Les comptes ont été rendus toutes les années
13. Les pauvres n'ont d'autres revenus que la vingt-quatrième, administrée par le s' curé et les consuls. Il n'y a aucune fondation pour des hôpitaux ni pour l'éducation publique. Le parcellaire et le coursier ont été faits en l'an 1 697 (^), ils sont en très mauvais état; beaucoup de feuillets se sont déchirés et même [sontj emportés.
1 A et 1 5. Les papiers et titres de la communauté sont entre les mains de divers particuliers; il y a un coffre, fermant à deux clefs, placé dans l'église, destiné pour leur garde ^^^ mais ils sont en petit
^*) Ces réparations, en 1788, s^éle- papier et lumières, 18; gases du collec-
vèrent à la somme de 90 livres. (G 107, teur, 3o5 1. i5, elc. Pas de renseigne-
P6.) ments pour 1790. (Àrch, dei Hauiet-
t'J Charges locales en 1789, 101 1. Alpet, C 107.) 17 s. 7 d. Id, en 1791, 5o4 i. 8 s., sa- f*) In-folio de 586 feuillets. Autre
voir : entretien de Téglise et maison cu< cadastre de 1639 , in-'j" de 960 feuillets, riale, 18 livres; de la maison commune ^\^ Sur Tétat de ces archives en 1890.
et des archives, 1 a ; gages du secrétaire- Cf. Procès-verbaux du Conseil général des
greffier, 3o; du maitre d^école, 5o; Ilat^tes-Alpes , août 1891, p. 137.
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nombre et ceux qui y sont, sont peut-être de peu de conséquence.
Certifiant le présent véritable.
A Agnières, ce i* avril 1789.
Signé : J. Laurans, consul, J. Serbe, consul, J. Melquiond, L. Serre, P. Tabouret, A. Dumas, E. Melquiond, secrétaire commis.
ANTONAVES.
Arrondissement de Gap, canton de Ribiers, commune; 600 mètres d'altitude; k 6k kilomètres de Gap; superficie en hectares, 83o; habitants, 1A7.
Réponse aux questions demandées par Messieurs les Procureurs généraux y syndics des Etats du Dauphiné^ à Messieurs les officiers municipaux de la communauté d*AnlonaveSy élection de Gap y par leur lettre du ù 8 février dernier.
1. L'étendue du territoire contient environ une demi-lieue, sur une paroisse ^^\^ en un seul village et sept hameaux dispersés ^^^ d'une maison par hameau.
2. La conununauté est composée de quarante- six habitants, donnant une population de cent quarante âmes de communion.
3. Il n'y a ni médecin ^^^ sur les lieux ; pour s'en procurer, il faut avoir recours à M. Bernard, chirurgien de Ribiers, distant dune lieue, ou à M. Œuf, médecin à Mison en Provence, distant de trois quarts de lieue, mais séparé le plus souvent par la rivière du Buêch, inguéable d'ailleurs; ni l'un ni l'autre ne tiennent aucune espèce de drogues; pour s'en procurer, il faut se transporter à Sisteron, où on les paye fort cher, et on en trouve rarement de bonne qualité; il serait à souhaiter que l'administration en approvisionnât la communauté.
à . Ni sur les lieux ni aux environs , il n'y a aucune accoucheuse instruite.
(*) Paroisse très ancienne où, dès le daction, p. xtiii-xx; cf. 6 9671 a
X* siècle, existait un prieuré de la dé- 9689.)
pendance de Tabbaye de Montmajour, ^'^ Entre autres, les Granges, les
près d*Aries. (Voir VInv. deê Àrch. des Narrettes, le Tourondet.
Hautêê-Àlpên f série 6, t Yl, Intro- ^^^ i4;ott/ft( ; ni chirurgien. . •
5. Ce n'a été que rarement que la communauté a été attaquée de maladie épidémîque ; Ion n'y a jamais pratiqué l'inoculation de la petite vérole.
6. Les maisons se bâtissent en pierres , chaux et sable; elles sont couvertes en tuiles , qu^'l faut importer de Ribiers ou de Saléon , et revenant à 9 livres la toise; il n'y a nul couvert en paille, encore moins en ardoises, ni de petites lauses, n'y ayant aucune carrière dans les environs.
7. La nature du sol est en général très mauvaise; il consiste presque tout en montagnes ou collines ; il est souvent dégradé par les pluies ou fontes des neiges, et malheureusement cette année plus que toute autre. La fonte des neiges causa un dommage considérable dans le courant du mois de janvier dernier, et, le 1 1 mai dernier, les pluies rapides et grêles ont achevé de tout dégrader, le haut et le bas fond, ainsi qu'il en sera constaté par un procèsverbal.
8. Les genres de,récoltes sont : froment, seigle et épeautre, peu de vin, peu de fourrage, encore moins de légumes, si ce n'est quelque peu de pommes de terre; les amandiers et les noyers, quoique peu considérables, sont presque les seuls arbres fruitiers qui prospèrent.
9. Annnée commune, on ne perçoit pas des grains pour l'usage des habitants; leur nourriture ordinaire est du pain de seigle ou d'épeautre et de soupe , matin et soir.
10. Dans les années de disette, on tire les grains de Sisteron on Provence, qui est le seul endroit des environs où il y ait des marchés publics.
1 1 . Point de productions surabondantes, sauf quelques amandes qu'on vend h Ribiers ou à Sisteron ; le seul moyen a exportation , c'est des bétes à bât , qui ne sont pas même en sûreté par la dégradation des chemins, et malheureusement tous les vicinaux sont impraticables, au point que, si on ne les fait réparer, toute communication sera interceptée.
12. Il n'y a dans ce lieu qu'un petit bois taillis «n chênes, ne servant que pour l'usage du four; les bois de forêt sont très rares, au point qu'on est forcé de couper les arbres fruitiers pour le chauffage.
13. La communauté n'a d'autre commune que le petit bois taillis mentionné ci-dessus; la nature du sol est très mauvaise et
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nul moyen pour le rendre plus utile. U serait même à souhaiter qu'on pût se procurer des bois ailleurs pour cuire le pain , vu que se trouvant au-dessus du village, son défrichement ne peut que nuire.
ik. La seule rivière de Méauge passe à Text rémité du terroir; son eau sert à arroser le peu de prairie qu'il y a, dont le terrain serait assez bon» mais les eaux étant fort créasses ^^^ en dévorent le fumier au point que, chaque année, on est obligé de fumer. Cette rivière emporte journellement le meUleur terrain du pays , qui est la prairie; le seul moyen de s'en garantir serait des fortifications ^^\ mais la communauté est trop pauvre pour les faire; de même le torrent de Gironde (^^ inonde et engrave une partie de la prairie, n'ayant point de sortie et se jetant dans le canal de l'arrosage.
15. Le gros et menu bétail consiste en douze paires de bœufs ou vaches, six mules ou mulets, quinze bourriques et environ deux cents bêtes à laine; point de pâturages et peu de fourrage ne permettant point d'en augmenter le nombre.
16. Dans la communauté ni sur les lieux, il n'y a ni artistes vétéiînaires, ni maréchaux experts.
17. Les habitants n'ont ni industrie, ni commerce d'aucun genre; les seuls qu'on pourrait y établir seraient ceux détaillés au mémoire remis par M. Abel, député, et annexé à celui de l'élection de Gap, dont le rapport (îit fait par M. le commandeur de MouspeY(?), et qui fut remis à MM. les Procureurs généraux syndics.
18. Le régime mimicipal est deux consuls, le châtelain et greffier, deux auditeurs ou députés, assistés du principal des forains ^^l