Les épidémies sont rares, Tinoculation est inconnue
6. Les maisons sont couvertes de tuiles creuses prises à Saiéon, distante de trois quarts de lieue. La toise de couvert revient à y livres , sans parler des bois^
7. Notre soi est en partie graveleux, l'autre partie est en marne, mais, en général, très aride- Nos perceptions sont : du froment, du seigle, de Tépeautre. Les amanoiers , les noyers, quelques poiriers et pommiers sont les arbres seuls qui nous réussissmskt encore et ce, toujours mal^ outre que les espèces ne sont pas multipliées; les gelées nous enlèvent non seulement les pépins, mais encore opifantelles la mortalité des jeunes arbres.
8. Dans une année d'abondance, la récolte peut suffire à {a nourriture, sans excéder; si la récolte est médiocre, nous suppléons à rinauffisanee, en aehetant les grains dans le voisinage.
9. Lfcs années de disette, nous tirons le blé des montagnes près de Gap , le plus souvent du blé de mer pris à Marseille*
10. S'il arrive qu'aucun habitant ait des productions surabon* dantes, telles que blé, huile, elles sont vendue» aux marchés de Serres et de Sisteron , en Prqvenoe , oii elles sont portées par des bétas de somme et, comme cette surabondance sert e balancer Tin* suffisance d'autres particuliers , oeux»là s'en procurent par le même canal.
11. Nous n^avons d^autres bois que des taillis rabougris, dont la partie majeure entre dans la classe des communes eti par là seul
<>) Au cheMifu et à$ns les hvneaux : Bnm, les Gloto, Martel et Stint- Gng^e.
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approcha à vu($ d'«ii de sa defltructions il parait que, si on les divisait au marc la livre de railivrement, chaque partiouli^r Ramit plus soigneux à yeilleri à conserver sa cote-pari. Noua prions MM* de la Commission de vouloir ordonner cette division; ces bois, en Tétat, nç peuvent fournir aux besoins des habitants; on y supplée par les élagures des arbres ou par ceux qu'on achète à Orpierre ou à Tresd^ux.
12. Les communes sont les bois dont en l'article précédent el, au reste, quelques terres vagues.
13. [49 rivière du Buêch, qui est au levant du territoire 1 le sépare de celui d'Ëyguians , et coule du nord au midi. Le torrent de Blésanche, au nord, le sépare de celui de TrescléouXi et a son cours du couchant au levant et son embouchure dans le Buêch ; celui de Sëans est au midi , et a aussi son cours du couchant au
levant et son confluent dans le Buêch. Ces deu^ torreats arrosent quelque partie de terrain qui, au moyen den engreia dont nous manquons malheureusement rendrait l'arrosage avantageux i ai d'ailleurs, vers le milieu des chaleurs, les arrosages ne tarissaient et ne laissaient sécher sur place les foins et jardinages. Ces torrents
font beaucoup de ravagea eo hiver, surtout lors de la fonte des neiges, ravages dont on cherche à se garantir par dee gMmâ et /Mm; avec des digues bien construites, on pourrait fam% geran* tir les fonds et gagner du terrain , mais le transport des pierres serait dispendieux. Le territoire essuie encore de plus grands ravages dans la partie penchante, qui est en gravier ou marne mouvante; il se forme une infmité de petits ravins, lesquels, à la moindre pluie, vont détruire nos espérancea et empoiaonner le sol eur lequel elles sont fondées. L unique remède serait de procurer à
nos bois un état d'amélioration. Quant au Buéch, il fait du dégât aux possessions d'un particulier, qui a pris des précautions pour les garantir, mais deux crues d'eau lui ont emporté les parties de digue qui étaient déjà faites; cette perte a été évaluée h 9f&8o livres.
1 4 . Il y a dans la communauté 5 paires de bœufs , 1 a mules ou mulets, i& bourriques, qui servent pour l'exploitation des fonds; il n*y a pas plus de i5o bétes à laine. Il serait inutile de perfectionner les espèces, le pâturage et le foin nous manquent.
15. La communauté ni le canton n'ont aucun artiste vétéri"* naire, ni maréchal expert; si l'administration en plaçait un à Serres, il serait d*un grand secours.
16. Tous les habitants sont cultivateurs et le local nest propre à aucun établissement. *
17. Le châtelain nommé par le seigneur, abbé de Lagrand, préside les assemblées, les consuls les convoquent, les habitants délibèrent et un secrétaire nommé par la commune le rédige ^^^
18. La communauté a une rente annuelle sur les états du Roi, produisant i o8 livres, franc du droit de commission, droit qui nous parait excessif.
19. Les charges locales sont les mêmes que dans toutes les autres communautés : réparations de maison curiale, maison de ville, fontaines, chemins, gages de garde champêtre, maître d*école, sonneur, entretien des ponts, passerelles, etc.^^^