Vétérinaires. On n'en connaît aucun
17. Les habitants de cette communauté ne font aucun commerce. Cependant sa position serait favorable pour y établir des marchés et une ou deux foires, qui leur procureraient quelque petit commerce et seraient d'une grande utilité au canton.
18. L'ancienne forme. La communauté est régie par le châtelain, les consuls et le secrétaire-greffier. Les assemblées sont formées par tous les habitants du lieu sans distinction, ce qui les rend souvent tumultueuses. On nonune deux péréquateurs pour faire, conjointement avec le châtelain, les consuls et le secrétaire, les rôles de la taille et de la capitation. Ces péréquateurs sont ordinairement aussi auditeurs des comptes.
19. La communauté n'a d'autre revenu que le tiers du produit d'un moulin possédé par indivis avec la communauté de Lardier, actuellement affermé làh livres, ce qui fait, pour le tiers, liS livres, et le produit d'un four commun affermé 36 livres.
Le moulin serait susceptible d'amélioration , en construisant une prise solide sur la rivière de Durance, pour avoir, en toute saison, l'eau nécessaire à ce moulin. Cette prise a été gâtée par la construction de la grande route de Sisteron à Gap. Elle serait d'autant plus nécessaire que le même canal sert pour l'arrosage des prairies et jardins de la communauté, qui souvent manquent d'eau dans le temps qu'ils en ont le plus besoin , et cela vient du mauvais état de la prise; mais la communauté est trop pauvre pour faire cette dépense. Elle aurait besoin des secours de la province.
La communauté ne perçoit aucun octroi; tout son revenu consiste donc aux deux sommes ci-dessus , qui arrivent au total de 84 livres.
Cette somme est à peine suffisante pour l'entretien des bâtiments du four et du moulin et pour celui de trois arcs en maçonnerie et des murs qui se trouvent le long du canal de ce moulin.
20. On impose ordinairement pour les charges locales ou dépenses de la communauté, savoir: