‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 105 sur 186 · F* BEAUDOIN · texte numérisé non relu

F* BEAUDOIN

Ingénieur agronome.

Maire d’Obreck.

Candidat agraire.

Républicain national.

Circonscription de FORBAGH.

M. Paul HÂRTEfC (Groupe indépendant diction populaire.)

Elu pour la Ve fois le 26 avril 1936.

Aux électeurs de notre çirconslripüon !

J'ai l'honneur de me présenter aux électeurs de la circonscription de Forbach-Sarralb© sans un long programme, établi selon des formules toutes faites et démodées*

Ne voulant pas promettre plus que je ne pourrai tenir, je serai très bref ;

Je suis contre toute politique de front ou de bloc, car j’aspire à la réconciliation à riniérieur et ta paix à T extérieur*

Mon but est rétablissement d'un Gouvernement fort, se basant sur la légalité envers tous* Adversaire du conservatisme parlementaire et économique, qui seront adhères tous les deux comme arriérés, partisan résolu d'un progrès sain et moderne dans tous les domaines, je voudrais voir souffler un esprit nouveau dans une France rénovée, intérieurement saine, sagement gouvernée et honnêtement dirigée.

Voilà pourquoi mon programme comporte la réforme de 1 Etat, urgente et nécessaire, un President de la République pourvu de pouvoirs très élargis et élu par l’ensemble du peuple français.

Je demande le referendum pour toutes les questions importantes, afin de permettre au peuple d'exercer une influence plus profonde sur la conduite des affaires publiques* C est la la véritable démocratie.

La réforme de l’Etat comportera une réduction sensible du nombre des députés, moins de discours et pins de stabilité gouvernementale*

Ce dernier but sera atteint par la dissolution de la Chambre apres chaque chute de Ministère.

Je demande la représentation proportionnelle intégrale, le vote des femmes et le vote familial.

La suppression du Sénat dans sa constitution actuelle est une nécessité des temps modernes. Il est à remplacer par un Conseil national économique, représentant tous les

états et toutes les professions* Il examinera et discutera les nouvelles lois d a près des considérations économiques, non point politiques. Chaque profession devra avoir son statut légal ; la production et sa répartition sonL à soumettre à une réglementation nouvelle et purement économique*

La démocratie actuelle, purement politique, devra être revigorée par une démocratie économique et sociale. Il appartiendra entre autres à cette nouvelle démocratie d’assurer aux travailleurs un minimum de salaire, un congé annuel payé et de veiller à la protection de la main-d'œuvre indigène.

Je m’emploierai de toutes mes forces à garantir à tous les clans et à toutes les professions le droit à la vie, au travail et au pain.

Nombreux sont les syndicats et les associations professionnelles qui m’ont présenté leurs revendications* S’il me fallait promettre mon concours à F accomplissement intégral de tous leurs desiderata, il ne me resterait qu’à souhaiter la banqueroute financière de l’Etat et à débuter dans la carrière politique en égarant mes électeurs.

Je ne puis promettre qu'un équilibre raisonnable des divers intérêts particuliers dans un Etat dirigé avec un esprit économique et social et le sentiment de justice.

Les principes directeurs de mon activité parlementaire seront les suivants : ch ris lia nisme, patrie, famille, ordre, propreté, économie, sens social, défense du franc*

Si ces grands principes arrivent à s’imposer, alors on pourra entrevoir la possibilité de remédier à la misère spirituelle, morale et matérielle de notre époque.

Ma position résolument régionalisle me trouvera toujours aux côtés de ceux qui défendent les revendications justifiées de notre petite patrie dans le cadre de la France* Mais, avant tout, mon cœur bat pour la jeunesse, je connais sa misère et je voudrais Feu arracher.

Habitant la région frontière, et maire d’une ville frontière, je proclame hautement la nécessité de la réconciliation des peuples et le maintien de la paix*

L ébauche de ces principes généraux peut suffire à [orientation des électeurs de la circonscription de Forbach-Sarralbe.

L’heure n’est plus aux programmes électoraux interminables et irréalisables. Il s’agit avant tout d'avoir la ferme volonté de contribuer à la recons ütulion d un Etat meilleur, animé du sens social, de la justice et de la propreté*

Mon point d’honneur sera d’être appelé un véritable représentant du peuple, qui, sans ménagements et en pleine indépendance, remettra le droit à sa vraie place, contribuera à la répartition des charges avec un sens véritablement social, aidera à la création d'une République dans laquelle chacun trouvera son droit, dans laquelle aussi bien les éléments à la Stavisky que les influences toutes puissantes seront dévoilés et réduits à 1 impuissance. Pour le peuple ! Par le peuple ! Pour une démocratie chrétienne î Contre les dictatures I Pour la véritable liberté, la véritable égalité et la véritable fraternité 1

Paul HÀRTER

Maire do For bach*

i™ Circonscription de METZ.

