I. — Politique intérieure
a) Animé d’un amour profond de la liberté, héritier d’une tradition hautement laïque, je veux : le respect de Fopinion de tous et le règne dans mon pays d’une tolérance véritable, fondement des institutions démocratiques.
Respect de toute pensée, oui.
Mais aussi combat contre toute tentative d oppression de la pensée de chacun, d'où que vienne cette tentative*
h) Réforme du fonctionnement intérieur du Parlement ; stabiiité ministérielle garantie par la suppression, dans certains cas, de la solidarité des Ministres.
Contact a’vee l’électeur assuré ;
Par la consultation directe de toute la Nation à propos de toute grande question d’intérêt national (referendum) :
Pour le compte rendu périodique et régulier du mandat de rélu.
Je m’engage personnellement à des comptes rendus sincères et frequents du mandat que vous me confierez.
IL — Politique économique .
Contre le chômage et la crise :
Les décrets-lois, sans réussir à faire les économies budgétaires promises, conduisent le pays à la ruine. Un lourd tribut a été prélevé sur îe pensionné, le salarié, Remployé : souspayé, sous-alimenté, celui-ci n’a plus acheté au cultivateur, ni au commerçant. Loin d’enrayer la crise, les décrets-lois Font amplifiée.
Des lois ordonnent aujourd’hui qu’on détruise du ble, qu ou arrache des vignes, qu oo laisse pourrir des pommes de terre, qu’on donne une prime à Fabattage des bestiaux. Et cependant des enfants meurent faute de lait, des jeunes gens sont faibles n ayant pas de quoi acheter de la viande, des vieillards n’ont pas de pain. L industrie peut produire en masse et à bon compte tout ce qui donnerait â l’ouvrier F agrément et le confort : rhabillement, le ciment des maisons, l’électricité, la lumière, le pétrole et le charbon de chauffage* Et cependant l’ouvrier, le petit employé, et tant d’autres vivent mal vêtus, dans des taudis, sans lumière, sans feu et sans eau.
Des machines permettent d’alléger le travail de l’ouvrier et jamais l’homme n’a tant travaillé et souffert. Chômage à ses débuts, famine à cinquante ans, voilà le sort du Français.
Il faut sauver ce pays du chômage et de la misère*
Comment ?
En attaquant et faisant plier les grands détenteurs des puissances économiques; en supprimant les privilèges des privilégiés du crédit.
Le créditée doit plus être réservé aux 200 familles qui gouvernent le commerce français
en gouvernant la Banque de France. Une Institution du crédit vraiment démocratique doit empêcher les petits entrepreneurs, les petits commerçants, d’être acculés à la faillite, malgré une carrière laborieuse, faute de crédit. La réforme du statut de la Banque de h rance s’impose.
Les industries de grande consommation, de consommation générale, préfèrent payer pour détruire des stochs. payer pour briser des machines plutôt que distribuer les biens aux malheureux, ou réduire 3e temps de travail* Les industries doivent être soumises au contrôle le plus strict ; la semaine de quarante heures appliquée, en attendant celle de trente- six heures ; l'orientation professionnelle du jeune homme organisée* la vieillesse du travailleur et les incapacités des mutilés du travail largement assurées*
Enfin, tout en respectant la propriété et l'activité individuelles, intimement liées à la liberté, les professions, qu’elles soient agricoles, industrielles, commerciales ou artisanales doivent être organisées, représentées effectivement et activement dans le Conseil national économique qui vient de recevoir sa consécration légale.
Ainsi, sans trouble monétaire, sans nécessité de dévaluation, la crise économique sera arrêtée* la production et la répartition organisées, le chômage cessera*
Sans faction, sans révolution, des pays démocratiques voisins ont réalisé par de semb tables moyens un semblable relèvement.
Ces remèdes apportés dans le cadre national, tendent à organiser sous l’égide delà Société des Nations de larges ententes économiques, les problèmes les plus ardus dépassant désormais le cadre national.
Qu’aliendons-nous ? Un plan constructif. Des volontés.
Le plan, vous en avez plus haut l’esquisse. Les volontés, ce sont les vôtres.