‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 101 sur 186 · III. — Politique extérieure · texte numérisé non relu

III. — Politique extérieure

Pour la paix dans l'honneur français ;

La France veut la paix : elle n’a plus de conquêtes à faire ; elle n’a rien à demander à personne* Mais elle ne veut pas pour cela perdre son prestige ou abandonner ses traditions.

La paix a été troublée par les volontés des industries privées de guerre internationalement unies, intéressées à entretenir dans le inonde un état d’angoisse, pour mieux vendre des armements et mieux récolter des dividendes.

11 faut ramener à l’obéissance ces grands vassaux qui cherchent à commander par-dessus ou malgré l’Etat. Il faut nationaliser la fabrication des amies, comme est déjà monopolisée la fabrication des poudres.

La paix, de plus, a été troublée par la solidarité des fascismes él rangers, qui a rompu les pactes librement conseï lis : I1 La lie, le pacte de la Société des .Nations, en envahissant un Etat membre de la Société des Nations ; l’Allemagne, le pacte de Locarno, en rem il dansant la zone rhénane.

Contre c elte attitude et ce danger, la Société des Nations demeure Le seul bastion des démocraties Mais à une condition essentielle : qu’on se rappelle que dans son principe moderne, Ja Société des Nations est l'union des forces des différentes patries, mises au service de la paix.

Cette force, la France l’ar déjà par la ligne défensive, elle l’a déjà par son sentiment patriotique profond, elle l’aura bien davantage par la création d'une armée plus souple, plus rapide* plus entraînée, plus mécanisée encore, et faisant véritablement Corps avec la nation démocratique.

Appartenant aux troupes de premier choc, je connais, en écrivant ces mots, toute leur portée

d ons ceux qui réfléchissent qu’en cent vingt-cinq ans, 5 invasions ont déferlé sur nous, ne peuvent entendre sans protester que I on voudrait faire de la patrie le monopole de la droite. L’esprit de l » République souffle sur les frontières de l’Est depuis VaUny : ce jour-là

,, u„„ÜUm et le érspe.u tricolore ont tait ... frontière. triomphe.- I. Franc, et 1.

„ ' ' iViiinnp contre CoblenU et les dictatures.

6p Que ce même esprit vous anime dans votre vote du 2b avril.

Défense de la République pour sa restauration mleiieu .

Défense de son économie par les réformes proposées.

13 FraOCe demeUre’ ^ “ Pr0gr68Se*

Tel est, mes chers concitoyens, le P™f ™ Z»n monde difficile, dans

Je ne vous fais pas de promesses faciles - je vous a.su. ,

une heure tragique, de la Per8,®T j™”“ J* ^ ir se grouper sur mon nom tous les vieux répu-

t.u.le.sndene combetUnte qui oc. déjà un. foi. seuvé 1.

F,.»ç., et surtout vous, “,'vo's «ncétres de 089 ou d. 1914,

sr-ï gu >• — • - -

3 e 26 avril :

La République de la faction !

Le travailleur de 1 oppression .

F, ..no. d. ' P.bb.b-Olivier LAP1E

Docteur en droit. — Officier cle réserve.

Avocat sic la Fédération des mutiles du travail.

Ancien attaché au Ministre d'Etat.

Circonscription de TOUL.

M. Jean QUENETTE

(Groupe des républicains indépendants et d'action sociale.)

Elu pour la 1™ fois le 10 mars 1935. - Réélu le 26 avril 1936

Mes chers concitoyens \

U législature ..t clos., et 1. ï.t.ill.éleelor.le, demain, “ ;fa“'™a

Je reviens vers vous, non pas avec I appréhension < un -,é ’ , ,,,, faite

ferme conviction d’une sympathie progressivement accrue et d

plus pénétrante au cours rie mon premier stage pailcmenlau „n;nhons et à vos ten-

Si j'ai agi avec clairvoyance et sagesse, si j’ai répondu a vos et de

dances, si j ai défendu en mandataire fidèle un programme commun -

sincérité démocratique, vous le proclamerez, avec fierté et iru eP j République et

A toutes les combinaisons, à Ion. en* qui prétendent monopole 1. «*>” J régenter l'opinion, j'oppose une conception plu. noble de IM. “^tlUé de Tndép.»- Voter pour il que Fou conu.H, cumul, tenu . dance, de son désintéressement, de son potentiel de rem çme . ♦ maj3 défaillante ;

divergentes, parce qu’un a confiance en sa loyauté jamais c cmen le ■ c'est je crois* le critérium électoral de tous les honnêtes ^ens.

Mes chers concitoyens,

C’est à cette œuvre là que je vous convie, et je sais que mon appel ne sera pas vain, Ma position politique, je l’ai éclairée par une attitude non équivoque des mon entrée au Parlement,

Ennemi dos vieux partis aux cadres vermoulus, jaloux de ma liberté comme de celle ds mes mandants, je ne me suis affilié à aucun groupe, je ne me suis soumis à aucune discipline autre que celle de ma conscience, et je ne connais d'antre devoir que celui de l'intégrité vigilante au service de mon pays.

Avant tout, iî tant cesser de noos bercer d’illusions, il faut regarder la vérité en face il faut la dire au pays auquel on Ta systématiquement cachée depuis dix ans.