M. Edouard MON CELLE (Groupe des Indépendants républicains.)

Elu pour la I" fois le U mai 1924. — Réélu- les 29 avril 1928, 8 mai 1932

et 3 mai 1936.

Chers Compatriotes !

Pour la quatrième fois, j'ai l’honneur de solliciter vos suffrages, comme candidat à la députation.

Trois fois déjà, en 1924, en 1928 et en 1932, par des majorités imposantes, vous m avez envoyé au Parlement.

Je crois m'être montré digne de la confiance que vous m avez témoignée.

La législature prochaine s'annonce sous un ciel orageux.

Demain, le pays et le régime républicain joueront leurs destins contre la guerre qui rode et contre la dictature menaçante. Vos futurs élus vont au-devant de redoutables

responsabilités, ,

En sollicitant le renouvellement de mon mandat, je sens, plus que jamais, combien U

sera dur a remplir.

Selon mon habitude, ma profession de foi ne sera pas faite de phrases, m de promesses. Mes six concurrents se chargent, eux, de vous apporter la panacée.

Laissez-moi brièvement vous dire et vous prouver que je m'honore d’avoir toujours rempli mon mandat en conformité de mes engagements.

La politique générale que j’ai pratiquée, et qui restera la mienne, eut pour inspirateurs

MM, Poincaré, Tardieu, Doumergue, LavaL

Politique de redressement national et d’équilibre budgétaire.

Politique hardie d’outillage national et de grands travaux' pour conjurer la crise et combattre le chômage.

Réforme de l'Etat — du pouvoir exécutif — du pouvoir judiciaire, — Réforme électorale. H Diminution du nombre des députés. — Réforme intégrale des rapports entre l’exécutif et les grandes organisations économiques, Chambre d’agriculture, Chambre de commerce, Chambre de métiers, Fédération de groupements de commerçants, qui, toujours, devront être entendues et consultées pour la réalisation de leurs aspirations.

Les anciens combattants doivent avoir la garantie absolue de leurs modestes retraites

ou de leur pension d'invalidité. j #

Concernant la politique spéciale de notre département, j’ai conscience de n’avoir laisse dans l’ombre aucune des questions qui conditionne la vie économique de notre région.

Dois-je rappeler qu’au cours des dernières législatures j’ai protesté contre la répartition inéquitable des impôts locaux? J'ai, d'accord avec mes collègues, fait réduire cousit é rablement l'impôt sur les professions et sur les traitements et salaires.

Tant à la Commission des travaux publics qu'à la tribune de la Chambre, par mes interventions incessantes, je suis arrivé à faire affecter les crédits nécessaires a la réfection

de nos routes nationales et départementales.

Ce* programme est aujourd'hui terminé, et nous pouvons dire que le réseau i ont ici ( c

notre département résiste à toutes les critiques.

Si une chambre de la cour d’appel de Colmar est détachée à Metz, j’ai l'espoir que la proposition de loi, déposée d’accord avec mon collègue Sérot, consacrera le rétablissement complet de notre cour d’appel.

La nationalisation de l’Ecole supérieure de commerce et d’industrie, et des deux lycées de Metz, est un fait accompli.

Les autorités locales sont prêtes, en cette circonstance, à témoigner de mes efficaces interventions.

Jamais je n’ai manqué de collaborer de mon mieux avec les diverses associations qui représentent vos intérêts corporatifs et professionnels.

Je serai toujours aux cotés des chambres d’agriculture dans leurs efforts pour la revalorisation des produits agricoles.

Les bouilleurs de cru, si nombreux dans ma circonscription, ont vu que la Chambre a voté un texte qui, s'il ne leur donne pas entière satisfaction, est néanmoins une étape vers la suppression des tracasseries du fisc.

Enfin, j’ai consacré, ces temps derniers, le meilleur de mes efforts pour faire aboutir législativement, par une protection douanière efficace, qui diminue sensiblement la concurrence de l’étranger, en particulier de l’Espagne, la production fruitière de notre région mosellanc.

Une proposition de loi pour la protection de la marque de notre mirabelle de Lorraine est déposée sur le bureau de la Chambre,

Et encore, la classe si intéressante des employés privés a été et sera toujours l’objet de ma sollicitude.

Dès la rentrée, je me joindrai, à nouveau, a leurs représentants quali fiés s pour que le Sénat fasse du vote récent de la Chambre, concernant leur retraite, une réalité définitive.

Mes chers Compatriotes, il dépend de vous que je continue mon effort avec plus de courage et de succès, parce que plus fort de l’expérience acquise et de voire confiance renouvelée.

Soutenir carrément tout gouvernement national d’ordre, de progrès et de paix, servir de mon mieux, est ma seule ambition.

Lue fois de plus, j'ai corail an ce en vous.

