conduisent en Provence étant plus belks, fe<âlitent l'habitant à se porter de ce c^é. Il serait très essentiel de réparer celles de la province qui tendent & Grenoble. On ne peut s'y transporter qu'à dos de mulet , ce qui est très coftteux , et on parvient en Provence avec des voitures.
12. L'état des bois est déplorable; il n'y en a point de haute futaie, mais seulement des taillis qui ne sont pas suffisants pour les besoins des habitants , ce qui rend le bois de chauffage fort cher, et même Ton sera bientôt dans le cas d*en manquer. La division des bois serait un avantage bien réel; chacun cofinatasant ce qui loi appartient, le conserve mieux; d'ailieors, en général, ceux qui font le plus de dégâts aux bois comBMinaux sont ordinairement certains paysans qui veot ensoile le revendre et s'en font une
espèce de produit, car ie propriétaire n'en prend seulement pas pour la moitié de sa consommation.
13. La communauté possède peu de biens communaux propres à la culture; ce sont des terrains sur les montagnes qui, défrichés, sont emportés par les eaux pluviales. Il serait donc utile d*en prohiber le défrichement , puisque dans un temps il ne s'y trouvera qu'un rocher pelé; au contraire, dans l'état présent, les coomiunaux donnent des pâturages pour les bétes à laine et des litières.
14. La rivière du Buëch traverse le terroir de la communauté dans toute sa longueur; c'est une belle rivière, qui serait la richesse du pays, mais qui, en l'état, en est le fléau. Ses eaux, au lieu d'être rongeantes, sont très bonnes pour l'arrosage, mais, n'étant retenues par aucunes digues, dans les crues elles ravagent tous les fonds voisins et ne laissent qu'un gravier stérile. On pourrait cependant prévenir de plus grands ravages et procurer en même temps des avantages bien réels; en construisant des digues dans les endroits que les personnes de l'art trouveraient propres, et former ensuite un canal d'arrosage en tête du terroir, on réunirait les deux avantages de garantir les fonds et de former des prairies, dont on manque en général; ce seraient, en vérité, des dépenses considérables, mais les bénéfices le seraient encore davantage. Au moyen de l'arrosage, les terrains des plaines seraient fertilisés, donneraient d'excellents fourrages, et conséquemment des engrais pour les terres à blé et pour vivifier le pays; c'est peut-être le seul moyen d'y réussir. Les divers torrents ne causent que des dommages dans la plaine; on pourrait également les prévenir en défendant le défrichement des hauts lieux.
1 5. Dans toute l'étendue du terroir, il y a tout au plus i o o paires de bœufs, 6o bêtes de charge et 3,ooo bêtes à laine, ce qui est de beaucoup inférieur aux besoins; le défaut d'arrosage opère le déficit, et le seul moyen d y remédier consiste à la formation d'un canal d'irrigation; le propriétaire augmentant de fourrage a augmenté à proportion son bétail, fait plus d'engrais et récolte conséquemment mieux.
16. Il ne se trouve, dans la communauté ni à portée, aucun artiste vétérinaire ni maréchal expert.
17. L'industrie est dans un état de langueur pitoyable; point de commerce; il y a seulement quelques fabricants de toiles et d'étofl'es, mais ils ne fabriquent que pour l'usage du pays, et, avec de l'arrosage, on se procurerait des chanvres et des laines, ce qui
RIBIERS. 369
deviendrait une branche de commerce considérable. La construction d'un canal est donc de ia dernière nécessité.
18. La municipalité est composée du châtelain , de deux consuls , de quatre conseillers et d'un secrétaire.
19. Pour tout revenu, la conmiunauté a albergé du seigneur les moulins et les fours du lieu (elle en paye une pension féodale de 5^8 1. 1 1 s.), et ce qu'elle peut avoir de reste après avoir payé l'entretien des machines et les charges locales, lesquelles ne sont qu'ordinaires.
