‹ Recueil des réponses faites par les communautes de l'élection de Gap au questionnaire envoyé par la commission intermédiaire des états du DauphineChapitre 28 sur 219 · LA BATIE-VIEILLE · texte numérisé non relu

LA BATIE-VIEILLE

se contentant seulement de se servir d un ancien rôle de taille pour le faire; la misère dans laquelle ont été, depuis lors, les habitants de cette communauté a été la seule cause qu Us n'ont pu en faire un nouveau, quoique d'une nécessité absolue; Tannée dernière, M^ l'Intendant le fit vérifier par son subdélégué à Gap et avait fait espérer des secours pour en faire un nouveau. Les papiers et titres sont en très petit nombre; avant 169s et depuis lors les archives ne sont fournies que des comptes des collecteurs ^^l U y a trois clefs : une pour le châtelain, une pour le premier consul et la troisième est confiée au greffier.

Fait et dressé à la Bâtie- Vieille , le 2 6 avril 1789.

Signé : P. Robert, comul, J. Achard , consul, Charnier , secrétaire.

LA BACME-DES-ARNAUDS.

Arrondissement de Gap, canton d'Aspres-sur-Buêch, commune; 880 mètres d*altitude; à kS kilomètres de Gap; superficie en hectares, 3,966; habitants, Soâ.

Mémoire pour répondre aux propositions faites par les États de la province^ par leur lettre du ù 8 février 1 jSg, à la communauté de la Baume^S'Amauds y élection de Gap.

1. Le territoire de la Baume-des-Arnauds, depuis la terre de Beaurières-en-Dîois, au nord de son territoire, jusqu'à celui de Saint-Pierre-d'Argençon au midi, a une lieue d'étendue, depuis le territoire de Saint-André-en-Bochaine, formant le confront du levant jusqu'à celui de Valdrôme, la Bâtie-des-Fonds au couchant, il y a demi-lieue. Le territoire , du côté du levant, nord et couchant, est bordé par une chaîne de montagnes , lesquelles , dans la partie du levant et nord, ne produisent et ne sont garnies que de quelques mauvaises broussailles, fayard, bois chêne, quelques buis ou genêts, qui ne peuvent être défrichés. Ce sol, étant de mauvaise qualité, est trop penchant, une partie de celui qui est au midi en indinant au couchant est de même qualité ; la partie de ce

^^) Les débris des archives de la pelit fonds de 3i articles. (Cf. Procèt-

Bétie- Vieille ont été déposés, le i5 sep- verbaux du Conuil général deê Hautei-

tembre 1889, aux Archives départe- Alpeê, tioiii 1890, p. 169, et p. 99 du

meatales, à Gap, où elles forment un tiré à part.)

même rideau qui aboutit au couchant, est garnie en bois noir, dont les seigneurs de la Baume possèdent à peu près les deux tiers et le meilleur.

Le village de la Baume est composé du chef-lieu , au pied de la colline, au couchant du hameau du VtUard, au pied de la colline formant le confin de bise, du hameau de la Beguê-de- Cliaureê^^\ au pied de la colline, au midi, en inclinant au couchant.

2. Les habitants composant la communauté, soit le village ou chef-lieu ou les hameaux ^^^, sont au nombre de cent trente, ce qui porte la population à six cent cinquante personnes.

3. Il n'existe dans cette communauté ni médecin, ni chirurgien; ils se servent dans leurs besoins de ceux qui résident à Serres , à trois lieues de distance , ou de ceux de Veynes , à égale proximité , le pays étant trop pauvre pour fournir à l'entretien d'un chirurgien ou médecin.

à» Il n'y a, dans la communauté ni dans les voisines, aucune accoucheuse approuvée. En cas d'un accouchement laborieux et périlleux , les habitants recourent aux chirurgiens les mieux à portée pour les secourir.

5. Il règne, dans la communauté, parfois des fièvres malignes ou fièvres putrides, qui enlèvent nombre de personnes, ce qui n'est cependant pas annuel, mais de deux en deux ou de trois en trois ans.

6. Les habitants de la Baume se bâtissent en pierres, suivant l'usage, ayant du mauvais sable qu'ils puisent dans la rivière de Ghaurane qui traverse leur terroir du couchant au levant. Ils les couvrent, depuis quelques années, en briques, que les habitants eux-mêmes fabriquent ou font fabriquer, dans leur terroir, pour leur usage, lesquelles tuiles leur reviennent à six livres le cent, ce qui rend la toise du couvert à neuf livres la toise, y en entrant cent cinquante par toise.

Il existe encore la maison de Claude Barnier, Jean-François Acbard, Jean Bouvier, JeanBougier et Etienne Bernard, tous ménagers de cette communauté, qui n'ont pu parvenir à la couvrir en tuiles , relativement à leur misère et ne peuvent y parvenir qu'avec des secours , Claude Barnier payant annuellement douze livres de

(^) Nom de lieu intéressant, au pied mains. (Cf. Corpuê in$cript, lot, Berlin, du col de Cabre, qui rappelle bien le XII, i888, p. 648.) Gaura mont des anciens itinéraires ro- (*) La Beguë, Ghaures, le Villar.

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