Eiïouaiid MON CELLE

Vice-Président de la Chambre.

Membre de la Coin mission tics travaux publics, des mines et de 1 agriculture.

Député sortant.

Candidat républicain national.

2e circonscription de METZ,

M, Robert SE ROT

(Groupe des républicains indépendants et d’action sociale.)

Elu pour la Lre fois le 16 novembre 1919. — Réélu les 11 mai 1924, 22 avril 1928,

1er mai 1932 et 26 avril 1936,

Mes chers compatriotes.

Depuis plus de seize ans, j’ai Phonneur de vous représenter a la Chambre des Députés,

Vous me connaissez ; vous savez que je n'ai jamais cessé de défendre la même politique de liberté, de justice, d’ordre et d’union.

J’ai toujours été, je suis et je serai jusqu à mon dernier souffle, contre tout ce qui peut diviser les Français et pour tout ce qui est de nature à les rapprocher et à les unir.

De cette union morale dépend d’ailleurs notre prospérité matérielle,

La large confiance dont je me suis senti entouré, l'amitié des uns, l'estime des autres, la courtoisie de tous, m'ont profondément touché et m'encouragent h me représenter.

îjs *

À l'heure grave, où je viens de nouveau solliciter vos suffrages, le maintien de la paix domine toutes les autres préoccupations.

La France, que les anciens combattants ont sauvée par leurs héroïques sacrifices, est une grande nation, dont la politique extérieure, indépendante et ferme, doit être exclusivement inspirée par le souci de maintenir la paix dans la sécurité de ses frontières et la sauvegarde de sa dignité.

Pour y parvenir, il faut, tout en continuant à développer T organisation collective, compter, avant tout, sur k force de notre armée elle perfectionnement de nos fortifications défensives.

Aussi, de même que j'ai approuvé, par mes votes toutes les dépenses nécessitées par la construction de la ligne Maginot, à l’abri de laquelle la France a pu, ces jours derniers, supporter avec calme la violation par l’Allemagne du traité de Locarno, de même, je n’hésiterais pas à voter, demain, tous les crédits indipensables à la défense nationale, sous 1a seule condition que leur utilisation soit rigoureusement contrôlée.

Mais les forces matérielles ne suffisent pas 1

Politique extérieure, politique intérieure sont étroitement solidaires. Aussi, en présence des difficultés actuelles, éclairés par les expériences de ces dernières années, nous devons tous penser qu’une réorganisation s'impose.

La réforme de l’Etat, si impatiemment attendue et si souvent promise, doit être enfin réalisée.

C’est à cette œuvre urgente que la nouvelle Chambre devra consacrer ses premiers efforts.

Réforme du pouvoir judicaire, pour ne plus jamais revoir les scandales qui ont révolté la conscience du peuple de France.

Réforme du pouvoir exécutif, dont il est indispensable d’assurer la stabilité.

Discipline législative; sans laquelle les citoyens ne sont assurés ni du respect des contrats! ni de la libre disposition du fruit de leur travail.

Réforme électorale, pour assurer effectivement la représentation réelle du pays. Réforme administrative, indispensable pour simplifier les rouages d’une organisation vieillie.

Réforme générale, enfin, des rapports entre l’Etat et les grandes forces économiques, sociales, intellectuelles et morales de la nation, afin de donner à la profession 3a place qui lui revient et de permettre aux pouvoirs publies de consulter les agriculteurs, les artisans, les commerçants, les industriels, sur les problèmes qui les concernent.

En outre, c’est au Gouvernement seul que devra appartenir, comme en Angleterre, l’initiative en matière de dépenses. Il n’y a pas d’autre moyen de mettre un Frein au déficit budgétaire qui risque de compromettre la stabilité de notre monnaie, que j’ai toujours défendue et que j e continuerai à défendre.

Telles sont, à mes yeux, les ligues essentielles de cette réforme qui ne peut plus être différée >

Les événements de ces dernières semaines ont prouvé, une fois de plus et de la manière la plus éclatante, que sans la confiance il n’y a pas de prospérité possible pour un peuple.

Le sort de chacun d’entre nous en dépend et, au premier rang, celui de l’ouvrier.

Réprouvant les luttes fratricides que, le Front populaire voudrait déchaîner, je continu erai à faire appel à l’union de tous les hommes de bonne volonté :

— pour assurer la liberté, le respect des convictions et dans nos trois départements le maintien de notre législation scolaire et religieuse ;

— pour chercher toujours plus de justice dans le développement des lois sociales ;

— pour assurer à tous les producteurs une rémunération équitable (qu’il s’agisse de blé, de lait aussi bien que des autres produits) ;

— pour lutter contre le chômage, contre les abus, contre les inégalités fiscales, contre les cumuls, contre la spéculation, comme contre les fléaux sociaux ;

— pour assurer la reprise de la vie économique et développer, dans l’intérêt des travailleurs, la politique familiale que commandent impérieusement l’équité et l'avenir du pays.

