F. BEAUDOIN
Candidat agraire,
Républicain national.
Electeurs,
L'état d'anarchie ci de désordre dans lequel nous vivons n’a que trop dure. Un redressement national et économique s’impose, Nous voulons :
A. — 1° L’étroite collaboration de toutes les classes de la société qui travaillent et produisent, parce qu’elles sont la source de toute richesse durable; ce qui rend necessaire la lutte contre les forces occultes spirituelles, financières ou étrangères qui entravent l’union entre les Français ;
T Le contrôle étroit par l’Etat des sociétés anonymes, des trust, des concentrations capitalistes, industrielles et commerciales et une législation capable d en Ireiner les abus ;
3» Une politique économique nationale d’abord et une politique coloniale ménageant les intérêts de l'empire et de Ja métropole ;
4° Une politique agricole tendant à revaloriser les produits de la terre au profit des agriculteurs et, en tout cas, cherchant à ajuster les prix de la consommation à ceux de la production ;
5° Une protection douanière s’exerçant d’une façon égale pour défendre notre production agricole comme notre production industrielle, Une politique d exportation qui sacrÜie plus obstinément et systématiquement l'agriculture pour favoriser î industrie \
ne
(î° L’organisation des professions basée sur le syndicalisme et la mutualité; l'organisation cl un conseil économique de façon que l’économique doté de moyens d'action puisse aider le pouvoir politique k mieux légiférer et a mieux appliquer les lois ;
T La poursuite impitoyable et sévère de toutes les fraudes et de k spéculation.
B. — * lù Le respect absolu de k liberté de conscience;
2° Le maintien de notre statut scolaire et religieux, statut essentiellement français.
Une refonte de notre législation hybride soumettant tous les Français au même régime en prenant le meilleur de ce que peuvent contenir les différents textes ;
Le respect, k protection et le développement de la petite propriété, de îa petite industrie, de 1 artisanat, dun commerce répartiteur loyal des richesses produites et l'accession facilitée et encouragée de la main-d’œuvre agricole à la propriété et, pour cela, il faut un adoucissement de ïa fiscalité excessive et une politique do natalité basée sur la protection do k famille ;
4“ I^a lutte contre !n chômage par :
c?) Une politique sévère d’immigration ;
h) L’interdiction absolue des cumuls ;
c) Une organisation de secours su Lisants aux travailleurs âgés pour permettre l'emploi des jeunes et la fin de celte plaie antisociale; l'impossibilité pour la jeunesse de trouver les emplois nécessaires â son activité ;
u Un régime de lois sociales tel qu'on l'arrache aux influences politiciennes et que ces lois dispensent leurs faveurs également à tous les citoyens.
^ ■ ‘ reforme de 1 administration et des services publics pour qu#i!s soient non
les maîtres de l'Etat, mais scs Joyaux serviteurs;
La décentralisation administrative ;
■U La réforme du Parlement dont les méthodes de travail vont à rencontre des besoins du pays par :
a) J. a représentation proportionnelle et le vote familial ;■
iij La réduction du nombre des députés;
c) L interdiction pour eux de cumuler les fonctions électives, de diriger les associations professionnelles et d appartenir aux conseils d administration des grandes sociétés;
d) L interdiction pour les députés avocats de plaider pendant l’exercice de leur mandat;
e) A k Chambre, le vote personnel obligatoire et Fintercîiclion de rectifier un vote,
réforme du régime fiscal dont le poids, l'injustice et la complexité sont les pires obstacles an développement des affaires ;
2° Pas de manipulations monétaires. L 'inflation, la déflation et la dévaluation sont aussi dangereuses Tune que l’autre ;
3^ Lït suppression des gabegies de l’Etat; le contrôle rapide et sévère des dépenses: des budgets en équilibre. Une responsabilité effective de tous ceux qui gèrent les finances publiques.
IL — Une politique extérieure vraiment nationale no se basant pas, pour prendre ses directives, sur notre politique Intérieure. Un pays comme k France ne doit pas tenir compte, dans ses relations avec l’étranger, des sympathies, affinités ou intérêts de certains groupes politiques ou même de certains individus.
Je me déclare, enfin, foncièrement hostile à toutes les dictatures quelles qu’elles soient, car j estime qu une démocratie écart ce de k démagogie et organisée dans le respect
de Tordre, do l'amour du travail, de la famille et de l'autorité d'un ÏClat respectueux de la parole donnée peut assurer, à une nation aussi riche naturellement que la nôtre, la sécurité et la prospérité de toutes les classes de la société sans avoir besoin de courir les risquer d'une révolution*
Je suis républicain.