PYRÉNÉES-ORIENTALES
Circonscription de CÉRET.
M. Joseph PARAYRE (Groupe socialiste.)
Elu pour la 1™ fois le 1er février 1931. — Réélu les B mai ]93'2 ci 3 mai 1936.
(Voir le programme du parti socialiste S. F. 1. G., p. 3.)
Mes chers Concitoyens,
La fédération départementale du parti socialiste, à îunammrléde ses militants, m’a fait l’honneur de me désigner à nouveau comme candidat aux élections législatives.
C’est dire que, depuis que j’ai ta légitime fierté d’être votre représentant au Parlement, je suis resté fidèle à mon parti, à mes idées, à mes amis, à mon programme.
Tant au Parlement qu’au Conseil général, ou môme qu’au Conseil municipal de Ccret, partout, j’ai indéfectible ment et, vous le savez, avec la plus entière probité, servi les intérêts dont J’avais la charge.
Sans bruit, sans bluff inutile, sans publicité tapageuse, j’ai tâché de ne pas laisser oublier par les pouvoirs publics, notre belle circonscription de F aveu de tous si longtemps abandonnée.
Laissons criailler des adversaires 'de mauvaise foi! Il suffit d’ouvrir les yeux pour se rendre compte de l'effort accompli :
Electrification des campagnes r
Cinq fois plus de communes rurales ont été électrifiées depuis mon entrée au ï alternent qu’en vingt ans de représentation de ceux qui m ont précédé.
Réseau routier ;
Amélioration et percement de nouvelles voies de communication, y compris la route du col d’Ares qui formera une des plus belles promenades touristiques de ce aépartement*
Ports de pêche :
Modernisation plus scientifique des ports du littoral.
Port de Port- Ven dre s :
Les grands travaux d’aménagement ont comme point de départ mon entrée au Conseil
general, et ce son L mes interventions, tant à la tribune qu’à la Commission de la marine ■ are lande, ou j étais particulièrement bien placé, qui ont permis son développement.
Défense viticole :
Le parti pris seul peut mer l’efficacité de mon action. Mes interventions à la tribune et au m de la Commission des boissons ont, je pense, eu quelque éclat et quelque retentissement. Au cours d une reconte réunion contradictoire dans un milieu viticole, et devant un
pÛblm bommïr' Un meS COnCUrrenlS' ^ D°n dCS m0hldreS' mC à ce -jet, -™
Défense fruitière et horticole :
oui SnM?00 à i’a l0i î kqreI!e j aI collaboré’ duc Ies petits approvisionneurs des halles,
o vent di n’VC S Î7 ’ ^ e“fantS °U loS Pare"ls de nos horticulteurs
d .? Pas ete espuIses du carreau des halles au profit des gros mandataires
fantaisie ^ aUraient exPloité honteusement nos producteurs en fixant les cours à leur
Vins doux naturels :
écJ-71 °e d°maine ?Ufi l0S Pr0flucLeurs f“ département savent que la loi « Parayre » a écarté des régions productrices la crise qui pèse sur le monde agricole.
mon influée ‘«(mon Xt * ^ * f “WOn8criPfi™ ^
qUe srSIs que j,ai rempH ioya,emcnt ie mandat
me ™ PU,Sd°nC ;°US afflrmer à n#eau cIue si - et chacun en est déjà persuade - vous comme °nar Te ' ° T C°nPailC0' j’emploierai toute ma volonté à remplir sans défaillance, m ave, investi. ** ^ ^ *Ut°"W nouvclle el ph» forte, le mandat dont vous
mineurs Va né ch en -°U m °Me?^ ; 0uvricrs- cul dateurs, viticulteurs, maraîchers, 'retraites LtiTés et T T^”66’ ^«sans-industriels, commerçants, employés et
mulills duT 1 ‘V ™eS de,^,erre’ ancicns combattants, vieilles classes, poudriers, mutilés du travail, etc je serai le défenseur actif de vos intérêts et de vos droite
mis m avez vu a I œuvre, vous pouvez maintenant me juger à mes actes.
sectarisme0 1,7" ^>7 rn ““ parÜ de jUstice et de éternité - dressé contre tout
■ ?erîé d'°pini0n - °n Sail dans ma circonscrip-
C'fÆ * 01 pr&onisé le r',pecl ■" 01 's
doivent1 ™Catalan\à P^P1^ clair et généreux, je m’efforcerai de hâter les réalisations qui dm vent conduire au b.en général, à la justice sociale et à la Paix universelle.
Vive la République sociale!
Vive la Circonscription de Céret!
Joseph PARAYRE
Conseiller municipal de Céret, Conseiller général du canton d’Àrge lès -sur-Mer. Vice-Président du Conseil général,
Député sortant.