Républicains, soucieux de sauver les institutions libres ;

Patriotes, décidés à maintenir la paix dans la sauvegarde de F h on neur national, c’est à vous tous que je fais appel*

Vqus mesurerez à la gravité de l’heure, l’importance de votre vote.

Vive la France l

Robert SHROT Député sortant.

Ancien Sous- Secrétaire d’Eiat à r Agriculture.

Vice, président du Conseil générai de la Mofette.

Circonscription de SARRE BOURG.

M. Emile PETER.

(Groupe indépendant traction populaire,)

Elu pour la lre lois le 29 avril 1928- — Réélu les Rp mai 1932 et 26 avril 1936.

Electeurs et chers concitoyens,

À deux reprises, en 1928 et en 1932, vous avez bien voulu me faire Fhonneur de me confier le mandat de député de F arrondisse ment de Sarre bourg-. De nouveau, j'ai été pressenti par les délégués les plus qualifiés de la population de Farrondissementde poser ma candidature pour la nouvelle législature* Conscient d'avoir toujours défendu les intérêts dont j’avais la charge, certain d'être demeuré Fidèle à mon programme, je ne crains pas aujourd'hui de faire à nouveau appel à vos suffrages.

C’est avec confiance que je vous soumets un programme où je tiens compte à la fois du réel, du possible et du juste. Trop de parti pris, d'équivoques, trop de démagogie, aussi, masquent aujourd’hui la réalité des problèmes. L'union de tous les Français, seule, permettra de surmonter les difficultés où se débat notre grand pays qui souffre cruellement, mais dont la constitution économique et la situation financière restent les plus saines du monde. La France a surtout besoin d’un sursaut de confiance en elle-même et d'un apaisement des discordes partisanes.

C'est le but que je poursuivrai dans l’avenir, comme je Fai fait dans le passé, j'apporterai mon concours le plus dévoué et je travaillerai de toutes mes forces pour Fordre et la réconciliation de tous les Français.

Je vous convie, chers amis, à vous unir de nouveau comme en 1932 pour faire triompher mon programme qui est le vôtre.

Voici mon programme*

Réforme de l'Etat ;

a) Rénovation en politique intérieure par une réforme de F Etat, conciliant les principes également vitaux d'autorité et de liberté, dont la clé sera une reforme électorale- Renforcement et stabilité de l’autorité gouvernementale* Appel au pays dans les circonstances graves par Fusage de la dissolution et l’institution du référendum* Réforme de nos administrations publiques* Représentation de toutes les forces vives (économiques, agricoles, professionn elles j familiales, intellectuelles, morales, sociales). Suffrage féminin. Réduction du nombre des députés* Vote obligatoire. Suppression de l’initiative parlementaire en matière de dépenses ;

h) Rénovation du régime économique et sociale par l'organisation et la représentation des professions, -dont la première étape sera une refonte organique du Conseil national économique ;

c) Rénovation morale par une restauration de l'esprit civique, que doit animer une haute mystique : celle de la personne humaine*

En matière sociale :

Juste et avantageuse collaboration de toutes les classes et de tous les milieux sociaux* Minimum de salaire* Fixation de la durée du travail. Travail pour la jeunesse. Congés

payés. Révision des allocations familiales, des allocations des familles nombreuses. Protection du travail et du chômeur. Réduction de la main-d'œuvre étrangère. Repos dominical. Protection de la famille et de l’enfant. Larges crédits pour l'hygiène, logements sains* Défense des revendications des victimes de la guerre, des anciens combattants, des invalides d’avant guerre, des invalides du travail, collaboration avec les organisations défendant leurs intérêts. Défense des intérêts des fonctionnaires, des employés privés et ouvriers et amélioration de la situation faite aux retraités. Abolition des décrets-lois. Exclusion de la législation sociale. Education physique et sportive de la jeunesse

Politique extérieure :

Je soutiendrai une politique orientée vers la paix et d’entente entre les peuples, basée sur le respect réciproque des souverainetés nationales. Bref, une politique française.

Politique intérieure :

Je défendrai une politique de l'ordre et du progrès social.

Politique financière ;

Simplification de ta fiscalité r équilibre budgétaire. Stabilité des monnaies. Suppression de la taxe sur le chiffre d’affaires et remplacement par une taxe unique. Exonération à la base pour le revenu du commerce et de l'industrie. Crédit populaire. Dégrèvement d'impôts des classes laborieuses, des familles nombreuses, victimes de la guerre, invalides du travail et petits retraites. Défense de l’épargne. Régression énergique de la spéculation ; saine politique financière.

