Le sol des maisons n'est pas solide ; il faut piloter
8. Les récoltes qui se perçoivent sont en méteil , épeautre et avoine, qui peuvent produire^ année commune, trois pour un et de deux ans un. Il y a quelque peu de noyers qui peuvent produire tout au plus tous les cinq ans un , rapport à la gelée qui les endommage, ainsi que la récolte de tout genre.
Bien peu de fourrage, ne pouvant faire du nourrissage, ni des élèves que fort peu.
9. La perception des grains à peine peut suffire pour la consommation des habitants. Leur nourriture est en pain et soupe, n'y ayant point de vignoble.
12. Les forêts sont en bois de fayard et quelque peu de feuillage, n'y ayant point de bois de haute futaie. Très peu de communaux, fort stériles, qu'on ne peut améliorer, ouïe seigneur prétend
^*) Les Araris, Chapa, Ghazal, Moulin-du-Pied-la-Poua . . .
CH AtE AUNEÙF-D'OZE-EN-GAPENÇ Aïs. 1 1 9
s'en emparer ainsi que des bois. L'on ne peut arroser le terrain faute de l'eau, n'y ayant que quelques ruisseaux qui ne eoulent que lors de la fonte des neiges ou lors des grosses pluies, qui tarissent peu de jours après.
1 â . Le torrent du Drauzet passe au pied des fonds , qui en détériore une partie , n'étant pas possible de le contenir.
15. Quelques habitants peuvent avoir une paire de bœufs pour le labourage, et une partie n'en ont point, faute de facultés et de fourrage.
Quelque peu de moutons et des chèvres pour leur nourriture, par permission de MM. de la maîtrise.
16. Point d'artistes vétérinaires ni de maréchaux experts dans Tendroit; l'on s'adresse, dans le besoin, à un homme de Saint* Julien - en - Bochaine , éloigné de quatre lieues, qui réussit avec succès.
17. Point d'industrie ni de commerce, ni aucun revenu que le seul travail de la terre; plusieurs sont obligés pendant l'hiver d'aller travailler dans les provinces voisines pour pouvoir secourir leur famille.
10. Les années de disette, on ne peut tirer les grains que du marché de Gap, éloigné de six lieues.
18. Le régime municipal est administré par les consuls et principaux chefs, qui ont soin de veiller à la conservation des choses communes et punir les inf[r]actaires.