LA SAULCE
Pour l'entretien de T^lise paroissiale, la somme de quinze
livres, ci 1 5 1.
Pour celui des murs du cimetière, doute livres, ci la
Pour le cierge pascal, six livres, d 6
Pour le logement du vicaire ^*\ vingt-quatre livres, ci ai
Pour l'entretien de la maison commune, c'est-à-dire pour Tentrctien de partie de cette maison nouvellement construite, car elle n*a jamais été finie, la somme de dix-huit
livres, ci 1 8
Pour gages au mattre d*école, soixante-douze livres, d. . . . 7a
Pour l'entretien de la fontaine publique, dix-huit livres, ci. 18
Pour le contrôle dea délibérations, six livres, ci 6
Pour les garde-fruits, vingt-quatre livres, d ai
Pour le valet ou mandeur de la communauté, six livres, ci. . . 6
Pour le sonnem* des cloches, neuf livres, ci 9
Pour le voyage à Grenoble du député aux assises de la maîtrise, six livres, d 6
Pour le port des lettres ou paquets, six livres, ci 6
Pour les gages du ramoneur des cheminées, seize livres, ci. 16
Pour f entretien du four commun, douze livres, d 1 a
Pour le garde-bois, six livres, d 6
Pour le droit appelé de ban et perdrix dû au seigneur, neuf
livres, d 9
Total de la dépense annuelle^) a65
21. Les comptes des collecteurs ont tous été rendus jusque et incluse l'année 1787. Par ce dernier compte la conmiunautë doit 33 1. i3 s. 9 d.
22. Les pauvres n*ont d'autre revenu que quelques modiques pensions administrées et distribuées par les Dames de la charité aux pauvres malades de la paroisse qui, jointes aux aumônes qu'on
(^^ Laurent Sibourd, d^Embrun, vicaire de 178a au 1*' août 1793, époque où il 8ft retira k Embrun (L 899^).
^*) Le total fourni par VÉuu dêê chargée loeaUê (G 107, f* 5i), pour 1789, 8*élèveàla somme de 569 I. i5 s. 3 d. Outre les wmmes énumérées d-deaaus, il mentionne «rce qui est dû à Jean Borej pour avances par lui faites pour la communauté», soit 386 I. i5 s. 3 d. Mais le total des susdites sommes et de eeliod n*est pas celui qui est donné.
En Tannée 1790, le totsd des charges est de 187 livres, et, Tannée suivante, 1791, de 9^7 livres, dont 100 livres pour le secrétaire; 100 pour le maître d*école; 100 pour «réfection d'une partie de la fontaine»; i58 livres pour «dépenses extraordinaires relatives aux troubles, suivant Tétat»; 160, pour le collecteur des impositions; i58, «pour reliquat de compte dû à Grégoire Marrou», etc. (Ordonnance du lA octobre
9ti ÉLECTION DK GAP.
leur fait pour tel objets imir dontiMt à peihe les inéy^hs tfe distribuer environ i û sols par semaine.
Ld vingt-quatrième se monte, année commune, è environ cinq émines de blé et quatre charges de vin. On vend le vin, et du produit on en achète du blé qui est distribué aux pauvres de il paroisse par les sieurs euré^*), ehAtelaîn ti consuls.