Politique agricole et économique ;

Mesures immédiates pour la revalorisation dès produits agricoles. Suppression des importations de toute céréale quelle qu’elle soit. Révision des primes de mouture. Suspension d’admission temporaire du blé Réduction de tous les contingents d'importation de viande, bétail, chevaux, produits forestiers, laitiers, fruits, etc. Exportation et écoulement des produits agricoles. Maintien des droits affouagers. Crédit agricole. Collaboration réelle de la profession agricole avec les pouvoirs publies.

Défense du commerce, de l'industrie, de l’artisanat. Protection du travail de l’artisan, du régime corporatif. Organisation professionnelle. Bonnes routes. Diminution des tarifs du chemin de fer. Crédits pour calamités publiques.

Pour notre région :

Je revendique le respect des droits acquis, Je maintien du statut religieux et des écoles, confessionnelles. Pour la région de langue allemande, l'enseignement de l’allemand dès la première année dans les écoles primaires, le bilinguisme devant les tribunaux et la publication dans les deux langues de toutes les communications administratives.

Mes chers concitoyens*

telles sont les grandes lignes du programme auquel je suis attaché 1 Mon passé est pour vous le plus sur garant de ce que pourrai faire dans l’avenir. Je demeure persuade que vous voudrez celle fois encore, m’accorder celle majorité qui donne à l’élu l'autorité nécessaire pour défendre, comme il convient les grands intérêts qui lui sont confiés.

Emilk PETER

Démocrate populaire.

Circonscription de SÂRKEGUEMXNhiS.

M. Arthur IIEID (Groupe indépendant d'action populaire.)

Élu pour la ïrc fois le 3 mai 1936,

Messieurs les électeurs,

Gomme candidat indépendant et conscient de son devoir, je veux employer toute ma liberté d’action dans le cadre de mon programme au serv.ee de mes électeurs. Avant lout je veux défendre le peuple travailleur : agriculteurs, ouvriers, artisans, petits comme.-

r'mls et petits fonctionnaires, . T ,

Comme candidat indépendant j’essaierai dediMer la réconciliation et la concorde des oartii car la haine des partis rend aveugle et ne peut avoir comme suite que discorde, dissension perte fie temps et mauvaise représentiez, du peuple. La lutte aveugle des partis

doit être écartée. La politique des partis et le gouvernement des partis né sont-ils pas cause

des grands maux dont nous souffrons tous? Crise générale, finances politiques malsaines,

désordre et troubles à l’intérieur et mauvaises relations à l’extérieur.

“ Ces raisons m’ont déterminé à ne m’affilier à aucun parti, pour que je ne sois condamné d’avance à continuer cette vieille politique des partis infructueuse.

En tant que candidat chrétien, j'interviendrai:

lo Pour la modification de la constitution de 1875 (diminution du nombre des parlementairesj réforme électorale,. eLcÀ ,

oo pour la récQocilalion et l'entente des peuples , ■

30 Pour une politique financière saine par une diminution des dépenses publiques

(Abolition dos traitements d’Etat de 75.000 à 120.000Jr.) : , dé

4» Pour l’atténuation de la crise générale. Evincemenl des grands spéculateurs, débouché vers l’extérieur par de bonnes relations ; création d’un rapport normal entre les produits agricoles et industriels (engrais chimiques, etc.) ; .

5» Pour le droit au travail et un juste salaire (congédiement des étrangers et mlro uc-

üon des salaires minima dans les grandes entreprises selon le coût de la vie)

6" Pour la création des fonds nationaux par l’impôt sur les machines dans les g.andes entreprises selon le nombre des ouvriers que ces machines ont remplaces ;

70 Pour l’augmentation des rentes de vieillesse, d ...validité et des rentes d accident Alsace-Lorraine par majoration des impôts sur les bénéfices industriels el comn™"X ’ .

go Pour le droit au libre choix du médecin en ce qui concerne les caisses des malades

(P Pour la révision des décrets-lois, pour le rélablissement «tegral de», pe^n. el

renies des anciens combattants, veuves de guerre et invalides avec proposition de mod.hca tion dos décrets-lois en ce qui concerne les petits fonctionnaires ;

10" Pour l’abolition des cumuls ; . • élevés

11- Pour h diminution do, impM, .ur le, «loomo™, do, Irais do J”1 “‘"P (procès-verbaux) et de. peines révère, « l'alcool par le relèvement de, .nrpoU

^^îjéjéPour’la diminution des impôts indirects sur’les tabacs paonne augmentation des impôts sur les tabacs de luxe ;

13° Pour l’augmentation de ia solde des militaires de 0 fr. 25 à 1 franc par jour par des économies qui resu lieraient du fait qu on accorderait plus de permissions ;

14° Pour la dualité des langues dans P administration et renseignement en prenant en considération nos employés indigènes ;

15° Pour la conservation de nos traditions religieuses (concordat) {Pas de séparation entre l'église et l'Etat en Alsace-Lorraine);

16° Pour l’abolition des fonds secrets.