Candidat du parti socialiste (S, F. I, 0,v
Circonscription de PERPIGNAN,
M. François DELCOS
Elu pour la F* fois 3e 3 mai 1930,
Citoyen s ,
Désigné comme candidat à l’élection législative du Ü0 avril 1936 par le Congrès du parti républicain radical et radical-socialiste, j’ai accepté de défendre un programme de progrès démocratique qui me parait seul capable de réaliser, dans noire Pays affaibli par les luttes intestines, l’union de tous les vrais démocrates autour du drapeau tricolore
La meilleure, la plus sûre défense du régime de liberté que nous voulons mettre audessus de toutes les attaques, protéger contre toutes les violences, doit être cherchée dans 1 organisation plus rationnelle de son économie, dans la suppression des abus qui l'affaiblissent, dans ^amélioration profonde du sort des travailleurs.
On ne saurait prolonger la bataille sans pitié qui, depuis trop longtemps, Lrouble nos villes et nos campagnes, tend à diviser les Français en deux blocs hostiles, haineux, pressés de se battre, mettant en danger le régime républicain et affaiblissant, la France devant létranger.
Des problèmes difficiles se posent qui appellent des solutions immédiates.
Au point de vue extérieur, des périls redoutables se sont levés, qui ont provoqué dans le Pays une poignante émotion : Limité allemande parvenue à son paroxysme donne à la question franco-allemande une singulière âpreté.
Au point de vue intérieur : le chômage ; la crise grave du commerce et de l'industrie ; la dévalorisation des produits du sol.
h ace aux difficultés extérieures, les destinées de la France doivent êLre conduites sans se préoccuper de la politique intérieure des autres peuples.
Sans forfanterie, mais sans faiblesse, il convient d' affirmer la pérennité de noire civilisation si profondément humaine ; il faut poursuivre le triomphe de la justice internationale, sous 1 égide de la Société des Nations et donner à la France les deux forces indispensables à son salut : la force matérielle ; la force morale*
La force matérielle mise au service du droit qui, sans elle, serait foulé aux pieds, fera respecter notre pays, berceau de toutes les idées généreuses.
La force morale, aussi nécessaire que l'autre, nous la trouverons en plaçant les questions de défense nationale au-dessus de nos luttes partisanes, en donnant à tous la pleine conscience de la grande communauté française.
A 1 intérieur, trois préoccupations capitales s’imposeront à votre élu : le chômage, la défense du commerce et de 1 industrie, 3a dévalorisation des produits du soî.
Avant tout, il devra s’employer à faire cesser cette situation paradoxale : dans un pays au soî fertile, aux cultures variées, riche en énergies, voir 400.000 chômeurs avec un nombre égal de jeunes hommes qui ne peuvent occuper leur intelligence ou leurs bras.
Les remèdes doivent être trouvés : recul de l’âge de la scolarité ; éducation physique de nos enfants ; mise à la retraite des anciens à qui un Etat civilisé se doit d’assurer, par un système rationnel mutualiste d'assurances sociales et de prévoyance, de quoi vivre leurs dernières années, mais surtout retour massif à la terre.
he parti républicain, radical et radical-socialiste, autour duquel peuvent se grouper
tous les républicains sincères paraît le plus qualifié pour trouver la solution de si graves conflits. Plus que tout autre, il pourra ramener la paix dans les esprits et dans les cœurs.
U serait souhaitable qu’une majorité compacte de démocrates puisse être formée au Parlement, assurant le bon fonctionnement du régime parlementaire qui ne peut s’accommoder de majorités de coalition.
Elle doit réunir tous les républicains épris de progrès social, désireux do poursuivre la sauvegarde de la paix à l’intérieur et à l’extérieur.
Toute mon action politique s’est attachée à la poursuite de ce! idéal ; je crois avoir donne la preuve, notamment dans l’exercice do mes fonctions de premier adjoint de la Ville de Perpignan, de mes sentiments républicains et sociaux, de mon dévouement à l’intérêt général.
J ai toujours fait mienne la grande idée de Léon Bourgeois: « La solidarité et l'entr aide sociale seront à la base du monde nouveau »,
La situation économique de notre département sera, comme elle a toujours été, an premier rang de mes préoccupations,
L agriculteur catalan a prodigué des trésors d’ingéniosité, d'épargne, de travail pour faire face à la tourmente économique; il est maintenant au bout de son elfort.
L Etat doit alimenter généreusement le crédit agricole; des mesures ont été votées qui ont apporté une légère atténuation à la crise : blocage, distillation, échelonnement des ventes. Ces mesures sont lourdes ; on ne saurait transformer la situation provisoire qu’elles ont créée en état définitif.