23. Il n'y a aucune fondation , ni pour hôpital ni pour l'éducation publique.
24. Le parcellaire a été fait en i '^ao^^^ et il est encore en bon état, ainsi que le coursier»
Les papiers de la communauté ont été mal conservési Us étaient entassés péle-méle dans un coffre de la maison du sieur châtelain. Depuis quelques années, on en a fait faire le triage et on s'est aperçu qu'il en manquait beaucoup ^^^ La confusion oii ils se trouvaient fut cause que les administrateurs de la communauté ne surent point trouver une pièce originale qui justifiait le payement d'une somme qu'on a^ de nouveau^ fait payer a la communauté. Voici de quoi il s'agisaait \ par un compte rendu, le 96 février 1667, les sieurs Balthasar et François Nas^ de la Saulte^ fiirent déclarés èréanciers de la communauté de la somme de 14196 1. 19 s. G d. et par la clôture d'un autre compte postëriêUf en date du â6 mai de ladite année 1667, il est dit que la somme de 1,196 1. 19 s. 6 d. due aux sieurs Nas par le compte du 36 février de la même année se trouve compensée et qu'en outre les sieurs Nas doivent à la communauté la somme de 6& iivrest Les héritiers des sieurs Nas produisirent, il y a environ dix-huit ans, le premier compte du so février 1667, sans qu^il fôt question de celui qui lui était postérieur, et demandèrent à la communauté le payement de oette somme de 1 $ 1 96 L i 9 s. 6 d. Les administrateurs qui n'avaient point trouvé le compte en compensation ne purent la défendre, et elle fut condamnée par àrrét du Conseil 1 en suite de la liquidation qu'en avait faite Mgr l'Intendant, à payer la somme d'environ 800 livres à laquelle fut réduite et modérée celle de 1,196 I. 19 8« 6 d. En conséquence ^ la communauté imposa et paya eette somme aux héritiers des sieuffi Nas. La com-
''' Frttaçoi»^Oflepli Giiiiberti de Gipi cadastra de trLardiér el )a Sauiceni de
iiô le 7 jaiifîpr i78i« liotnitié on 1775^ s^pt* P^tît ia-folio de 1&6 feuiUetti on ciorricG en 17(11 (L 896), mort à ^^^ Sur la siluatidn desarchivea de U
Gap le 9 juin 1 8o4. ( Voir rintrodurlion Saulce en 1 788 , voib les iProcèê-iterhawr
de G, t. VI.) du GoH$eH géwèral déè Uauleê-Àlfeê i
(*) In-folin de iG3 feuitlett). Autre août iSgu, p. 175.
LA SAUTiGE. 5iS
muiibulé ayAnI enfluiiéi tors du iriage de ses papiers î trouvé le compte du s 6 mai 1667, s'aperçut qu'elle avait payé deui fois cette somme. Elle en instruisit les héritiers des sieurs Nas et fit toud Ses etForts pour la faii'e rett^boursef sans proe^A : on refusa. La communauté se pourvut à Mgr l'Intendant, qui a rendu plusieurs ordonnances qui condamnent les héritiers des sieurs Nas au remboursement et aux dépens.
L'un des représentants ded àieui*s Nas y a acquiescé et a remboursé la portion qui le concernait. Les autres, au contraire, ont
résisté et oht pr^&etité uhe requête au Parlement bous te pfétexte
que c^était à la Cour à juger et non h Mgr intendant qui était incompétent. La Cour, par son ordonnance sur cette requête, s'est réservé la connaissance de cette affaire, et a cassé et annulé les ordonnances de Monseigneur l'Intendant et tout ce qui s*en était suivi «
La conimunauté a, sur cela, consulté plusieurs avocat, qui, tous, ont été d'avis qu'elle devait recourir au Cônsëtl, que les héritiers Nas, s'étant eux-mêmes adressés à Mgr l'Intendant et au Conseil, pour faire liquider et ordonner le payement de cette somme I c'étaient eux qui devaient maintehant en ordonner le remboursements La communauté s'est donc pourvue au Conseil , le recours a été admis. On a envoyé de 1 argent pour consigner 1 amende. M. Damour a écrit k \h communauté. Il y a environ trois ans que le procès avait été envoyé h Mgr Hutendani pour y donner son avis. La communauté Ue sait point si cet avis a ét^ donné ou non. Elle n'en a plus entendu parler depuis. Elle implore la protection des États et de la Commission intermédiaire pour lui taire
reudi'e jtistice. Elle à épuisé pour cette mAlhem*eu6e affaire toutes les ressoureeb péeuhiâires quelle pouvait aVoir et, quoique sa de^ maude fût juste, elle aurait beaucoup gagfiéde ne jamais la former par rappoti aut contestâtiohs et aux dépenses qui en out été la suite.