Les décrets-lois , en frappant si durement les petits rentiers et employés ont réduit leur pouvoir d "achat d'où diminution du chiffre d'affaires et mauvaise rentrée des impôts, d'ou augmentation de la crise.

G est pourquoi votez pour un candidat issu du peuple ouvrier connaissant votre situation, vos besoins eL qui est prêt à lutter pour le peuple, pour la Patrie, et pour la paix.

Accordez donc votre confiance à un candidat qui défendra vos intérêts et essaiera de réaliser ce programme,

Arthur HEID,

Circonscription de THIONVILLE-ESTL

M ♦ Robe ht SG II U M À N (Groupa démocrate populaire.)

Elu pour la 1” fois le 16 novembre 1919. — Réélu les 1 1 mai 1924, 29 avril 1928,

1er mai 1932 et 26 avril 1936.

Mes chers électeurs.

Depuis plus de seize ans j ai 1 honneur de vous représenter à la Chambre française- Vous savez que j’ai toujours recherché luniou et l’apaisement, évité les querelles partisanes, lin m inscrivant au groupe démocrate populaire, j’ai voulu marquer mon hostilité a la politique des blocs et des fronts qui, manœuvres par les extrêmes, dressent une moitié du pays contre l’autre, paralysent le travail parlementaire et créent une atmosphère do guerre civile,

J ai pour les mêmes motifs, poursuivi une politique de paix religieuse et sociale, hostile à toute loi d'exception, respectueuse de vos institutions et coutumes particulières.

Politique extérieure :

La réconciliation de tous les Français s'impose en face des périls du dehors. Notre population entend vivre en paix et entretenir des relations normales avec tous les pays, en particulier avec nos voisins. Ainsi que je l’ai dit à la tribune de la Chambre, nous ne nourrissons aucune hostilité contre l’Allemagne. Mais, pour éviter toute surprise et pour assurer à notre action diplomatique l’efficacité nécessaire, nous devons rester forts nous mêmes et nous appuyer sur les pays ayant le même intérêt que nous à sauvegarder la paix sur le Rhin- et sur le Danube : la Belgique, l’Angleterre et l’Ltalie.

J’ai combattu le pacte franco-soviétique comme dangereux et inutile pour nous. 11 ne

faut pas que, sous prétexte de « sécurité collective » et de « paix indivisible », nous soyons impliqués dans des conflits sanglants, où l’intérêt français n’est pas en cause.

La France ne se dérobera à aucun engagement contracté par elle comme membre de la Société des Nations. Son action sera ainsi solidaire de celle des autres Etats affiliés à Genève.

Réforme de l'Etat :

Le Parlement français est discrédité par les scandales et par l'insuffisance de son rendement. Tl est, cependant, susceptible d’être réformé et de travailler utilement comme dans d’autres pays. J’ai voté pour la réduction du nombre des députés, pour la représentation proportionnelle, pour le suffrage féminin et familial.

Le révision de la Constitution doit faire rentrer le Parlement dans ses véritables attributions qui sont de faire des lois et de contrôler les dépenses ainsi que les actes du Gouvernement, mais non de se substituer à ce dernier. Le Président de la République doit pouvoir faire appel au pays, dans des circonstances graves, par la dissolution simplifiée de h Chambre.

L'organisation professionnelle a besoin d'un statut légal lui assurant une influence décisive sur la confection des lois intéressant chaque profession et une large participation dans l'application de ces lois* Ce régime sera également éloigné des abus capitalistes et de Pétalisme tyrannique. Dans cct ordre d’idées, j'ai souscrit à un projet de réforme du Conseil national économique.

Politique économique :

Malgré la persistance de la crise et malgré la terminaison des travaux de fortification le chômage est actuellement moins grave dans notre région qu'il y a deux ans. J’ai pu contribuer à la réouverture et au développement de certains établissements industriels qui occupent des milliers d’ouvriers*

Grâce à mon iniative, un crédit de 60 millions a été inscrit dans la loi du 1 1 juillet 1933, pour subventionner les constructions scolaires primaires en Moselle et en Alsace ; la ville et la région de Thionville en ont. eu leur très large part* En 1934, un crédit de 16 millions a été obtenu pour les travaux de la gare de Thionville.

j’ai combattu la concurrence faite par les étrangers à nos commerçants, artisans, ouvriers, et soutenu toute initiative destinée à enrayer les pratiques déloyales dans les affaires*

Pour la même raison a dû être supprimé le prix minimum du blé {décembre 1934) que le producteur n'arrivait plus à se faire payer, mais qui provoquait le maintien d'un prix excessif pour le pain, au détriment du consommateur et au profit de certains intermédiaires, Les déboires qu'a donnés cette même loi (notamment en ce qui concerne le blé stocké), proviennent principalement de la façon dont elle a été appliquée, a

Nos cultivateurs, dont les terres ont été expropriées ou dépréciées dans l'intérêt des fortifications et qui ont fait appel à moi, ont trouvé et trouveront en moi un défenseur de leurs justes réclamations.