Le but à atteindre est la réduction définitive de la production. Puisque l’aménagement ( u marché n a pu être obtenu, il faut poursuivre une politique d’arrachage. Facultatif pour cette nnnee, cet arrachage devra devenir obligatoire dès la prochaine récolte, si les surFaces arrachées n ont pas atteint 150.000 hectares, votre élu devra d’ailleurs, se tenir en liaison constante a\ec les organisations économiques,
I, agriculteur catalan, jamais découragé, multiplie les cultures de remplacement, IJ faut 1 aider en améliorant I1 arrosage de la plaine:
La construction de nouveaux barrages doit être entreprise sans délai pour régulariser le cours de nos rhières et permettre de traverser sans dommages la période de la grande sécheresse, tn temps précieux a été perdu; aucun nouveau retard ne serait excusable.
Le marché intérieur devra continuer à être protégé. Mais nous devons penser à l'améi Or ai ion de I économie generale, au rétablissement de la confiance. La revalorisation des produits du sol est a la base du redressement économique. L’agriculture prospère assurera
B 1 industrie, du petit et moyen commerce., si fortement ébranlés par la crise
et qu i! faut Sauver à tout prix.
1 o lit atteindre tous ces buts, il faut moderniser la démocratie politique par le renforcement indispensable de la stabilisé gouvernementale et la constitution de rouages tec iniqno qui permettent de simplifier le travail parlementaire en collaboration avec les forces syndicales, patronales et ouvrières*
La simplification et la codification des impôts doit, être poursuivie sans relâche en respectant le minimum vital et les droits intangibles des anciens co rabattants,
1 elles sonL les grandes lignes d un programme dont la réalisation s'impose pour le plus grand bien do pays.
Je lais appel pour le faire triompher sur mon nom à fous les républicains, à tous les
leurs , à tous ceux qui, devant les orages qui s'amoncellent à l'horizon, veulent tc s serre r 1 u n i té ïra n ça i s e .
^ ire la République républicaine et sociale î
François DELCOS
Licencié en droit* — .KoUbe, — ÀdminifitraleLJT des ho.qiEaes, Ancien Ier adjoint an maire de Perpignan*
Circonscription de PRADES.
M. Joseph ROUS (Groupe socialiste )
Elu pour la fois le 8 mal 1932. — Réélu le 3 mai 1936
(Voir le programme clu Parti socialiste S, F. I, O., p. 3.)
Citoyens,
J 'arrive au terme du mandat que vous avez bien voulu me confier pour quatre ans en 1932 et je viens vous en demander le renouvellement,
,Paî conscience d’avoir, au cours de cette période, fait tout mon devoir,
J ai acquis quelque expérience de la politique parlementaire et des politiciens. Les trahisons que j'ai constatées et dénoncées m’ont servi à éliminer, petit à petit, les hommes qui n’ étaient pas dignes d*être à mes côtés.
Je me présente à vous, aujourd’hui, plus libre et moins encombré de ces déchets sociaux qui s attachent à la fortune d’un candidat pour s’en servir et qui ne peuvent, par leur présence ou leur concours, que le compromettre moralement ou le diminuer politiquement,
11 est vrai que la plupart d’entre eux sont passés dans le camp qui me reprochait leur présence dans le mien.
Vous me rendrez cette justice, électeurs, qu’a aucun moment, je n’ai confondu la solidarité entre militants d un même Parti et la complicité avec des hommes tarés qui s’y glissent ou s’en emparent.
Mes. dénonciations et mes révoltes portent aujourd’hui leurs fruits. Le scandale devient public, les trahisons et les ignobles tractations politiques ou financières se dévoilent à tous les yeux.
Ma désignation comme candidat par le Groupement des sections socialistes S. F, I. O. et sympathisants de la circonscription de Prades, par U Avau L- Garde, scs sous-groupes et liliales, par le Comité de vigilance socialiste vous indique suffisamment quel est mon programme. C’est celui du Front populaire, de la C, G. T, C’est tout le socialisme I
Je sais bien qu’il faut distinguer le programme des hommes qui l’utilisent trop souvent comme enseigne commerciale.
U appartient a vous, électeurs, de distinguer l’aventurier, le charlatan, de l'homme convaincu, dévoué, sérieux.
Dans les nombreuses réunions que j’ai données au cours de cette campagne électorale, dans mes articles du journal UÂv&n t-Gar de qui, depuis plus de quatre ans, vous fait connaître périodiquement ma pensée, j’ai pu vous dire d’une façon précise les causes de la crise économique et financière, dénoncer les responsables et vous montrer le remède,
La finance internationale, cette fortune vagabonde, acquise dans le sang, l’escroquerie oit la pourriture doit être réduite à néant.
Pour supprimer la guerre qui lue, la corruption qui divise et alimente les trahisons, la spéculation qui ruine, il faut nationaliser, socialiser les monopoles privés*
Tout le produit du travail doit revenir aux travailleurs et non être accaparé par les « deux cents familles Ainsi, nous pourrons équilibrer le budget, assurer la reprise économique par les crédits nécessaires et sauver des politiciens et des financiers la grande République.
Vive la République des travailleurs !
J o sep n RO U S Député sortant.