Le dérangement nt la perte des papiers déterminèrent ^ î' y ^ quelques années^ la éomtsunauté de faire bÂtlr Une maison commune pour les y déposer, y tenir les assemblées. Cette maisoii était eneore destinée pour y loger le vicaire de la paroisse et le r^ent d'école « pour lesquels la communauté est obligée de louer des appailements. Elle a été commencée, mais il n'y a de logeable qu'une chambre au rez-de-chaussée , qui sert pour l'école. L'on n'a pas encore pu flhir ce bâtiment, parce qu'il n'a pas encore été
Sossibie de se prucurei* les fbnds nécessaires. Ce serait un objet 'environ mille livres de dépenses encore à faire pour para-
chever cette construction et pour lequel elle aurait besoin d'être secourue.
Signé : G. Mabrou, comuI, Burlb, »ecrétaire»greffier.
LE SAUZE.
Arrondissement d*Enibrun, canton de Savines, commune; i,o59 mètres d'alUlude; à &3 kilomètres de Gap et âs kilomètres d'Embrun; superficie en hectares , i ,3 ai ; habitants , s 1 5.
Réponse des officiers municipaux de la communauté du Sauze^ bailliage cP Embrun y à la lettre -circulaire de Messie^irs les Procureurs généraux ^ syndics des États du Dauphvné^ du !à 8 février dernier.
l-Â. Le territoire de la conununauté du Sauze a près d'une lieue de diamètre. La majeure partie n'offire que vallons, rochers et coteaux incultes et arides. Composée de âo habitants au chef-lieu et deux petits hameaux de & et 5 habitants^'), en tout 48 familles, dont 1 9 sont très peu taillables et presque point capités, et presque tous mendiants, donnant le tout environ 3oo personnes, sans aucun secours pour les malades que ceux qu'on trouve d'un petit chirurgien, à deux lieues, et sans aucune accoucheuse experte ^*^^
5. De tout temps, par intervalle, on y essuie des maladies ëpidëmiques sur le genre humain et sur les bestiaux qui, forcés de boire des eaux croupissantes, faute d'autres, contractent des maladies ruineuses. L'inoculation est inconnue aussi bien que la science vétérinaire.
6. Les maisons y sont bâties de pierres et de la terre glaise pour ciment ; l'usagé du bon mortier, chaux et sable et du plâtre , y est peu pratiqué , tant le pays est pauvre. Toutes les maisons y sont couvertes de paille. Tout son territoire étant sur le roc, peut-être on y pourrait trouver de l'ardoise, si on avait le moyen, pour en faire la découverte.
(*) GrisoiM, Orbanne, la Ribière. constitutionnel d'Embrun, a laissé sur
(*) Sébastien Michel, curé du Sauze le Sauze des notes manuscrites fort
de 1773 à 1791^ juin , époque où il de- curieuses , sur les usages de cette localité ,
vint c vicaire directeur n du séminaire les intempéries, etc.
LE SAUZE. 525
7. Le sol esl, en plus grande partie, lerre ingrate qui produit très peu, se trouvant sur une éminence, penchant de tout c6té entre deux rivières et aboutissant au confluent d'icelles, n'a aucun arrosage que les pluies. Les sources pour l'utilité de la vie sont très rares. Les foins manquent, les semences ne donnent que peu, parce que les terres manquent d'engrais, que les pluies emportent toujours la graisse. La terre est toute penchante.
8. On y perçoit du blé froment et seigle, et du vin potable, et quelque peu de mauvais fruit d'hiver et noix en médiocre quantité , parce que les sécheresses, le froid et les grêles nm'sent presque toutes les années à quelques genres de fruits et quelquefois à tous.
9. Les habitants se nourrissent durement, savoir : de petit méteil ou seigle, de vin assez acre et de ^pommes de terre, et autres légumes ou jardinages grossiers.
10. La récolte en blé ne suffit pas toujours; quant au vin, on n'en boit point, quand on n'en récolte point. Quand le blé manque, on est obligé de faire quatre lieues et quelquefois six, pour s'en procurer, savoir : à Embrun , Seyne ou Gap.
Beaucoup de jeunes gens sortent en automne pour la raison d'épargne.
