‹ Recueil des réponses faites par les communautes de l'élection de Gap au questionnaire envoyé par la commission intermédiaire des états du DauphineChapitre 210 sur 219 · Il se perçoit dans la conununauté du blé froment et · texte numérisé non relu

Il se perçoit dans la conununauté du blé froment et

'' Aux lieux dits : les Artauds, Jean Notre-Dame de Betuvois ou de Belle- Blanc, la Saulre, le Tcyrac, les Yayscs. vue, et dont le titultire, en 1788-1793,

^'^ Trescléoux possédait un prieuré, était Jacques-Mane Flour de Saint-Oc-

donnc à Tabbaye de Saint- Victor de nis, chanoine et vicaire général de Gap.

Marseille en 1075, sous le vocable de (G, t .V, p. xv.)

d'épeautre, du chanvre. Les arbres, qui sont dans le terroir, sont les noyers, les amandiers, pruniers, pommiers et poiriers. Ces derniers sont en grand nomore, mais leur produit est d'un petit secours , attendu que le pays est éloigné des villes oii la consommation se fait. Le transport est très coûteux et souvept impraticaHe par rapport qu il n'y a pas de pont sur le torrent du Buëch, et que

le seul dé))ouché du firuit est de ce çdté, Les entres communautés voisines auraient aussi up av^nUge réel si qp construisait un pont sur le Buëch. Les noyers fournissent, année commune , de lliuile pour l'usage des habitants. 11 s'y perçoit aussi du vin pour leur usage. Années cpmmupes, il miinque too charges 4e blé. Les habitants se pourrissent de ponunes de terre, de jardinage, de haricots et quelque peu de petit salé et d'épeau^e voQnàée, On tire le blé qui manque du pays de Hontjai» de l'fipipe et quelquefois des marchés de Serres*

Le chanvre que la communauté vepd et les amandes se portent aux foires de Serres, de Montjai et souvent dans le pays.

12* Le territoire est bordé de paoptagpes, qui coupent l'air et occasionnent souvent la grêle; [elbs sont] sèches , arides , n'y ayant aucune pelouse , quelque peu de broussailles » buis, genêts etiay^rds rabougris, ce qui sert à peine pour Tusage des habitants. Il y a une garenne dont la propriété appartient au Roi.

13. La communauté n'a presque point de communes. Le peu qu'elle a est usurpé par les particuliers aboutissants.

14. Le meilleur sol est traversé par la rivière de Blaisapce, du couchant au levant, sur une lieue a étendue. Son cotoyement l'o^ blige, joint à des ravins qui tombent à droite et à gauche des mon*tagnes qui la dominent, à se déborder plusieurs fois, ce qui occasionne aux habitants des dommages très considërabfes. Cette même rivière sert pour arroser le terrain, mais le plus souvent, ^e sèche et l'espoir des habitants est perdu. Sur la même rivière il y a un pont de traverse , bâti en pierres brutes. Ce pont sert à eonmuniquer è Orpierre , Lagrand , etc.

15. Il y a dans la communauté 3o paires de boNifs, 3o mtdete, chevaux ou juments et autant d'ànesses qui servent à l'usage des habitants. La mortalité des bœufs y est très fréquente; une maladie qu'on appelle bescle en détruit le quart, quelquefois le tiers, toutes les années, H y a environ 6oo bêtes d'average , sujettes à la morta^ lité par la picotte, qui actuellement fait un ravage très considérable. Le bescle en détruit aussi beaucoup.

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