20. Les charges locales de la communauté s'élèvent annuellement à la somme de 1,700 livres, en y comprenant les intérêts ou pensions irrachetables qu'elle paye^^^.
2 1 . Les collecteurs ont été exacts à rendre leurs comptes.
22. Les revenus des pauvres, y compris la vingt-quatrième, peuvent se porter à environ 5 00 ou 5 5o livres; ils sont administrés parle sieur curé, les officiers municipaux, deux administrateurs qu'on échange (ous les ans et un trésorier qui rend compte à fin d'année.
23. Le dernier parcellaire, ainsi que le coursier, ont été faits en l'ysQ^^); les mutations faites depuis cette époque rendent le coursier presque indéchiffrable. Pour la conservation des papiers et titres de la communauté, on se contente de les fermer dans les archives ^^K
(^Pas de signatures.)
- RISOUL.
Arrondissement d'Embrun, canton de GuiUeslre, conmiune; 1,117 "hêtres d'altitude; à 63 kilomètres de Gap et 31 kilomètres d'Embrun; superficie en hectares, 3,o3o; habitants, 607.
<" VÉtat déjà signalé (G 107, 0* 85) in-folio de 956 feuillets. (UtU de» an-
ne fournil aucun renseignement sur les cienë cadastre», p. 10.)
charges locales de Ribiers en 1788- >^) Sur la situation de ces archives
1791. en 1887, voir les Procè»-v9rbaux du
(*) Exactement en 1787, par Alexan- Comeil général de» Hautes-Alpe» , août
dre Bonnard, géomètre de Sisteron; 1888, p. 159.
iLECTI0!f DE 6AP. 3 4
Réponse que la commummté 4$ Rimul a ïhtnmmr de prAetU»* à Nosseigneurs de la Commission intertn^iaire ^ sur la lettre de MM. les Procureurs généraux^ syndics des États j du s 8 février.
Elle a d^abord Thonneur d'observer qu'elle n'a eu aucun habitant député aux aisemblées des trois ordres, tenus à Romans, et qu'elle n'a député qu'au diitrkt , à Gap et à Ghor|^% Ette t'empressera de s'adresser aux États et successivement à la Gommisaion intermédiaire pour tous les objets d'administration détaillés dans la lettre du â8 février dernier. Elle passe aux différentes questions proposées dans cette lettré.
1. Les soussignés ont l'honneur de répondre que leur communauté n'est qu'une aeuU paroMte^^^ qui est eMipoaée de douze petits hameaux ou villages, qui sont : Plan de Fazi, Chauvei, Villatel, hameau de t Eglise, Chagne, la Combe, GaudtêsaH-kaut , Gaudissarl'has, Lengineu J Traverse , Barben et tes Ftorins, On observe que le terrain de cette communauté est situé à l'envers du soleil et au nord et que le soleil n*y donne presque rien pendant f hiver, el notamment certains hameaux, où il ne donne rien du tout, depuis ie 6 décembre jusqu'au 0 janvier, qu'ils en sont totalement privés, de sorte que la quantité de neige qui tomba depuis le commencement de novembre et qui y séjourne jusqu'à la nn du mois d'avril, et que le long séjour de la neige sur les bléa les fait souveat périr et pourrir, ce qui occasionne fréquenunent des années de disette de la récolte de blé. C'est le sort malheureux des habitants de cette communauté de se trouver dans cette position, soit pour la disette de récolte ou pour le peu de temps qu'ils ont pour la culture de leurs fonds; et que l'étendue par aperçu de leur territoire peut contenir environ soo setérées de terres cultivables, dont la plus grande partie est située en pente dans la montagne, qui sont sou^ vent endommagées par des ravins, causés par les fortes pluies et fontes de neige, et une partie qui est située daUB le bas est possédée par des forains d'Eygliers el Mont-Dauphin , de Guilleslre et Saint- Clément.