LA R0CHE-DE8-ARKAIJDS
meauda Plan, au nombre de vingUcînq, en ont déjà construit une à leurs frais , pour contenir dans son lit le Rif do TAro, qui avait emporté à peu près la moitié de leurs fonds, mais leur peu de facultés leur ôte V espoir de l'entretenir et continuer, si radministration ne vient à leur secours. Il en est de même de l'Ëspervier et et de celui de TEscuits.
15. Nos montagnes et autres pâturages nourrissent annuellement environ 1,000 bétes d'avérage; nos lies, marais, communes alimentent, pendant une partie de Tannée, 6o chevaux, bœufs ou bourriques, etc. La moitié seulement du petit bétail passe Thiver dans nos écuries et consomme nos fourrages. Le seul moyen connu pour augmenter les élèves en fait de menu bétail est de nourrir, au lieu des mMes, des brebis, mais les spéculations des particuliers sur l'avantage qui résulterait de ce changement, ne sont pas encore dirigées vers cet objet.
16. Nous n'avons ni artiste vétérinaire ni maréchaux experts, pas même aux environs ; ces derniers suivent une routine aveugle dans le traitement des maladies qui arrivent aux bestiaux , et les moyens qu'ils emploient, s*ils ne sont pas dangereux en troublant les efforts de la nature, sont au moins inutiles; ils ne possèdent pas la moindre notion d'anatomie.
17. Le commerce du pays ne roule que sur les denrées et les bestiaux; la situation du pays, ses laines, celles des environs, nos eaux nous font désirer rétablissement d'une manufacture d'étoffes.
IH. La communauté est régie par un châtelain, trois consuls et un secrétaire.
19. La communauté n'a d'autres revenus que ceux provenant de ses bois, qui sont actuellement employés à la construction de la digue.
20. Les charges locales et extraordinaires se portent annuellement à la somme de 8oo livres ^'^; elle paye lao livres de pension annuellement pour une dette due au seigneur de ce lieu.
(0 Le total des charges locales, pour et des troia oonsidsn, 76$ tr réparations
J789, ett de Â90 1. ( Ordonnance du et Tentretien à faire contre les torrenls»,
5 mara 1789) : derge pascal, 1 ai.; fon- i5o; «réparations k faire aux maisons
laines, la; ponta et passerelles, 3o', curiales», 100. — En 1791, les gages
garde-bois, 100; gages du sonneur, 6; du maître d^école sont de A 8 1. (C 107,
port de lettres, 6; <r gages du châtelain P U^.)
2 1 . Les comptes des collecteurs et consuls ont été assez exactement rendus dans leur temps.
22. Les pauvres de la communauté, indépendamment de la vingt-quatrième, ont un domaine affermé cinq charges et demie de blé méteil. Chaque année, le Vendredi Saint, les blés et celui de la vingt-quatrième leur sont distribués par le curé ^'^ et les consuls.
23. Nous avons une fondation pour un hôpital, dont le revenu modique se monte à la somme de trente livres; la paroisse des Baux a une fondation destinée à l'éducation publique de la jeunesse, montant à la somme de 37 livres.
^It. Les anciens parcellaires et coursiers ont été faits en l'année 1 6^3 , ils sont les uns et les au 1res en mauvais état ^^\ Il a été fait un autre coursier en 1797 ^^^ sur lequel on ne peut plus asseoir les chargements et déchargements. Il est de nécessité d'en faire un autre. Les papiers de la communauté sont placés et conservés dans les archives de la maison de ville ^^K
25. La communauté paye des droits considérables à M. le comte de Flotte, seigneur comte de la Roche, consistant : à la onzième de tous les grains, à des censés considérables, c'est-à-dire que ceux qui ont une paire de bœufs payent deux émines froment, deux émines avoine, un quintal foin, six liards argent et une corvée de bœufs; et à l'égard de ceux qui n'ont point de bœufs, la censé est réduite à la moitié, mais il est toujours dû une corvée d'homme; elle paye encore annuellement cent livres pour droit de ban audit seigneur et les lods à la cote sixième. La communauté a un procès considérable avec le seigneur, concernant les censés, bois et biens communaux et autres objets. Il a été convenu de finir ce procès à l'amiable, la communauté a tenu une délibération en conséquence et a nommé des députés à cet effet.
26. La communauté paye encore la dtme à la cote vingtième de tous les grains qui se perçoivent, de même que de la vendange et le vingtième du chanvre, mais la paroisse des Baux, dépendante de cette communauté et qui en forme à peu près le quart, paye la dime à la cote douzième.
('^ Jean -Pierre Reynaud, ancien ^'^ In-Zi*' de /io3 feuillets. (Liite dei
\icaire de Gap, nommé le 30 janvier ancien» cadastres ^ i885,p. 11.) 17/19 (G H, p. a^7), mort le h no- ^*) Sur la situation des archives de
vembre 1791 (V 67). la Roche-des-Arnauds en 1890, voir
î'î Cinq énormes voluTtics in- 4" de Procès-verbaux du Conseil frénéral des
9,5oo feuillets pour le moins. Hautes-Alpes, août 1891, p. lâa.