Je continuerai, cpmme par le passé, à collaborer étroitement avec toutes les organisations profession nelles. .

Je demanderai également la reprise des négociations avec l'Allemagne, en vue c e rétablir certaines exportations agricoles en Sarre., en compensation du ti avait que trou^en chez nous plusieurs milliers d'ouvriers frontaliers sarrois*

Politique sociale et financière :

J'ai été le conseiller et le collaborateur de la plupart des groupements d anciens combattants, d’invalides du travail, de fonctionnaires et cheminots, d’ouvriers, de fami es

nombreuses, ele. La situation financière a rendu inévitables des économies massives, des sacrifices généralisés, j’ai provoqué le retrait de certains décrets-lois, l'atténuation d’autres. J'ai voté pour îa caisse des pensions telle qu’elle a fini par être acceptée; dotée de ressources spéciales et non pas exclusivement alimentée par l'emprunt.

Pour les soldats et réservistes, fils ou pères de famille nombreuse, j'ai obtenu des avantages appréciables.

Je puis affirmer que, par mon travail dans les commissions et en séance publique, ainsi que par mes interventions auprès des Gouvernements, j'ai efficacement contribué à toutes les réformes acquises ou en cours. Lors de la révision des décrets-lois, il sera fourni l'occasion de revenir sur certaines injustices, sans pour cela compromettre l'assainissement de notre situation financière*

Tout, en effet, devra être mis en œuvre pour empêcher celte escroquerie qui s'appelle la dévaluation du franc.

Electeurs,

II m’est impossible de vous donner ici l'énumération quelque peu complète de ce qui a été fait-, de ce qui reste à faire.

Ayant appartenu à la minorité dans la Chambre élue en 1932, je ne saurais être tenu responsable des fautes commises durant cette législature par la majorité de gauche*

Malgré vos doléances justifiées, vous me renouvellerez votre confiance. Vous ne voterez ni pour le communisme, fauteur de guerre civile et de révolution, ni pour un fascisme aussi nébuleux qu’aventureux, mais pour une politique de paix et do concorde française,

Robert SCHUMAN

Président de la Commission d'Alsace et de Lorraine, Secrétaire de la Commission des finances.

Circonscription de THIONVXLLE-DUEST.

M. Emile EÉRGN (Groupe de la gauche indépendante. )

Elu pour Ja Ire fois le 29. avril 1028. — Réélu les 8 mai J 932 et 3 mai 1936,

Iravailleurs des usines et des champs, commerçants et artisans,

Les comités d action ouvrière et républicaine de Thionville-Ouest ont décidé, à l'uxianimité, de maintenir la candidature du citoyen Emile Béron, député sortant.

En prenant cette decision, nos comités ont voulu souligner la grande activité du député sortant en faveur des couches laborieuses de Lorraine, qu'il a défendues énergiquement pendant quatre ans.

Pour les salariés :

Béron a défendu notamment la priorité d’emploi pour nos nationaux.

Il a lotie pour obtenir la fixation d un salaire minimum*

U a travaillé avec succès à la réforme de la caisse minière et il poursuit la réforme de l'Institut d’assurance de Strasbourg, afin de mettre nos travailleurs sur un pied d'égalité avec leurs camarades de l’intérieur.

Il a de plus demandé la réforme de V impôt sur les salaires*

Pour les paysans :

Béron a refusé de voter la loi sur le blé de décembre 1934, imposant aù cultivateur 4 francs de taxe au quintal*

Il a, de plus, rapporté une loi sur la réforme de la cbasse et des indemnités de dégâts du gibier et notamment du lapin*

Pour les classes moyennes :

Défense des commerçants et artisans en combattant les magasins à prix uniques.

En luttant à la Chambre pour une réforme fiscale.

En demandant une carte [do travail, qui est en voie d’application, pour limiter, selon les possibilités, l'installation des étrangers en qualité de commerçants et artisans*

Sur le terrain social ;

Béron a demandé le réembauchage des jeunes soldats.

Il a voté contre les décrets-lois frappant les familles nombreuses, les salariés et les fonctionnaires, les pensionnés de vieillesse et les invalides ainsi que les anciens combattants

11 a demandé des crédits suffisants pour soutenir les familles nécessiteuses des soldats appelés sous les drapeaux.

Voilà seulement un résumé très bref de l'activité générale du député sortant, mais il suffit, pour permettre à nos comités d’affirmer que Béron a rempli entièrement son devoir et qu’il a fidèlement suivi son programme de 1932 en utilisant son mandat pour défendre les travailleurs, les paysans el les classes moyennes.

