Les habitants n'ont d'autres communaux qu'un seul bois
<>) Taille , cf. le lalin putai'e, 1 935 à 1 9&3 , surtout G i a&a , p. t aa. )
(') Le & mars 1697. (Voir r/ftpen(atr« ^'^ ^^* ^'*^* ^^' arch. de GuiUeMire^
des Archiva des Hautes-Alpes, série G p. 961.
LA BAtIE-VIEILLE. 61
appelé Ghamoussîère, contenant environ 60 charges en semence, comptante de chênes et noisetiers , et comme il est à l'extrémité du terroir et que la communauté n'est pas en état d'entretenir un garde pour veiller à sa conservation, il est entièrement dégradé par les étrangers et par les habitants des Guérins qui en sont le plus à portée, en sorte qu'il semblerait n'y avoir d'autre moyen, pour empêcher sa dépopulation entière , que d'en faire le partage aux habitants qui, alors, veilleraient à la conservation à eux assignée.
1 à. Il n'y a dans cette communauté ni rivière ni torrent, et les sources qui y naissent ne sont point assez abondantes pour en former des arrosages; pendant les chaleurs de l'été, on est presque en peine pour l'abreuvage des bestiaux, ce qui leur occasionne des maladies et souvent en fait périr. Le chef-lieu avait entrepris, il y a environ quinze ans, de conduire une fontaine au village, mais son entretien étant ^considérable, il y a un an qu'elle n'y flue plus; cependant cette fontaine serait du plus grand besoin au village en cas d'incendie, n'y ayant que deux puits dont l'eau n'est pas abondante et d'ailleurs malsaine. En général, le terrain est de mauvaise qualité, ainsi que nous l'avons dit ci-devant.
15. Il consiste à environ 36 paires de bœufs et 36 bètes de charge, et encore quelques hôtes à laine, dont la toison sert pour l'habillement des habitants ; il en est quelques-uns qui n'ont que de la dernière espèce , en sorte que pour faire travailler le peu de fonds qu'ils possèdent , ils recourent à leurs voisins , qui se prêtent assez volontiers à ce service, par l'union qui règne, en bien allant; pas possible à ces habitants de s'en procurer une paire , même de deux à deux, par la cherté des bestiaux dont le prix a plus que doublé depuis environ quinze ans par la rareté de l'espèce, qui procède de ce que les communautés voisines , qui sont abondantes en fourrage et en usage de tenir, pour leurs labours, des vaches, ne nourrissent aucun veau , étant en usage de les vendre à l'âge de 1 5 jours ou 1 mois à des gens de province, ce qui fait que tous les bœufs des habitants de la contrée sont tirés du Vivarais, ce qui entraîne encore la rareté du numéraire. Il seraitfacile de pourvoir à tous ces inconvénients en soumettant les habitants des montagnes à élever les veaux jusqu'à l'âge d'un an, ce qui augmenterait dans peu l'espèce et mettrait le cultivateur mieux en état de s'en procurer une paire pour ses labours. La communauté n'est pas en état de tenir d'élève d'aucune espèce de gros bétail par le manque des fourrages et pâturages.
16. La communauté est administrée par un châtelain et deux consuls.
17. Elle n*a aucun revenu, excepté dix livres de rente sur les États du Roi , oui sont en souffrance depuis huit h neuf années , époque à iaqueue le sieur Locaux de la Tombelle demanda un pouvoir (pii lui fut envoyé pour le remboursement du capital, sans qu'on en ait eu la moinore nouvelle , malgré les différentes lettres qui lui ont été écrites par les consuls.
18. Les charges locales, dépenses ordinaires ou charges extraordinaires, montent annuellement à 3&o livres, y compris le logement du sieur curé , que la conmiunauté est obligée de payer, faute de maison curiale^^^ Elle ne doit qu'une petite eease au seigneur d'Avançon pour avoir la faculté de prendre du plâtre dans le ter* roir dudit heu^*^
19. Les comptes des collecteurs sont tous rendus, excepté celui de 1788, étant d'usage d'accorder ce terme au collecteur, pour lui donner le temps d'apurer les rôles.