11. Le pays n'a aucun genre de récolte surabondante, cependant on ne peut faire de l'argent, pour ses besoins, qu'en vendant du blé et du vin. Les marchés et foires les plus voisins sont à Embrun ou à Seyne, à quatre lieues de distance. En hiver, il est fermé par les neiges ou les glaces.
là. Il n'y a aucune forêt, ni aucune montagne pour pâturages. Les bois consistent en petits pins, fort peu de petits mélèzes; toutes les autres côtes ne sont que broussailles, genêts ou petits genévriers.
13. Il y a beaucoup de sol commun, dont on ne peut rien tirer. Les seuls délaissés des rivières, surtout de la Durance, seraient d'un gi*and secours si on pouvait la contenir dans des bornes plus étroites; mais les pierres se trouvant éloignées, la pauvreté de cette communauté est cause qu'on ne peut entreprendre d'en faire faire le transport.
\à. Ce territoire n'est traversé par aucune rivière, mais borné par la Durance au nord, et Hubaye, au midi, le long d'une lieue, prend une belle plaine, qui serait pro|)re à toute sorte d'herbage,
fruits et plantations ^pâinaires. Faute de boanes digues, elle a pris, Tannëe dernière, une Me bien gaxonnée qu'elle n'avait pas prise depuis plus de eeni ans, il est à craindre qu'elle ne prenne bieBtM tdut ee qui reste de lm>ussailles et gas ops et qc(*eH^ mette dans riifipossîhttiité de nourrir, même en été, des bestiaux pour les labours , paroe qu^ette n^a point d'autre pliturage.
15. Le gros bëtail consiste en petits bœufs, ânes et Ânesses, fort peu de petits mulets 9 lo tout d'absolue nëcesrité pour l'agriculture. Le mmii en brebis, en petite quantité, par Paridîtë dp terroir et maaque de pâturages et de foumges,
16. Cette communauté est éloignée de tout secours pour les maladies, tant pour les gens que pour les bestiaux, obligés de faire
deux ligues, mauvs^is ^min, pour avoir ua notairet
17. Sans industrie, sans commerce, sans facultés, avec une agriculture des plus pénibles et des moins productives par la disette d'ea»,
Le village bftti mv un roe fort élevé , presque au çonfluont de deux rivièrea, Hnim^e et Owrmc», tout couvert de chaume « n'a qu'une petite fontaine , CQoduite par mille cwqe^ d^ hauri^eau^ tn bois, laquée tarit eu été ^ que h froid &rré\/^ eu hivart do 9orte
que, plus de la moitié de l'année, le pays est sans eau et ifis babb tants forcés a en aller chercher bien loin, avec des outres, pour l\isage de la maison , et les bétes forcées à boire des eaux croupissantes, restes des pluies. Il faudrait h ce village au moins trois citernes communes. Il faudrait creuser le roc. Les inovens maoquent.
18. Le régime municipal n'a qu'une forme peu régulière. Les consuls assemblent tous les particuliers pour régler et statuer.
1 9. Il n'y a aucuo revenu pour la commuiiauté) aucun pour les pauvres que la sa", petit objet. Une seule fondation de o livres par an.
30. Les dépeuses Içcales et ordinaires niontent ordinairement à la somme de s,i65 livres, savoir : 3sio livres capitation, i35 livres vingtième, â38 I. 4 s. intérêt d*un capital que la con\munauté doit, 1,100 livres négotîal^^^ 3oo livres à
t^) Le détail el le total des charges paquets, 3o livres; réfection da toit de locdlet, en 17S8, 17^9 el 1790, n*eat régtise, 110 fivi«8;eDtret2eD de la maipoint daiia4 d<UM iEt^ cité (C 107, son ««mniiiQ^i SS tivr^; entretien des r* 69). Le total pour i^gi est ac fontaines, 3o livres; ga(|[ee du greffier, 717 livres, savoir : port ae lettres et la Nvres; gages du maître cTéoole,
L8 SiDZE, 5S7
Silgr l'arcbevéque d'fiwbrttii» teua if» an», »aii« oaoaattre son titre.