Ses adversaires Vont vivement critiqué dans leurs réunions et dans leurs journaux*

Mais cette façon d'agir ne peut tromper personne*

En efTel, MM* Thomas, Pâté, Schmitt, etc., appartiennent, sous des formes diverses, à FU* R. D* — au parti de Wendél*

Or ? ce sont les députés de TU. R. D. et des autres groupements, conduits par les de Wendel qui ont voté à la Chambre pour les décrets-lois, contre les impôts sur les banques et le* industriels et pour la loi sur le blé.

Les candidats qui se présentent contre le député sortant Emile Béron sont responsables des actes parlementaires de leurs groupements politiques du Parlement.

Ainsi, M. Thomas, qui se réclame des anciens combattants — et Béron est autant ancien combattant que Thomas — est aussi responsable des décrets-lois, puisqu’ils furent pris sous le gouvernement Doumergoe, alors que Rivollet avait été envoyé comme Ministre des Pensions dans ce Gouvernemant par la Confédération des anciens combattants*

Voilà pourquoi MM* Thomas et Pâté nJont pas pu affronter Béron dans les réunions électorales publiques.

Les membres de nos comités sont persuadés que les électeurs renouvelleront leur confiance a Béron, qui a su défendre avec vigueur toute la population laborieuse de Lorraine,

Son action future portera sur les points suivants :

Programmé de 1936*

Pour les libertés du peuple :

La défense des libertés républicaines et démocratiques et la lutte contre toute tentative d'ériger la dictature fasciste est un point essentiel de notre programme.

Les masses des électeurs français ont d'ailleurs la possibilité d’obtenir les réformes politiques et économiques indispensables en élisant à la Chambre et au Sénat seulement des représentants des couches laborieuses du pays*

Questions économiques :

Il faut rechercher la stabilisation des monnaies et rabaissement des tarifs douaniers pour augmenter les échanges et vaincre la crise.

Sur le plan français, la crise a ce caractère particulier : les salaires des ouvriers sont à un indice moyen de 2,5 k 3 ; les produits de l'agriculture ne dépassent pas l’indice 3, mais les produits de l'industrie trustée sont à l’indice 5 à 7. Il faut donc rechercher avant tout un équilibre du marché français par la revalorisation des salaires et traitements et des produits agricoles ou par la baisse des produits industriels.

Pour cela, il est indispensable que la Banque de France soit mise au service de la nation et que les prix imposés par les cartels industriels soient rigoureusement contrôlés.

Sur ïe plan fiscal :

Il y a lien de rechercher une plus juste répartition des impôts en imposant les trusts de l’industrie « abritée les banques et les compagnies d'assurances.

Notre politique sociale :

H faut garantir, par une loi, des salaires minima aux travailleurs.

Le Sénat doit enfin voter le congé payé, déjà adopte par la Chambre des Députés,

Nos assurances sociales doivent être réformées et portées au niveau des assurances sociales en vigueur à l'intérieur*

Les familles nombreuses doivent être protégées et les familles nécessiteuses des soldats appelés et des réservistes secourues.

Pour l’égalité entre ta Lorraine et les anciens départements français :

beaucoup de nos difficultés en matière d'impôts, d’assurances sociales, d'assistance publique, etc , proviennent des différences de législation.

Nous nous prononçons donc pour l'introduction des lois françaises*

Les modalités d introduction rapides doivent être recherchées par une commission spéciale.

Le bilinguisme doit être appliqué pour rfos compatriotes dans la forme même ou Poincaré Pavait promis en t924.

Politique étrangère :

Lo coup de force de Ililler a ému la population lorraine parce qu'il constitue une violation d'un contrat librement signé et qu'il détruit la confiance des peuples dans des contrats librement conclus entre eux.

Nous sommes, comme tout le peuple français, attachés à la paix et partisans d’ententes internationales pour la défendre.

Nous sommes partisans de 1 action de la S, D, N* pour la défense de la paix.

La sécurité de la France et des départements frontaliers ;

En raison de la situation présente et de la rupture unilatérale par lf Allemagne de ses engagements, notre comité donne mandata notre candidat de voler les crédits indispen^ laides pour assurer la sécurité de nos frontières. ïî devra en même temps agir pour la suppression des bénéfices des industries de guerre en supprimant la fabrication privée des armes, qui devra se faire dans nos arsenaux.

Voilà, en grands traits, le programme sur lequel est engagé notre candidat r Les batailles qu’il a menées dans le passé pour défendre les travailleurs, jusque et y compris devant la cour d’assises de la Moselle, sont pour vous des garanties suffisantes

Aucun autre candidat ne peut donner autant de garanties, car personne pu prouver, en présence de Béron, qu’il ne s’était pas conformé exactement à tous les points de aoa programme.

Vous voterez donc unanimement, dès le premier tour, pour Emile Béron,

Emilh BÉRON

Député sortait-

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