La France, dont le desintéressement est absolu, veut unanimement la paix ; mais les faits nous montrent que malgré nos concessions répétées, d’autres n’ont renoncé ni à leurs ambitions, ni à leurs jalousies, ni à leurs haines*

lout en continuant notre action pacifique à la Société des Nations, le bon sens indique qu'il est indispensable de regrouper les peuples qui ont la même volonté de paix dans le respect des traités* 11 faut réorganiser l'Europe économiquement et politiquement, c est le seul mojen de ramener quelque prospérité* d apaiser les ressentiments et de faire ainsi reculer la guerre en stérilisant les propagandes de violence de toutes les dictatures,

C est cette organisation rationnelle du monde qui, seule, rendra possible un désarmement simultané et contrôle ‘ sans elle, désarmer n’aboutirait qu à livrer les peuples de bonne foi aux peuples de proie,

p ^es Pr°klèmes intérieurs poses devant nous ne sont ni moins graves, ni moins urgents* La crise économique qui sévit sur le monde nous impose une discipline financière, économique et sociale*

Ions les français qui travaillent et qui épargnent ne peuvent accorder leur confiance qu à ceux qui, même au mépris de l'impopularité s'engagent à s'opposer à toute manipulation monétaire et à défendre le franc. Aucune considération dé parti ne doit obscurcir cette question. Pour que la France puisse sortir de la crise et retrouver son équilibre il est indispensable que la stabilité de la monnaie, fondement de la sécurité des transactions, soit respectée,

C est la honte d une démocratie que des politiciens laissent croire aux masses que les ressources de 1 Etat sont inépuisables, fl fauL savoir dire la vérité sans souci de popularité,

La f rance est une grande nation agricole* Si l’on n'assure pas à l’agriculture des conditions d’existence normales, toute l'économie nationale est en péril. L’allégement des charges,

1 organisation rationnelle de production et de la vente, la continuation d'une politique douanière appropriée sont les conditions indispensables du maintien à la terre, La défense de J agriculture est une forme de la défense nationale, il ne faudra jamais l’oublier,

Mais qu il s agisse de 1 agriculture, de l'industrie ou du commerce, qui veut notamment la taxe à la production au lieu du chiffre d affaires ; c'est en réformant nos méthodes, en coordonnant nos efforts qu'on hâtera la reprise de l'activité nationale et qu'on mettra fin au chômage contre lequel ne peuvent suffire les mesures provisoires, si justifiées soient-elles.

La législation républicaine est toute pénétrée d'un esprit social dont chacun peut être lier. Ce n est pas dire cependant que toutes les initiatives ont été également heureuses. La

loi sur les assurances sociales, par exemple, votée hâtivement, doit être réformée. On aurait du procéder par étapes, éviter les frais d’une lourde administration, confier la gestion de la loi à la mutualité* I

En mettant iin aux gaspillages, on trouvera les ressources nécessaires pour les œuvres d’instruction, d'hygiène et d’assistance ; une politique généreuse de la natalité et de défense de ta famille ; une politique de développement continue de Y éducation physique qui s’imposent plus que jamais.

Faut- il dire encore que les anciens combattants continueront a trouver en moi, en dehors et au-dessus de foute politique, le défenseur résolu de leurs droits?

C’est faire peu de cas de iT intelligence des électeurs que de les accabler so\is les détails d’un programme qui semble alors un panneau réclame. Ce qui leur importe, c’est de connaître l’homme au quel ils donnent leur confiance, l’esprit dans lequel il agira et le but où il tend.

Il me suffira d’ajouter que le souci des questions générales ne doit en aucune façon faire oublier la défense des intérêts locaux.

J’ai le devoir en terminant de m’arrêter sur la question de méthode qui commande toute l’action.

Quelles que soient la bonne volonté et l’intelligence des représentants du suffrage universel, ils sont condamnés à une impuissance totale si les conditions de notre vie politique ne sont pas radicalement changées.

Le système parlementaire fonctionne mal. Trop de députés, mauvaise organisation des groupes et des majorités, vote par procuration, confusion dans les débats, lois bâclées, budget mal équilibré : il faut réformer tout cela, afin d’assurer dans le cadre des institutions républicaines la stabilité et l’autorité du Gouvernement.

Mais la question vitale : c’est Tunion entre les élus du pays.

L’union nationale seule nous a fait triompher pendant la guerre, seule elle a sauvé nos finances en 1926 et en 1931 ; seule elle peut assurer demain notre prospérité et notre sécurité.

Entre les hommes, entre les partis doit s’établir une (f trêve nationale »-de longue durée, afin de grouper une majorité d’union républicaine et sociale dont je considère la formation comme indispensable au salut du pays.

L’heure est venue de choisir*

Deux politiques s’affrontent dans notre pays* Une politique révolutionnaire camouflée sous la formule électorale du Front populaire*

Une politique de réformes hardies et de reconstruction pacifique dans l’union, sous le signe du front national qui groupera toutes les forces du pays pour le salut de la Nation.

C’est à cette dernière que j’ai voué ma vie*

Je vous demande de m’aider à la faire triompher.

Vive l’arrondissement de Toul 1

Vive la République !

Vive la France !

Juan QUENETTE

Député sortant.

Républicain national.

Candidat tTUnion républicaine et sociale.

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